FOCUS CIRQUE

Après la première édition du FOCUS Cirque en avril 2012, l’Institut français, en partenariat avec la Ville de Toulouse et la Région Midi-Pyrénées, organisera une nouvelle édition dédiée aux Arts du Cirque du 17 au 21 octobre. Conçu pour les professionnels étrangers, il offre un cadre idéal pour découvrir la scène artistique française.
 
Articulé autour du festival Circa à Auch, le FOCUS Cirque s’est également construit en partenariat avec des théâtres et des lieux de cirque toulousains :  Le Lido, le Théâtre Garonne, la Grainerie, les Théâtres Sorano-Jules Julien, l’Usine, Odyssud et le Théâtre National de Toulouse-Midi-Pyrénées.
 
Les participants au FOCUS pourront assister à des rencontres et des ateliers, ces rendez-vous seront l’occasion de partager expériences et points de vue d’artistes et de professionnels autour d’une discipline qui se structure aujourd’hui à l’échelle d’un continent.
 
Préinscriptions / informations : vanessa.silvy@institutfrancais.com

LE FESTIVAL CIRCa / AUCH

Situé à Auch (Gers, Midi-Pyrénées), CIRCa, Pôle National des Arts du cirque, a son siège au CIRC, « Centre d’Innovation et de Recherche Circassien » pensé pour la création circassienne, pour favoriser la recherche (nouvelles écritures, nouvelles techniques de cirque, nouveaux agrès). Il se caractérise par le Dôme de Gascogne, chapiteau aux caractéristiques uniques, sa salle de répétition et ses terrains pour les chapiteaux itinérants. Le CIRC est ainsi un espace majeur d’expérimentation pour les arts du cirque à l’échelle nationale et internationale. Il permet la diffusion de spectacles (cirque, théâtre, danse, musique...) et est un lieu de rencontres et de convivialité.
Ouvert en 2012, il accueille:
Le Festival de cirque actuel, festival de cirque contemporain reconnu internationalement qui rassemble artistes professionnels, écoles de cirque, programmateurs internationaux et un public large (30 000 spectateurs) ;
La saison culturelle pluridisciplinaire de CIRCa ;
Les actions d’éducation artistique de CIRCa, en partenariat avec l’Education Nationale et en soutien aux pratiques amateurs dans le domaine du cirque.
CIRCa circule à travers le milieu rural avec son chapiteau dans le cadre des Nomades de CIRCa, qui donne accès au cirque et permettent des coopérations avec les acteurs locaux.
CIRCa est producteur de « Midi-Pyrénées fait son cirque en Avignon » en lien avec Le Lido et la Grainerie.
CIRCa, membre de Circostrada, développe des projets à l’international notamment européens, tels qu’« Unpack the arts ! » programme de résidence pour les journalistes culturels et critiques d'art, ou [Circus] work ahead!, programme conçu pour soutenir les jeunes artistes en début de carrière.
CIRCa est un acteur culturel, c'est-à-dire une structure qui agit, voire qui est agitatrice.
Il s’agit donc d’être vivant, avec le vivant, naturellement avec les arts vivants, mais aussi au sein d’une société qui évolue.
 
Marc Fouilland, directeur de CIRCa, Pôle National des Arts du cirque Auch Gers Midi-Pyrénées
Après une carrière à la direction d’un Théâtre en région parisienne et d’un service culturel municipal en Bourgogne, il arrive à Auch en 1997 à la direction du développement culturel de la Ville et du Théâtre. En 2001, il prend la direction de « CIRCUITS», première scène conventionnée pour les Arts du Cirque en France née de la fusion du service culturel de la ville et de l’association militante CIRCA organisatrice du festival. En 2011, CIRCUITS devient CIRCa, l’un des 12 Pôles Nationaux des Arts du Cirque.
En 2012, Marc Fouilland contribue à l’ouverture du CIRC « Centre d’innovation et de Recherche Circassien » à Auch, lieu dédié à la création professionnelle circassienne en France, projet qu’il porte pendant plus de 15 ans avec et auprès des partenaires de CIRCa : Ville d’Auch, Région Midi-Pyrénées, Conseil Général du Gers, Ministère de la Culture.
Marc Fouilland milite dans différents réseaux : Réseau Chainon jusqu’en 2005, Territoires de Cirque, Apemsac, Réseau Sud et Circostrada.
Il anime aujourd’hui l’équipe de CIRCa (19 permanents) et La Cant’auch, restaurant d’insertion professionnelle implanté au CIRC au profit d’un projet centré sur le cirque contemporain et sur son territoire d’implantation, dont il assure la direction artistique.
 
 

 

LA GRAINERIE  / TOULOUSE

Fabrique des arts du cirque et de l’itinérance implantée à Balma en Métropole Toulousaine, La Grainerie est un lieu de création, répétition et d’entrainement dédiés aux professionnels.
Au quotidien, la Grainerie travaille au renforcement de la filière cirque et de ses acteurs : accompagnement de compagnies et/ou projets émergents avec le Studio-Pact (Pépinière des Arts du Cirques Toulousain, dispositif mutualisé Lido-Grainerie), accueils en création, diffusions de spectacles en salle, sous chapiteau ou en extérieur.
De nombreux temps de programmation sont proposés aux publics : 1e Tours de Piste, spectacles en salle tout au long de la saison, « place aux chaps » (séries sous chapiteau), festival l’Européenne de Cirques…
Tournée vers l’international, la Grainerie développe des projets européens avec les territoires transfrontaliers et pyrénéens (circ que o, Pyrénées de Cirques, Process(s) ), l’Europe du Nord et le Québec (Autopistes, a circus dissemination).
Enfin, la Grainerie défend la nécessité de tisser un lien fort entre les artistes et différents publics (scolaires, périscolaires, personnes âgées, personnes en situation de handicap etc). Des actions de médiation culturelle sont mises en place ponctuellement ou au long cours. Il s’agit d'offrir l'opportunité d'une découverte globale de cet art croisé qu’est le cirque, et permettre ainsi la sensibilisation à d’autres formes artistiques : danse, vidéo, arts urbains…
 
