Focus Salon de Montrouge / Languedoc Roussillon 9-13 mai 2016

FOCUS ARTS VISUELS

61e Salon de Montrouge / Languedoc Roussillon
9 – 13 mai 2016

 

simulation 3d de l’extension du musée de Sérignan © DR

 
18 lieux visités dédiés à l’art contemporain

34 professionnels/artistes français rencontrés 

16 professionnels invités

 

Felix Ruhöfer, directeur / curateur, basis e.v, Francfort

Severin Duenser, curator, 21er Haus, Musée d'art contemporain, Vienne

Benjamin Seroussi, directeur, Casa do Povo et curateur, la Vila Itororó, São Paulo

Georgina Jackson, directrice, Mercer Union, Toronto

Lorna Brown, curator, Belkin art gallery, Vancouver

Alejandro Martin, curator, Museo La Tertulia, Cali

Leigh Arnold, curator, Nasher Sculpture Center, Dallas

Sunil V., membre fondateur de la Biennale d'art contemporain de Kochi

Massimo Torrigiani, membre du comité scientifique du Pac - Padiglione di Arte Contemporanea di Milano

Toshio Kondo, curator, Art Front Gallery, Tokyo

Taiye Idahor, curator, Contemporary Art Center, Lagos

Anna Czaban, curator, Contemporary Art Ujazdowski Castle, Varsovie

Kyla McDonald, directrice artistique, Glasgow sculpture centre

Zhenya Chaika, responsable des résidences de création, Ural Industrial Biennal, Ekaterinburg

Gridthiya Gaweewong, directrice artistique, Jim Thompson Art Center, Bangkok

Elif Kamisli, commissaire indépendante, chercheuse et coordinatrice artistique de la Biennale d'Istanbul

 

 

PROGRAMME

 

Lundi 9 mai

 

Accueil à l’Institut français

 

Palais de Tokyo

Michael et Florian Quistrebert - The light of the light / Louidgi Beltrame - El Brujo / Sara Favriau - La redite en somme, ne s’amuse pas de sa répétition singulière

Fondation d’Entreprise Ricard

Dove Allouche - Mea culpa d’un sceptique

Rencontre avec Melik Ohanian

 

Mardi 10 mai

 

MAC VAL, musée d’art contemporain du Val-de-Marne

Pierre Ardouvin -Tout est affaire de décor

La Ferme du Buisson

Kapwani Kiwanga - Ujamaa

Château de Rentilly

Michel François - Dix neuf mille affiches. 1994 - 2016

Villa Vassilieff

Exposition collective : Groupe mobile

 

Mercredi 11 mai

 

Rencontre avec Ulla Van Brandenbourg

Visite d’une sélection de galeries du Marais

Projection de vidéos d’artistes - proposée par Red Shoes

Visite de la cité internationale des arts

 

Jeudi 12 mai

 

Visite du 61ème Salon de Montrouge

Frac Languedoc Roussillon

Visite des réserves et de l’exposition d’Hamid Maghraoui « Dresscode »

 

Vendredi 13 mai

 

Rencontre avec Nicolas Bourriaud directeur du centre d’art La Panacée

Centre Régional d’art contemporain, Sète

Philippe Durand – La vallée des merveilles 2

Philippe Ramette– Promenades irrationnelles

Olga Kisseleva– Sea view

Musée Régional d’art contemporain de Sérignan (Mrac)

Visite des collections et de l’exposition de Bruno Peinado

 

 

               
 
 
 
 
  • LUNDI 9 MAI

    Michael et Florian Quistrebert - The light of the light

    Au Palais de Tokyo

     
     