Sans jamais être éloigné du monde du cirque, Serge Borras arrive à la direction de la Grainerie, fabrique des arts du cirque et de l'itinérance en septembre 2013, après onze années au sein du Réseau Chainon comme cheville ouvrière du festival le Chainon Manquant en charge d'administration, de programmation, des programmes transfontaliers. Puis pendant cinq années à la direction du théâtre de Villeneuve sur Lot, il crée l'évènement Aux Arts Citoyens ! et développe un projet territorial d'accueils en résidence dans lequel le cirque prend une place importante, s
ous chapiteau, en salle et dans les rues. Aujourd'hui il faut conforter la dimension de plateforme coopérative de la Grainerie à l'échelle de Toulouse Métropole, affirmer son rôle moteur à l'international comme l'importance d'un brassage quotidien riche des rencontres autour d'un vivier circassien exceptionnel.
 

LE LIDO / Centre des Arts du Cirque de Toulouse

Créé en 1983, le Lido est un centre de formation aux arts du cirque. Reconnu pour la qualité et l’originalité de son enseignement, son projet pédagogique privilégie les méthodes de l’éducation nouvelle : uneauthenticité scénique renforcé au contact d’un collectif. L’école favorise les échanges et la cohérence entre pratique amateur et professionnelle :

L’école amateur regroupe 250 participants de 7 ½ ans jusqu’à l’âge adulte. Activités de loisirs, les parcours proposés permettent, pour ceux qui le désirent, 
de partager des expériences de spectacles et des tournées au sein de groupes de création.
Soutenue par la DRAC et la région Midi-Pyrénées,  l’école professionnelle existe depuis 20 ans et propose un parcours complet aux artistes de cirque pour les accompagner jusqu’à leur entrée dans la vie professionnelle : A la fin d’une formation de deux ans au métier de comédien de cirque, le Lido propose aux jeunes artistes de les accompagner à la réalisation de leur insertion professionnelle, puis, selon les cas, à la finalisation de leur projet de création (via le dispositif Studio de Toulouse PACT – Pépinière des Arts du Cirque Toulousaine / mutualisé Lido-Grainerie).
Parmi les artistes issus du Lido, citons les Acrostiches, la compagnie 111, le Boustrophédon, Crida Company, la compagnie Singulière, Iéto, le Petit Travers, le collectif Prêt à Porter, Sacékripa, Etienne Saglio, le G. Bistaki, la Subliminati Corporation, Oktobre, De Fracto, Tide Company, entre autres...

Autour de ces deux secteurs, le Lido co-organise de grands évènements liés aux arts du cirque (Midi-Pyrénées fait son cirque en Avignon, Toulouse en Piste, …). Il agit aussi :

- au niveau régional, avec la Grainerie, Fabrique des arts du cirque de Balma et Circa – Pole National des Arts du Cirque – Auch – Gers – Midi-Pyrénées,  et d’autres partenaires locaux ; -au niveau européen au travers du projet Pyrénées de Cirque; - à l’international par le biais de projets d’échanges culturels notamment au travers des accords de coopération et de jumelag
es de la ville de Toulouse (Palestine, Amérique du Sud, …).
Le Lido est membre de la Fédération Européenne des Ecoles de Cirque, de la Fédération Nationale des Ecoles de Cirque et de la Fédération Régionale des Ecoles de Cirque.

Après des études en médecine et la création d’une compagnie de spectacle, Francis Rougemont entre en 1994 au Lido pour y fonder l’école professionnelle avec Henri Guichard. Il prend la direction du centre en 2006 et s’entoure d’une équipe pédagogique et artistique : Christian Coumin (référent artistique), Aurélie Vincq (Responsable de l’insertion professionnelle), Marie-Céline Daubagna (responsable de la formation professionnelle), Camille Sicre (responsable pédagogique du secteur amateur), un comité d’artistes (Sylvain Cousin, Florent Bergal, Stéphane Fillion, …) et une équipe d’enseignants.

Ensemble, ils dessinent au quotidien les orientations du Lido tout en maintenant un projet pédagogique fort dont les objectifs sont la réalisation de la personne, en éveillant ses facultés corporelles et favorisant les relations affectives et sociales ainsi que l’expérience collective, citoyenne, partagée où l’autre est tout aussi important que soi-même. 

 

Le Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées

Ce centre dramatique national (CDN) est en premier lieu un centre de création et de diffusion théâtrale.
Depuis son inauguration en octobre 1998, le TNT s'est affirmé, au fil des saisons, comme le lieu d'une invitation au voyage en compagnie des voix, des gestes, des paroles venues du monde entier.
Le bâtiment dispose de trois salles de représentations : la Grande salle avec 890 fauteuils, le Petit théâtre avec son gradin modulable de 235 places et le Studio qui peut accueillir 74 spectateurs, ainsi que des locaux de répétition. Troupes et artistes de Midi-Pyrénées y trouvent également un lieu de coproduction et d'accueil.
Chaque promotion de l'ATELIER - atelier de formation et d'insertion professionnelle -, séjourne et s'émancipe au sein du théâtre pendant plus d'un an au travers de stages et d'ateliers de recherche sous la direction de grands metteurs en scène. Le TNT, porté par une troupe de professionnel, produit, crée, accueille, accompagne, forme et informe tout au long de ses saisons. www.tnt-cite.com

En janvier 2008, Agathe Mélinand et Laurent Pelly sont nommés codirecteurs du Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées. En 2008, Laurent Pelly y met en scène Jacques ou la soumission et L’avenir est dans les œufs d’Eugène Ionesco et Le Menteur de Goldoni traduit par Agathe Mélinand. En 2009, Laurent Pelly créé Talking Heads d’Alan Bennett au TNT, spectacle joué au Théâtre du Rond-Point puis au Théâtre Marigny. On lui décerne le prix de la SACD 2009 pour la mise en scène. La même année, Agathe Mélinand et Laurent Pelly proposent Cami, la vie drôle ! un spectacle pour les comédiens de l’ATELIER du TNT. Agathe Mélinand écrit et réalise en 2009 Monsieur le 6, d’après Sade. En 2010, Laurent Pelly met en scène Mille francs de récompense de Victor Hugo (repris à l’Odéon en 2011), et Funérailles d’hiver de Hanokh Levin (repris au Théâtre du Rond Point). En 2011 Laurent Pelly met en scène Les Aventures de Sindbad le marin d’Agathe Mélinand. La même année, elle réalise Tennessee Williams – Short stories créé au TNT et repris en 2013. En 2011, Laurent Pelly met en scène les comédiens de l’ATELIER du TNT dans J’ai examiné une ampoule électrique et j’en ai été satisfait d’après Daniil Harms. En 2012, il met en scène Macbeth de Shakespeare au TNT repris en 2013 au Théâtre des Amandiers. Agathe Mélinand écrit et réalise en 2013 au TNT Erik Satie – Mémoires d’un amnésique, en tournée sur la saison 14-15. La même année, Laurent Pelly met en scène Mangeront-ils ? de Victor Hugo au TNT, repris au Théâtre de Carouge et au Théâtre la Criée à Marseille. En 2013, Laurent Pelly et Agathe Mélinand proposent Edgar Allan Poe - Extraordinaires avec les comédiens de l’ATELIER. En mars 2014, Laurent Pelly créé au TNT Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare. Il mettra en scène en 2015, L’Oiseau vert de Carlo Gozzi dans une traduction nouvelle d’Agathe Mélinand. 

 

Le Théâtre Garonne

Depuis sa fondation en 1988, le théâtre Garonne se consacre à la diffusion et la production d'œuvres innovantes dans divers domaines des arts de la scène contemporaine - principalement théâtre, danse et musique, mais également cirque, arts visuels, avec des escapades vers la littérature ou la gastronomie.
À la fois par ses compagnonnages au long cours avec des artistes internationaux reconnus, et par le soutien à des talents émergents, Garonne est devenu un lieu reconnu pour son exigence artistique, sa curiosité envers des approches esthétiques audacieuses, sa fidélité à des artistes et à des partenaires issus de tous les horizons.
Impliqué dans de nombreux réseaux européens et internationaux, au premier rang desquels House on Fire, Garonne ne cesse par ailleurs d'étendre ses collaborations avec les institutions culturelles, politiques et universitaires locales (théâtres, festivals, musées, enseignement supérieur...).
Avec trois espaces différents pouvant accueillir jusqu'à 600 spectateurs (255/224/100), Garonne offre un contexte unique dans lequel l'équipe du théâtre, les artistes et un public toujours plus curieux et diversifié, peuvent engager un échange critique où l'art reste une chose à partager, à discuter, à vivre ensemble.
 

Les Théâtres Sorano et Jules Julien

Au sein d'une même structure municipale, ils développent une programmation complémentaire, pluridisciplinaire et intergénérationnelle.
Au Sorano, l'attention est donnée aux textes classiques et à l'acteur, mais aussi aux autres disciplines comme le cirque, la danse ou la musique. A Jules Julien, le plateau est consacrée au théâtre jeune public et au théâtre amateur. Et des ponts jetés entre les deux lieux avec des résidences d'artistes et des spectacles à découvrir en famille.
 
Ghislaine Gouby est responsable de deux entités municipales, le Sorano et le théâtreJules- Julien, depuis 2012. Son approche est nouvelle, mêlant les genres, pour le plus grand bonheur des spectateurs. Elle a dirigé des salles subventionnées à Vesoul et Rézé, près de Nantes, avant de transfigurer un Sorano marqué par les années Carette. Entre les deux personnalités (et donc les deux programmations), pas grand-chose à voir, si ce n’est un goût pour la modernisation des classiques du théâtre. Avec une grande différence pour Ghislaine Gouby : sa passion pour la chanson, cet art populaire rarement goûté par les purs et durs de la Culture (avec une majuscule). La responsable du Sorano (et de Jules-Julien) s’en moque, poursuivant sa route avec confiance et détermination.
«Le public n’est pas réfractaire à mes propositions alors que la profession a parfois un problème avec. Or, les spectacles que je propose, mélangeant souvent musique et textes, rendent simplement compte de ce qui se passe aujourd’hui dans le monde artistique. Ce que font Bertrand Belin, Arnaud Cathrine ou Barbara Carlotti est d’un intérêt immense. J’aime défendre cette famille-là».

 

  • vendredi 17 octobre (lieux et horaires détaillés en bas de page)

    Cridacompany, Mañana es Mañana 

    « Le point de départ, ce sont les sensations, les énergies : l’impuissance, la colère, la rage... C'est ça qui nourrit le jeu. Notre nourriture, c'est l'humain, ce sont les "gens", les animaux. Notre démarche ne se veut pas cérébrale. Il s'agit d'un cri du corps plutôt que de la tête. Une image, une idée, un geste : tout est prétexte à un travail du corps. S’arrêter sur un détail et l’exploiter jusqu’à la moelle, par la déformation du corps ou de l’objet ».  Jur Domingo et Julien Vittecoq

    Mañana es Mañana est la quatrième création de la compagnie, dont les premières ont été présentées pour le festival Montpellier Danse les 2 et 3 juillet 2013. Après On the Edge (2007), Aïe (2010) et Malabo (Cabaret Crida – 2011) Julien Vittecoq et Jur Domingo sont rejoints sur scène par Gabriel Agosti et Anicet Léone pour un quatuor qui encore une fois quitte les sentiers battus, brouille les frontières entre les disciplines et rend caduques les clefs de lecture préétablies.