    Florian et Michaël Quistrebert peignent à quatre mains depuis 2007. La pratique en binôme les conduit à réinterroger, de manière empirique et pleine de fantaisie, l’ambition du modernisme. Expérimentation sur la liberté des formes, des matériaux et des références, du romantisme noir de leurs premières peintures à l’abstraction iridescente de leurs dernières réalisations. Mais aussi, exploration des imaginaires qu’ils manient sur la toile ou sur l’écran, avec un goût prononcé pour ce qui transgresse les frontières entre réel et virtuel, au contact des multiples interfaces de l’ère numérique. Le Palais de Tokyo présente leur première personnelle.
     À cette occasion, le duo fraternel déploie un ensemble d’œuvres inédites mêlant vidéos, lumières et peintures. Les Quistrebert réactivent à leur manière un pan de la modernité du début du XXe siècle qu'ils synthétisent, pervertissent ou défigurent. Convoquant notamment les fantômes de Tàpies, de Staël et Picasso, ils remixent à la manière des cartoonists de grands motifs de l'abstraction à partir de techniques expérimentales contemporaines : pâte à modeler, toile de jute, LED colorées, lumière noire et laque pour carrosserie.
     
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    Légende : Vue de l’exposition du Palais de Tokyo Courtesy des artistes et Galerie Crèvecoeur (Paris) Photo : Aurélien Mole.
     

    Louidgi Beltrame - El Brujo

    Au Palais de Tokyo

     
     
    À travers ses vidéos et ses installations, l’artiste Louidgi Beltrame interroge les vestiges de l’architecture moderniste. Empreint de littérature d’anticipation, son travail s’attache à révéler la part inconsciente et les phénomènes de déliquescence de lieux marqués par la catastrophe ou de cités idéales construites au cours du XXe siècle. Envisageant l’architecture comme un objet narratif, il élabore un système d’analogies entre le cinéma et le modernisme architectural, « machines à rêver et à contrôler » selon l’artiste, qui contribuèrent à l’édification de l’inconscient collectif du XXe siècle.
     
    Si ses vidéos – qui tiennent autant du documentaire que de la fiction s’envisagent comme des récits et leurs dispositifs de projection comme des parcours, elles échappent néanmoins aux lectures linéaires ou totalisantes que proposent traditionnellement le cinéma et l’architecture. Avec El Brujo (le sorcier en espagnol), Louidgi Beltrame juxtapose juxtapose différentes strates temporelles et géographiques ainsi que deux personnes : José Levis Picón, un guérisseur péruvien, et Jean-Pierre Léaud, célèbre acteur des Quatre Cents Coups (1959).
     
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    Légende : Vue de l’exposition du Palais de Tokyo. Courtesy de l’artiste et Galerie Jousse Entreprise (Paris). Photo : Aurélien Mole.
     

    Sara Favriau - La redite en somme, ne s’amuse pas de sa répétition singulière

    Au Palais de Tokyo

     
     
    Sara Favriau envisage son travail en trois dimensions, dans le sens spatial du terme. Elle façonne, moule, met en volume ses images, des objets qui possèdent une longueur, une hauteur, et une profondeur. Mais elle travaille aussi ses trois valeurs géographiquement, coordonnées qui permettent de visualiser les formes déployées dans l’espace de la feuille, de la salle d’exposition, ou de la scène. Elle préfère ajouter, accumuler, acombler plutôt que de retirer de la matière. Pourtant, elle ne recouvre pas, elle comble pour mettre en lumière un inventaire des évidences, des ressemblances, des absurdités, des vides.
     
    Elle donne à voir donc, du sensible, qui resurgit des matériaux utilisés d’abord. Matériaux qu’elle qualifie de pauvres pour leur qualité brute, qui vaut bien souvent à ces matières d’être laissées de côté, quand une majorité leur attribue moins de valeur. L’artiste s’amuse avec les informations qu’elle nous laisse percevoir. Multiplier par l’accumulation de gabarits, les radicaliser par la simplification, épurer tout en associant les signes pour créer de nouveaux modèles. Des signes qui sont à la fois une mise en abyme et une résurgence de procédés industriels, de symboles culturels et sociétaux, de jeux de construction proches de l’enfance. Des signes qui définissent un terrain propice aux détournements et contrefaçons, qui transforme ces schèmes en trace de ce qui a été production et consommation de masse.
     