    « Image par image, Mañana es Mañana déplace le cirque et parle de cirque, comme un tableau de Dali parle de peinture ». Thomas Hahn – Stradda, décembre 2013.

    « Leur grand talent ? Inventer des situations risquées à partir de rien et pousser la contrainte jusqu’au bout (…). Leur humour itératif tient autant de Buster Keaton que de Sisyphe pour la persévérance désespérée : dès que Jur veut boucler ses hautes sandales de midinettes, les trois compères lui agitent les bras de tremblements compulsifs. Bête et drôle à en pleurer. Comme les prouesses spectaculaires de leur jongleur fétiche, soudain en veine de confidences appuyées et poilantes ». Emmanuelle Bouchez – Télérama, octobre 2013

    « Dans cet espace apparemment sans queue ni tête, ils inventent Mañana es mañana, à quatre voix, (…) entre douleur et sentiments, pour faire tanguer l’ivresse circassienne et déboussoler la danse ». Lise Ott – Programme de Montpellier Danse 2013.

    Cridacompany est une compagnie franco-catalane implantée à Toulouse, née en 2006 de la rencontre au Lido, centre des arts du cirque de Toulouse - de Jur Domingo Escofet et Julien Vittecoq. Ils développent ensemble des propositions étranges et percutantes, où la virtuosité côtoie l’invention d’un nouveau langage entre cirque et danse, chant et performance. Utilisant le corps comme moyen d’expression essentiel, ils travaillent sur l’empêchement, l’obstacle et la déformation, faisant émerger des situations et des personnages empreints d’un humour déroutant. Dans un style dépouillé, ils s’amusent à poser un regard original sur des situations.

    Cridacompany produit leurs spectacles, expositions et concerts en France, en Espagne et à l’international. Elle est compagnie associée à CIRCa, pôle national des arts du cirque Auch – Gers – Midi-Pyrénées, dans le cadre d’un PACS – Parcours d’Accompagnement de Circassiens Singuliers.

     

    www.cridacompany.org

     

    Sacékripa, VU

    Lui, c’est un maniaque. Derrière son air sympathique, il cherche à tout contrôler. Il est calme, très calme. Il prend son temps, mais malgré lui tout dérape. Dans ce « spectacle de cirque miniature pour méticuleux exacerbé » Etienne Monceau propose une manipulation intime et intrigante. Que va-t-il arriver à ces objets si ordinaires ? Une tasse, une bouilloire, quelques morceaux de sucre… Petit à petit la tension monte dans cette cérémonie du thé qui balance entre rire et frisson.Ce spectacle muet met en scène avec délicatesse, humour et humanité les petites obsessions quotidiennes, ces petites obsessions qui parfois deviennent maladives et qui, par excès de minutie, finissent par déborder.

     

    La compagnie Sacékripa réunit en 2003 cinq artistes circassiens d’horizons différents. Ensemble, ils créent des spectacles à la frontière de plusieurs disciplines, explorant le cirque, la jonglerie, la danse, la manipulation d’objets avec poésie et humour. La compagnie court les rues des festivals, bat les pavés des villes de France et occupe les scènes des théâtres de France et d’Europe. Avec Vu, Etienne Manceau se lance pour la première fois en solo et manipule en miniature avec la rigueur et le sang froid du jongleur.

     

     

    Baro d'Evel, Mazut

    Face à un monde en perpétuel mouvement qui les dépasse et va jusqu’à leur faire perdre leur humanité, deux êtres partent à la recherche de leur animal intérieur : un cheval mythique ou réel.
    Dans cette quête, leur corps prend la parole pour une partition de cirque, danse et chant. Mazùt est une nouvelle invitation au voyage, tout en poésie, où l’on retrouve l'ardeur magnifique de Baro d'evel à défricher le monde autrement.
    MAZÙT est l’union de deux artistes plongés dans une intense quête intérieure, où tous les arts sont conviés à la recherche du geste premier. Dans une scénographie plus que précise et une bande-son toujours en phase, le plateau dépouillé du début devient une toile sans cesse transformée, clin d’oeil à l’art quand il se pique de naïveté. Allant chercher dans les recoins du quotidien l’endroit précis où tout bascule, où l’instinct prend le dessus, dans un engagement physique total, Camille Decourtye et Blaï Mateu Trias projettent leur imaginaire sans concession et font voler en éclats les cloisons séparant les arts.
    Les projets de baro d’evel naissent toujours d’un élan vers l’improbable aux frontières entre l’intime et l’exploit.
    Les langages de baro d’evel sont le mouvement, l’acrobatie, les portés, c’est par l’engagement du corps, l’entraînement quotidien, que naissent les pistes de recherche. C’est aussi la matière, l’objet, abordé par la manipulation, le détournement, portant toujours le regard vers la simplicité plutôt que vers l’ostentatoire. Le point de départ des spectacles est souvent un parti pris scénographique fort, une interrogation sur la place du spectateur dans l’espace. Le rythme, la voix, le son, ont une place majeure dans le travail d’écriture, afin de placer la musicalité au coeur de l’action et de créer un rapport direct et sensitif.
     