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    Légende : Vue de l’exposition du Palais de Tokyo. Courtesy de l’artiste et Galerie Maubert (Paris). Photo : André Morin
     

    Dove Allouche - Mea culpa d’un sceptique

    A la Fondation d’Entreprise Ricard

     
                                                                                                                                                                                  
     
    Photographe, graveur et dessinateur, Dove Allouche élabore une œuvre fortement marquée par le passage du temps et la traversée des espaces. Arpentant le lieu du tournage de "Stalker" ou une forêt carbonisée, l’artiste élabore des processus de reproductions photographiques, mécaniques, graphiques comme autant d’expériences du temps. Réactivant d’anciennes techniques photographiques alliées au dessin, le travail de Dove Allouche plonge le regard, par l’emploi de qualités spéciales de noir, dans une expérience limite de la perception.
     
    L’exposition « Mea Culpa d’un sceptique » présentée à la Fondation d’Entreprise Ricard, fait référence à l’art pariétal, élargissement naturel de l’intérêt de l’artiste envers les éléments primordiaux de la Terre des origines. Utilisant des procédés combinant le dessin et la photographie. Allouche élabore des œuvres reflétant l’écoulement du temps qui, par leur dévoilement dans l’espace, s’affrontent aux mystères des toutes premières formes de fabrication des images par l’homme.
     
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    Légende : Vue de l’exposition de la Fondation d’Entreprise Ricard. Photo : Aurélien Mole / Fondation d’Entreprise Ricard
     

    Rencontre avec Melik Ohanian

     
    Melik Ohanian est un artiste français né en 1969, qui vit à New York et Paris, et dont toute l'œuvre, engagée au milieu des années 1990, est centrée sur l'image. Elle en interroge les moyens, les supports, la puissance allégorique en revenant de façon incessante sur un certain nombre de sujets récurrents : les zones désertiques, le monde ouvrier, la fin des utopies révolutionnaires, les faits scientifiques ou historiques, l'identité arménienne.
     
    Doté d'une réelle culture de l'image, tant historique que technique, Melik Ohanian a très rapidement focalisée son attention sur l'invention de nouveaux modes de construction et de présentation de l'objet filmique par-delà toutes les formes cinématographiques existantes. En privilégiant les paradoxes et les retournements, il a développé par étapes un vocabulaire de gestes plastiques et filmiques originaux qui en font l'un des artistes caractéristiques de ce que l'on a pu appeler le « cinéma d'exposition ». Par-delà ces projets ambitieux qui aiment remettre en question les évidences constitutives du cinéma, l'œuvre de Melik Ohanian se décline sous une multitude de formes. Parmi celles-ci, la conception d'objets sculpturaux prend une place de plus en plus importante pour interroger à la fois l'espace d'exposition en tant qu'espace de représentation et les enjeux spécifiques, mémoriels, historiques, politiques, propres à la forme monumentale.
     
     

    MARDI 10 MAI

    Pierre Ardouvin-Tout est affaire de décor

    Au MAC VAL, musée d’art contemporain du Val-de-Marne

     
    Dans sa pratique, Pierre Ardouvin développe un univers fictionnel ancré dans un regard de biais sur le réel. Ses oeuvres procèdent de manière récurrente du « collage » dans le « bricolage ». C’est un artiste « sur le motif », le motif étant notre société et ce qu’elle génère. Ses créations, à la fois ludiques et inquiétantes, oscillent entre mélancolie, humour et poésie et mettent en scène dans ses installations les obsessions et les échecs de nos histoires, collectives et individuelles.
    Au Mac/Val, Pierre Ardouvin s’empare de l’espace dévolu aux expositions temporaires en un geste global rassemblant œuvres et scénographie. Les temps se mêlent, entre productions nouvelles et œuvres réactivées en un parcours glam’onirique et poétique. Le titre « Tout est affaire de décor » transforme ainsi l’exposition en une scène mélancolique et métaphysique que le visiteur est amené à arpenter et recomposer. L’exposition devient un véritable paysage mental, où les œuvres assemblées, rejouées, sont autant d’embrayeurs narratifs. Une angoisse sourde s’installe dans une ambiance feutrée. Quelque chose d’imminent flotte, étrangeté familière et inquiétante, suspendant ainsi les certitudes, le temps linéaire, le spectacle et sa coupure nécessaire. http://www.macval.fr/francais/expositions-temporaires/expositions-a-venir/pierre-ardouvin-tout-est-affaire/
     
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    Légende : La Tempête, 2011© Pierre Ardouvin & Praz-Delavallade, Paris/Brussels — Photo François Fernandez © CCC Tours © Adagp, Paris 2015.

     


    Kapwani Kiwanga - Ujamaa

    A la Ferme du Buisson


    Après plusieurs expositions remarquées à l’étranger, la Ferme du Buisson consacre à Kapwani Kiwanga sa monographie la plus importante à ce jour. Mettant à profit sa formation dans le champ des sciences sociales, elle élabore des projets de recherches expérimentaux dans lesquels elle endosse le rôle de chercheur. La méthode de Kapwani Kiwanga consiste à créer des systèmes et des protocoles qui agissent comme des filtres à travers lesquels elle observe les cultures et leurs capacités de mutation. Ses projets donnent lieu à des installations, des vidéos, des œuvres sonores ou des performances. Sa pratique interroge des notions telles que l’afro-futurisme, les luttes anticoloniales et leur mémoire, ainsi que les cultures populaires et vernaculaires.
    Pour la Ferme du Buisson, elle déploie un ensemble représentatif de pièces existantes et trois importantes installations inédites. Mêlant matériaux et réflexions liés à l’économie, l’agriculture, la magie, l’anthropologie ou la muséographie, elle fait suite à ses recherches menées au Jeu de Paume et à la South London Gallery autour des systèmes de croyance, et des trajectoires pré et post indépendance en Tanzanie. 
     
     

    Michel François - Dix neuf mille affiches. 1994 - 2016

    Au Château de Rentilly

     

    Dans le cadre de son projet de développement multi-site, le frac île-de-france a investi le château de Rentilly transformé par Xavier Veilhan, les architectes Bona-Lemercier et le scénographe Alexis Bertrand.
    Au château de Rentilly, le frac île-de-france consacre sa nouvelle exposition à l’artiste Michel François. Son art essentiellement sculptural se manifeste par une grande diversité de moyens d’expression et aux côtés de sa pratique du dessin, de l’installation ou de la vidéo, la photographie occupe une place primordiale. Depuis 1994, chaque nouvelle exposition de Michel François est l’occasion de la production, à partir d’une de ses photographies, d’une affiche de grand format (120x180cm). Le frac Ile-de-France propose un projet réalisé exclusivement à partir de cette série qui a récemment intégré la collection. http://www.fraciledefrance.com/
     
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    Légende : Vue extérieure du Château de Rentilly, 2014 Philippe Bona et Elisabeth Lemercier (architectes), Xavier Veilhan (artiste), Alexis Bertrand (scénographe). Photo © Florian Kleinefenn / Vincent Germond ; © Veilhan / ADAGP, Paris, 2014 Commande de la Communauté d’agglomération de Marne et Gondoire réalisée avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication, au titre de la commande publique

     