    Baro d’evel aime chercher dans les oppositions, les interstices, les entre deux, les passages, ces endroits de transformation, là où l’on devient autre, là où l’absurde nous soulage du sens. Parce que ce sont ces paradoxes, ces frottements qui mettent en danger, et ouvrent des portes.
    Et puis il y a la présence de l’animal, les chevaux font partie de la vie et du travail de la compagnie, cette démarche questionne l’animalité, l’identité, le cheval réveille l’instinct, le sens de l’improvisation, il pousse les artistes comme les spectateurs dans un « ici et maintenant ».
     
    Camille decourtye et Blaï Mateu Trias sont artistes associés au mercat de les flors à barcelone (2012-
    2015) et la compagnie est l’une des 4 « compagnies complices » des pronomade(s) en haute-garonne.
    La compagnie est conventionnée par la drac midi-pyrénées depuis 2010 et par le conseil régional Midi-pyrénées depuis 2008.
     

    Cirque Aïtal, Pour le meilleur et pour le pire

    Loin des paillettes du cirque, mais au centre même d’une piste de terre, le cirque Aïtal présente Pour le meilleur et pour le pire.

    Au rythme d’un autoradio, un couple d’acrobates nous invite au plus intime de leur relation: prêts à hurler la vie, saisis par des rythmes endiablés, luttant avec les éléments, sur la route avec les chiens, drôles et tristes, invitant la mort, hyper joyeux autant que furieusement en colère ... Victor et Kati nous convient avec humour, poésie et rock n’roll à partager l’intimité de leur vie de cirque.
    Numéros de main à main, figures acrobatiques époustouflantes, jeux icariens, numéro de perche, domptage, badminton... les prouesses techniques emportées par un sacré sens du rythme servent un récit haletant et généreux.  Victor & Kati, seuls en piste, nous présentent leur cirque à eux avec force et complicité.
     
    Le Cirque Aïtal est fondé en 2004 par le duo franco-finlandais Victor Cathala et Kati Pikkarainen.
     
    Victor, après des études agricoles, découvre la voltige équestre. Kati pratique le cirque dès l’âge de huit ans, en Finlande près d’Helsinki. C’est lors de leurs études respectives  à  Rosny que Victor et Kati se rencontrent et pratiquent, ensemble, le main à main.
    En2003, à la sortie di CNAC,  ils reçoivent une mention spéciale et les félicitations du jury.
    En 2005 ils obtiennent une médaille d’argent au Festival Mondial du cirque de Demain.
    La Piste là est le premier spectacle du Cirque Aïtal, crée en 2007. Conçu pour la piste circulaire et est joué sous chapiteau, sera tourné  plus de 4 années en France, en Europe et en Amérique Latine
    Le second spectacle de la compagnie  Pour le meilleur et pour le pire  est crée en  2011. Depuis il a était représenté plus de 200 fois.
    Le Cirque Aïtal se nourrit d’expériences qui enrichissent le vivier créateur de Victor & Kati.
    Curieux de rencontrer d’autres artistes et musiciens, ils cultivent la science d’une étrange recherche, véritable expérimentation du corps et des figures de cirque, où dans son expression la plus authentique, le travail corporel transforme littéralement le langage. L’alchimie de ces corps disent à eux seuls la fable et portent au plus haut point le sensible et l’intime.
     
    Conception et interprétation :
    Kati Pikkarainen et Victor Cathala
    Collaboration à la mise en scène :
    Michel Cerda
    Composition musicale : Helmut Nünning
    Création lumières : Patrick Cathala
    Création costumes : Odile Hautemulle
    Construction scénographie :Alexander Bügel
    Conseiller cirque : Jani Nuutinen
    Création sonore et électronique :
    Andreas Neresheimer
    Régies techniques :
    Patrick Cathala, Simon Cathala, Pierre-Yves Dubois                   www.cirque-aital.com
    Administration : Bérangère Gros
     
    Avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication - Direction Générale de la Création Artistique, de la Direction Régionale de l’Action Culturelle Midi Pyrénées, du Conseil Régional Midi Pyrénées, du Fonds SACD « Musique de scène » Spectacle coproduit par la Scène Nationale d’Albi, le Théâtre de Cusset, le Cirque-Théâtre d’Elbeuf – Centre des arts du cirque de Haute-Normandie, le Carré Magique Lannion Trégor - Pôle national des arts du cirque en Bretagne, le Théâtre de la Coupe d’Or - Scène conventionnée de Rochefort, Circuits - Scène conventionnée Auch Gers Midi Pyrénées, le Théâtre de l’Olivier Istres/Scènes et Cinés Ouest Provence, le Théâtre Vidy-Lausanne Aide à la résidence Scène Nationale d’Albi, Théâtre de Cusset et Centre Culturel Agora, Pôle national des arts du cirque à Boulazac Avec l’accompagnement du Théâtre Firmin Gémier La Piscine, Pôle National des Arts du Cirque d’Antony 

    Samedi 18 octobre

    Coraline Lamaison et Jef Odet, Battle hip-hop cirque [Création!] 

    Une piste à damiers, des skates près d'un mât chinois, des danseurs à casquette sur des roues Cyr, des clowns qui breakent. Bref, l'idée de ce Battle est de faire se rencontrer des équipes de hip-hop et des équipes de cirque pour une confrontation interdisciplinaire et des échanges de pratiques, des plus jeunes (équipes d'enfants) jusqu'aux plus vieux ! Qui sera la meilleure équipe dans la discipline de l'autre ?
    Coraline Lamaison - C* La Maison. En complicité avec la Compagnie Dans6t et le Cirque Farouche.
    Production C* Lamaison. Coproduction Zanzibar / Cirque Farouche, Théâtres Sorano-Jules Julien.
     