    Exposition collective : Groupe mobile

    A la Villa Vassilieff

     
    La Villa Vassilieff, nouvel établissement culturel de la Ville de Paris, est situé au cœur de Montparnasse, sur le site de l’ancien atelier de Marie Vassilieff, qui abrita jusqu’en 2013 le musée du Montparnasse. Elle est gérée par Bétonsalon – Centre d’art et de recherche, qui ouvre son second site d’activités.
    Conçue comme un lieu de travail et de vie, elle favorise à la fois le mûrissement des idées, les rencontres et le partage des savoirs. Ancien charpentier formé à la photographie suite à une blessure lors de la Première Guerre Mondiale, Marc Vaux promène, des années 20 aux années 70, sa chambre photographique dans les ateliers d’artistes de Montparnasse et de Paris, produisant plus de 250000 plaques de verre. Groupe Mobile, le projet inaugural de la Villa Vassilieff prend pour point de départ l’exploration du fonds Marc Vaux, conservé au Centre Pompidou, afin de réexaminer, en dialogue avec des artistes contemporains et des chercheurs associés, ces photographies mais aussi leur contexte de production et les récits historiques qui leur sont attachés. http://www.villavassilieff.net/
     
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    Crédit photo : Villa Vassilieff
     
     

    MERCREDI 11 MAI

    Rencontre avec Ulla Van Brandenbourg

    Le travail d’Ulla von Brandenburg se caractérise par la diversité des médiums et supports qu’elle utilise et transforme en une thématique complexe. Les motifs apparaissent alors dans des contextes différents, les performances renvoient aux wall paintings, aux dessins qui eux mêmes s’avèrent être les esquisses des vidéos réalisées par l’artiste; vidéos qui à leur tour deviennent les matrices de futurs objets, sculptures manufacturées. L’idée et l’imagerie du carnaval sont très présentes dans son travail. Elles lui permettent de transgresser en quelque sorte l’ordre social et d’évoquer notre société au travers d’images anciennes, de masques, de costumes relevant de la tradition populaire, mais aussi de partir en quête d’une nouvelle identité tout en mêlant subtilement la réalité et les apparences dans des mises en scènes théâtrales.

     


    Visite d’une sélection de galeries

     

    Galerie Eva Meyer : exposition collective avec Stéphane Bérard, Nicolas Boulard, Julien Discrit, Séverine Hubard, Jan Kopp 
     
    Galerie Odile Ouizeman : exposition personnelle de Mehdi Meddaci
     
    Galerie Marcelle Alix : exposition personnelle de Lola Gonzàlez

     


    Projection de vidéos d’artistes

    Proposée par Red Shoes

     
    Red shoes est une structure de production et de distribution d’œuvres contemporaines, films et projets d’autres types. En accompagnant les artistes, par la mise en place de modèles de production et de distribution originaux, en collaboration avec différents acteurs de l’art, du cinéma et d’autres secteurs, nous souhaitons encourager une jeune scène d’auteurs. La structure s’attache à repenser certains modèles classiques de création d’œuvres, afin de les adapter à un cinéma d’art et des formes expérimentales contemporaines. Les modes de production, de réalisation, et de diffusion sont ainsi tour à tour développés selon la nature et les besoins spécifiques de chaque projet.

     


    Visite de la cité internationale des arts

     

     

    JEUDI 12 MAI

    Visite du 61ème Salon de Montrouge

     

    S’imaginant désormais comme une véritable exposition collective d’art contemporain, le Salon de Montrouge a pour mission d’être le témoin des tendances multiples et des nouveautés singulières qui attendent le public et les professionnels dans tous les champs de la jeune création. Cette nouvelle édition permettra ainsi aux artistes et à leurs oeuvres d’entrer dans un dialogue sémantique et physique pour révéler les propos et tendances majeures actuelles. Entre plateforme et tribune pour les nouvelles générations, le Salon renouvelle son engagement affirmé envers la création actuelle ; tant pour créer du récit que pour mettre en perspective l’art en plein essor et tisser une cartographie de la scène émergente dans toute son excellence.
     