     
     

    Oktobre, Oktobre

    Quatre personnages… la table noire… et les trois autres.
    Ils ne viennent pas d’un endroit particulier et ne vont pas vers un endroit particulier… Ils sont là…
    Plongés dans un univers à la fois sombre et absurde où les règles du réel sont modifiées, ce qu’ils ont à vivre se trouve ici…
    Yann, Eva et Jonathan développent un monde de violence où le noir est la couleur par défaut.
    Avec un humour noir irrésistible, la peur, la mélancolie et l’excès sont omniprésents.
    La douceur aussi, la douleur aussi.
    La maladresse témoigne de leur inadaptation au réel, la magie celle de leur disponibilité au possible.
    Des existences tordues, des états d’âmes particuliers, dessinés par une technique de cirque de haut vol
    Le surréalisme omniprésent inquiète et intrigue.
     
     
    Un univers très esthétique par sa simplicité, une table trois chaises autour. Simple dans ses couleurs, rouge et noir et simple dans les faits, c’est comme ça.
    On peut voir un spectacle de cirque avec les personnages extravagants dans un monde de fantaisie noire ou voir un regard cru sur les comportements humains.
    En tous cas une charge émotive capable autant de toucher que de déctabiliser le spectateur.
    Sous forme de tableaux en solos, duos et trios, nous dessinons un univers sans notion de temps, sans chronologie logique des faits, avec des personnages extrêmement durs et extrêmement tendres, profondément innocents et profondément coupables.
    Ici en Oktobre, la fin justifie les moyens.
    Tout devient de plus en plus incontrôlable, il n’y a pas de règle dans le jeu…
     
    Eva – Une façon différente de présenter l’art du trapèze en utilisant des situations extrêmes, physiques et psychiques. Virtuose du trapèze elle arrive à créer dans sa technique une tension qui retient toute l’audience en haleine. Elle possède une gamme de jeu très grande où la dureté cotoie l’hystérie et la grâce.
    Jonathan – Acrobate torturé, il possède en lui une corporalité hors du commun, avec une intensité et une animalité incroyable, lui permettant d’exprimer son rapport meurtri au monde.
    Yann – Attiré par la magie et le clown, il deivent un virtuose manipulateur d’objets, champion de France et d’Europe de magie en 2010 puis en 2012 champion du monde. Il se défini comme un travailleur de l’objet. Il se s’interroge sur les différentes manières d’appréhender un objet. S’intéressant au jeu burlesque, il acquiert aussi une maitrise de jeu corporel très sollicité dans son travail. La tragédie est selon lui une des plus belle façon de générer le rire.
    Florent – Chorégraphe, metteur en scène et manipulateur d’objet. Il est captivé par un corps en mouvement et par ce que cela entraine. Il va d’un endroit à l’autre pour enseigner cela. Il peut donner un cours d’acrobatie, t’apprendre une choré, te faire crier, jouer un air de Rachmaninov au piano et parler plusieurs langues pour comprendre le menu quand il va au restaurant à l’étranger. Il aime la souffrance et le rire, donc le cirque. Cirque qu’il préfère expressif et non démonstratif, même s’il trouve ça très joli et que cela se passe de mots… ça fait du bien
     
     

    Akoreacro, Klaxon

    Avec une technique acrobatique virtuose et beaucoup d'invention, ce collectif d'artistes confronte l'imaginaire à la réalité. Sur la piste, 5 musiciens et 6 acrobates traversent, se croisent, se supportent, se passent la balle ... Un univers au quotidien surprenant, où ce qui est supposé être normal devient magique, un piano qui s'affole, un dresseur approximatif, des sons qui claquent A la fois drôle, farfelu et spectaculaire, toujours aux limites du réalisable, chacun va tenter de se hisser à la hauteur de ses désirs... Dans ce cercle chacun a sa partition, sa vision, sa bonne raison. Une création collective défendue corps et âmes par ces artistes aux multiples talents. Le tout entrainé par une musique originale et contrastée, composée pour ce voyage improbable où l'imaginaire n’est autre que la réalité de l'artiste."L'acrobatie est la colonne vertébrale du spectacle. Ici réside la réussite de Klaxon : l'acrobatie est d'autant plus émouvante que tu ne l'attends pas, elle surgit de l'embouteillage scénique, se laisse oublier pour te surprendre encore. A chaque instant elle est là, comme support du rêve. Tout est dans tout et réciproquement, telle est la logique secrète de Klaxon. Un micro remplace une massue, un chapeau une balle : le numéro de jonglage se déploie comme une joute de slam, où chien, groove, boite à rythme se lancent des défis. Aussi bien, un archet est une baguette magique, le violoncelle est une femme, la femme un violoncelle, le violoncelle une arme, une diva envoie des baisers à la foule sous la forme d'un homme encordé qui vide les lieux, une valse sacre le lien entre un chapeau et un balai de piste... Rêvons, rêvons le cirque, car tout devient poème, de la performance acrobatique à la chute d'une plume ; tout est rythme, tout est musique surtout. Dans Klaxon la musique est une pratique contagieuse, un mode opératoire pour penser, bouger, créer. Une façon de repenser le cirque". Anne-­‐Christine Tinel (octobre 2013)

    Basée en Région Centre, la compagnie AKOREACRO est née en 2005. 
    Sous des chapiteaux, dans les cabarets ou les théâtres, nous avons participé durant nos jeunes années à de nombreuses créations, sans jamais perdre de vue, nos propres projets.
    So Circus!!!!, notre premier spectacle avec lequel on s’invitait dans la rue et les festivals. C’était brut. Pour passer nos musiques, on avait un mini disc qui faisait BIP à chaque manip'.
    Ensuite, il nous a fallu prendre une grande respiration (marre du mini disc). L'envie d'agrandir la famille s'est imposée. Quatre musiciens nous ont rejoints. Ils partagent désormais le plateau avec nous pour le spectacle Pfffffff. Cette seconde création mélange morceaux éclectiques et acrobaties. Depuis 2009, le spectacle Pfffffff a été joué plus de 250 fois à travers le monde.
     
    Nous n'avons jamais cessé de mettre toute notre énergie dans nos spectacles. Instinctivement, nous avons eu l'envie de relever un nouveau défi. Concrétiser quelques rêves aussi. Avec la même équipe et trois nouveaux acolytes, nous voilà engagés dans une nouvelle aventure en circulaire.
    Comment habiter, partager, épancher notre soif de cirque ? Le Chapiteau... et vous, assis avec nous, tout autour du cercle, objets de toute notre attention. www.akoreacro.com

     

    Collectif Petit Travers, Les beaux orages qui nous étaient promis

    Les Beaux Orages (qui nous étaient promis), met en scène sept jongleurs. Cet effectif démultiplié enrichit les principes de composition, leur rapport sans cesse réinventé au temps, leur foi absolue dans la clarté tonique de l'instant, du son, du mouvement. De la pure rencontre avec la sensation. Plus encore que dans les pièces précédentes, la collaboration affirmée avec le compositeur Pierre Jodlowski enrichit la volonté du collectif d'explorer les liens étroits qu'entretiennent la pratique du jonglage et la composition musicale. Le Collectif explore la théâtralité d’un acteur de cirque. Comment, en enchâssant les actes, libérer, pour le spectateur, réflexions et sensations? Cet échange, est orienté vers la découverte de plusieurs modes d’être ensemble, plusieurs possibilités d’exister, entre personnages d’une part, entre structures et personnages d’autre part. La découverte de l’absurde réglé et joyeux et l’autorité saine ou viciée du rythme composés de personnages rouages, des danseurs sociaux, des acteurs vecteurs. La palette s’étend du collectif à l’individuel, de l’incarnation à la disparition de l’acteur. Poésie de la tension et poésie de la détente s’entremêlent, la puissance des forces de la scène.

    JULIEN CLÉMENT   Directeur artistique du Collectif Petit Travers
    Auteur et interprète
    Après une riche découverte du cirque et de la scène à l’école de loisirs du Cirque Plume en 1987 avec notamment Lân N’Guyen, Thuy Huong N’Guyen et Thuc N’Guyen, Julien se forme au CNAC puis crée et joue des pièces avec Francesca Lattuada, Sanja Kosonen et Olivier Py. Il rejoint le Collectif Petit Travers en 2006.
    NICOLAS MATHIS   Directeur artistique du Collectif Petit Travers
    Auteur et interprète
    Nicolas se forme à l’école du Cirque Plume pendant son enfance avant de se consacrer à diverses études universitaires (mathématiques et philosophie). Il entre au studio de création du Lido en 2001 et co-fonde le Collectif Petit Travers en 2004 : les questions que soulève l’acte de monter sur scène s’enchaînent alors, création après création, rencontres après rencontres.
    FRANÇOIS LEBAS   Interprète
    Après une formation au Lido, François travaille pour le chorégraphe Andy De Groat depuis 2002 et avec le Collectif Petit Travers depuis 2004 pour la création du Parti Pris des Choses avant de rejoindre ensuite l’équipe des Beaux Orages.
    JULIETTE HULOT   Interprète
    Juliette se forme à l’école de cirque de Lyon et à l’Ecole Supérieure des Arts du Cirque de Bruxelles après un master de littérature. Elle se spécialise depuis dans la jonglerie de balles et rejoint le collectif après diverses expériences de scène à travers lesquelles elle explore les possibilités du travail de comédienne de cirque.
    CLÉMENT PLANTEVIN   Interprète
    Clément est un autodidacte du jonglage. Après des études d’ingénieur il travaille quelques années dans l’industrie aéronautique mais quitte ce poste pour trouver un second souffle. Le jonglage s’impose alors comme une évidence. Il rejoint l’équipe des Beaux Orages lors de l’été 2011.
    ALEXANDRE LECLERC   Interprète
    Après un passage à Châtellerault, Alexandre entre à l’ENACR comme jongleur où la rencontre de deux chorégraphes, Gilles Baron et Lin Yuan Shang, confirment son envie d’aller plus loin dans la danse. Sa formation finie, il travaille comme interprète pour différentes compagnies, notamment avec le groupe Rictus (David Bobbée). Il rejoint le Collectif  pour les Beaux Orages.
    RÉMI DARBOIS   Interprète
    Rémi s’initie aux arts du cirque à l’école du cirque du Lido puis en option cirque  de l’Ecole Nationale de Cirque de Châtellerault. Pour parfaire sa formation, il intègre le collège d’État de cirque et de variété de Kiev où il crée un numéro de cabaret  sous la direction de son professeur Yuri Pozdnyakov puis collabore avec diverses compagnies de cirque actuel.
    PIERRE JODLOWSKI   Compositeur
    Pierre est compositeur et directeur artistique du studio éOle et du festival Novelum à Toulouse. Son activité le conduit à se produire en France et à l’étranger dans la plupart des lieux dédiés à la musique contemporaine mais aussi dans des circuits parallèles, danse, théâtre, arts plastiques, musiques électroniques. Il a reçu des commandes de l’IRCAM, de L’Ensemble Intercontemporain, du Ministère de la Culture, du CIRM, du GRM, du festival de Donaueschingen, de Radio France, du Concours de Piano d’Orléans, du GMEM, du GRAME, de la fondation SIEMENS, du projet européen INTEGRA, …
    CHRISTOPHE BERGON
    Scénographie et création lumières
    Artiste polymorphe, metteur en scène, scénographe, light designer et vidéaste, Christophe construit depuis une dizaine d’années un parcours singulier à travers ses propres œuvres et ses collaborations. Il travaille pour la scène - théâtre, danse, théâtre musical, opéra - et pour les arts plastiques. Il a mis en scène les textes des écrivains Antoine Volodine et Camille de Toledo, a travaillé avec les compositeurs Marc Demereau, le collectif éOle (Pierre Jodlowski, Christophe Ruetsch et Bertrand Dubedout), Arturo Corrales ou jacopo Baboni-Schilingi.
     