    Plus que jamais, le Salon de Montrouge veut encourager l’émergence à tous les niveaux de la création et favoriser son rayonnement à l’échelle nationale et internationale, en assurant à la jeune garde de l’art contemporain une vraie reconnaissance par le monde de l’art comme par le grand public.
     
     

    Frac Languedoc Roussillon

    Visite des réserves et de l’exposition d’Hamid Maghraoui « Dresscode »

     
    Le travail d’Hamid Maghraoui fait appel au quotidien en questionnant les médias, ce qu’on y voit et ce qui reste imperceptible pour le spectateur. Dresscode est un travail photographique inspiré par une collection personnelle de magazines grand public achetés à Dubaï dans des magasins de presse. Cette compilation initiée en 2012 relève à ce jour presque d’un travail d’archivage puisque la pratique décrite ci-après tend à se raréfier dans ce pays. En effet, avant d’être mis en vente, certains magazines en provenance de l’Occident font l’objet d’un contrôle de moralité par un officier de l’État. À l’aide d’un marqueur noir, ce dernier s’improvise styliste, et d’un vif coup de feutre, vient revêtir ces corps légèrement dénudés qui posent pour des articles de mode. Une sélection de ces traces a été opérée et reproduite en photographie afin de les éditer en affiche. Des graffitis comme une tenue vestimentaire, ou plus simplement une griffe de couturier.
    Hamid Maghraoui construit une oeuvre qui remet en question les conditionnements visuels, mécaniques et triviaux inhérents à la consommation de masse. Ses propositions immédiatement familières permettent à chacun d’y entrevoir sa propre relation à la toute-puissance des images médiatiques, comme d’y déceler des rapprochements avec les arts visuels tels que l’architecture et la peinture.
     
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    Vue de l’exposition DRESSCODE, Hamid Maghraoui, au Frac LR, 2016. Photo P.Schwartz.
     
     

    VENDREDI 13 MAI

    Rencontre avec Nicolas Bourriaud directeur du centre d’art La Panacée

     


    Philippe Durand La vallée des merveilles 2

    Au Centre Régional d’art contemporain, Sète

     

    Philippe Durand développe une pratique photographique sur le mode de la déambulation, à la recherche de traces d’expression visibles dans l’espace public : objets posés et déplacés, collages auto-générés, graffitis. Jouant sur le pouvoir d’évocation des images et sur des analogies visuelles, il réalise des clichés qui mettent en évidence le rapport de force constant entre nature et civilisation. Depuis le début des années quatre-vingt dix, il dresse les portraits de plusieurs villes et de leurs abords, Bamako, Bruxelles, Los Angeles, Paris, Nice, qui révèlent les signes et les indices fugaces de leur évolution sociale ou économique.
    En 2014, Philippe Durand décide d’explorer la vallée des Merveilles, située dans le Parc national du Mercantour (France). Fasciné par cet espace naturel, il y découvre un patrimoine archéologique exceptionnel, qui selon lui constitue « un autre espace public, évidemment non urbain mais balisé, marqué, transmis d’une personne à l’autre ». Considérant ce site comme un proto-musée en plein air, sans auteur, sans commissaire, sans public ni communication, l’artiste en fait le lieu d’un développement de son travail, dans une nouvelle dimension spatiale et temporelle.
     
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    Légende : Vue de l’exposition du Crac, © Philippe Durand - Production CRAC LRMP
     

    Philippe RamettePromenades irrationnelles

    Au Centre Régional d’art contemporain, Sète

     
    Surtout connu pour ses photographies où il se met en scène dans des situations improbables. Philippe Ramette expérimente et propose des points de vue décalés sur le monde. Entrer dans une exposition de Philippe Ramette, c’est entrer dans un univers qui questionne la réalité dans ce qu’elle admet de plus tangible et de plus physique. Chez Philippe Ramette, le dessin s’apparente à l’esquisse d’une vision mentale, souvent en lien avec le travail préparatoire. Conséquemment, les sculptures à échelle 1 marquent la volonté d’une mise en abîme d’une expérience possible. Et de fait, tout dans l’œuvre de l’artiste fait écho au quotidien. L’artiste se nourrit du trivial pour en dégager les failles, pour proposer des associations inhabituelles et montrer la précarité et la fragilité des codes qui régissent la vie terrestre. Rationaliser l’irrationnel, défier le monde et rendre possible les détournements qu’il dessine, voilà ce qui semble définir l’entreprise de Ramette.
     
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    Légende : Promenade irrationnelle - Philippe Ramette, Sans titre, 2015 Photographie couleur, Photo : Marc Domage © Philippe Ramette - Production CRAC LRMP
     

    Olga KisselevaSea view

    Au Centre Régional d’art contemporain, Sète

    Olga Kisseleva fait partie de cette première génération de la Perestroïka, qui a contribué à la chute du mur de Berlin et à lever le rideau de fer. Ses installations, ses photographies, ses vidéos et ses peintures traitent du mélange des cultures, de la mixité des langages, des nouvelles technologies, de la mouvance des rapports sociaux. Elle est fondatrice du laboratoire Art & Science, qui joue un rôle pionnier dans le domaine de la création contemporaine de recherche et de réflexion sur les formes de création émergentes. L’œuvre d’Olga Kisseleva entremêle des actions qui se déroulent dans les milieux urbains ou en réseau, avec des interventions dans les galeries et musées.
     
    Le projet SEA VIEW, ne parle pas de vacances, ni d’un projet immobilier prestigieux. C’est un projet scientifique basé sur la collaboration que l’artiste-exploratrice mène avec les chercheurs au sein du CNRS et des ONG environnementales. À travers ses installations ultratechnologiques, l’artiste met en œuvre les fonds marins selon trois méthodes résolument contemporaines : la data-visualisation, l’étude de la consommation, de ses conséquences et la préfiguration du futur. Le monde du numérique des sciences, des nanotechnologies et des messages codés prend vie de façon palpable dans les œuvres d’Olga Kisseleva.

     


    Musée Régional d’art contemporain de Sérignan (Mrac)

     
     
     
    Au printemps 2016, le Mrac entame une nouvelle et enthousiasmante phase de son développement avec la création de nouvelles réserves qui permettront d'accueillir un dépôt exceptionnel Centre national des arts plastiques, une extension de ses surfaces d'expositions, une œuvre pérenne de Bruno Peinado sur la façade du nouveau bâtiment et un espace librairie repensé par le designer Erwan Mevel. Une exposition personnelle de Bruno Peinado sera également présentée à cette occasion.
     
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    Légende : simulation 3d de l’extension du musée de Sérignan © DR
  • Toshio Kondo Art Front Gallery Japon Site web
  • Alejandro Martin Museo La Tertulia, Cali Colombie Site web
  • Anna Czaban Contemporary Art Ujazdowski Castle Pologne Site web
  • Elif Kamisli Biennale d'Istanbul Turquie Site web
  • Felix Ruhöfer basis e.v, Francfort Allemagne Site web
  • Georgina Jackson Mercer Union Canada Site web
  • Leigh Arnold Nasher Sculpture Center États-Unis Site web
  • Lorna Brown Belkin art gallery Canada Site web
  • Massimo Torrigiani Pac - Padiglione di Arte Contemporanea di Milano Italie Site web
  • Taiye Idahor Contemporary art center, Lagos Nigéria Site web
  • Zhenya Chaika Ural Industrial Biennal Russie Site web
  • Kyla McDonald Glasgow sculpture studios Royaume-Uni Site web
  • Gridthiya Gaweewong Jim Thompson Art Center Thaïlande Site web
  • V. Sunil Kochi Biennale Foundation Inde Site web
  • Benjamin Seroussi Casa do Povo Brésil Site web
  • Severin Duenser 21er Haus Autriche Site web