     

    Dimanche 19 octobre

    spectacle de la 3ème année du LIDO, la Chrysalide du Lamentin

    Plutôt que de me plaindre, je ferais bien un dernier caprice. Un petit de rien du tout. Là, sur scène, et tout de suite. Je boirais bien du champagne à la louche, je me jetterais du haut du chapiteau. Ou du haut des gradins. J’engueulerais bien le public ; mais avec classe, avec distinction. Je ferais mes quatre volontés avant de partir. Je voudrais que tout le monde ait peur, que tout le monde tremble, que tout le monde applaudisse. Que tout le monde y croit. Je suis là pour ça. Parce qu’après dans les coulisses, je me ferais tout petit. Jusqu’à demain.

    Les artistes en 3ème année d’insertion sont accompagnés pendant neuf mois dans leur approche du milieu professionnel circassien actuel, à travers un cursus mêlant cours théoriques et suivi artistique, dans un souci d'adaptation aux parcours individuels. Ce cabaret présente leurs projets personnels.

    Avec le soutien de Ville de Toulouse, la Région Midi Pyrénées, la DRAC Midi Pyrénées, le FEDER

    Avec Katja Andersen Sparholt et Ricardo Gaiser Fernandes (corde et acrobatie), Martin Cerf (jonglage), Antoine Gibeaux (jonglage), Natalia Galkina (antipodisme), Miguel Gigosos Ronda (jonglage), Corinne Linder (tissu), Julia Masson (fil), Sylvain Monzat (jonglage), Ana Perez de Manuel (corde)

    Accompagnement artistique : Sylvain Cousin et Benjamin De Matteis

    www.circolido.fr

    cie 111, Sans objet

    Le spectacle Sans Objet, crée en 2009 ne déroge pas à la règle. Deux interprètes se retrouvent face à un robot. Un ballet étonnant entre puissance de la machine et souplesse des acrobates qui soulève la relation complexe entre l’homme et la machine. A l’heure de la mécanisation et de l’informatisation de notre quotidien ; les rôles vont se mêler pour semer le trouble chez le spectateur. L’écriture d’Aurélien Bory questionne, intrigue et touche l’imaginaire du collectif. Il avoue essayer « de confronter l’homme à quelque chose qui le dépasse », ici il a imaginé le robot comme objet animé. Un langage universel qui est celui du plateau additionné à une touche d’humour ont permis à cette œuvre de tourner à l’international ; de New-York à Hong Kong en passant par Moscou.

     

    Fondée à Toulouse en 2000 par Aurélien Bory, la compagnie 111 développe un « théâtre physique », singulier et hybride, à la croisée de nombreuses disciplines du spectacle vivant (théâtre, cirque, danse, arts visuels, musique…). Les œuvres d’Aurélien Bory transcendent les appartenances à une discipline par leur intérêt pour le renouvellement de la forme et leur recherche de l'indéterminé comme point de départ de la scénographie.
    Sa reconnaissance internationale débute avec Plan B en 2003 et Plus ou moins l’infini en 2005, créés en collaboration avec Phil Soltanoff. Intéressé également par la danse et le croisement des écritures, Aurélien Bory met en scène le chorégraphe Pierre Rigal dans Érection et Arrêts de jeu. Il conçoit aussi deux portraits de femme, Questcequetudeviens? en 2008 pour la danseuse de flamenco Stéphanie Fuster et Plexus en 2012 pour la danseuse japonaise Kaori Ito. Pour Marseille 2013 – Capitale européenne de la culture, il créé Azimut, autour de l’acrobatie marocaine, avec le Groupe acrobatique de Tanger.
    L’intérêt d’Aurélien Bory pour les sciences influence son esthétique. Ses œuvres sont animées par la question de l'espace et s'appuient fortement sur la scénographie. Il ne conçoit son travail théâtral que « dans le renouvellement de la forme » et « en laissant de la place à l’imaginaire du spectateur ».
     

    Le vide

    C'est quelqu'un qui va au bout, pour voir. 
    C'est quelqu'un qui ne fait que monter et descendre. 
    C'est quelqu'un qui s'accroche à ce qui tombera. 
    C'est quelqu'un qui n'en sait rien. 
    C'est presque aussi simple que ça. 
    C'est quelqu'un qui veut en finir, et qui ne s'arrêtera pas. 
    C'est quelqu'un qui persévère naïvement. 
    C'est quelqu'un qui se casse la gueule. 
    C'est quelqu'un, comme d'habitude. 
    C'est quelqu'un qui cherche le vertige, mais le vertige recule. 
    C'est donc quelqu'un à qui le vertige échappe. 
    C'est quelqu'un accompagné d'un autre et de plusieurs autres dans l'ombre qui font que ce spectacle est. 
    C'est quelqu'un qui se met dans le vide et qui laisse ses pieds pendrent. 
    C'est toujours quelqu'un qui monte et qui descend. 
    C'est quelqu'un qui constate l'ironie du cirque, et celle peut-être plus forte de la vie....
     
    Ici, vous verrez ce que certains appellent une performance, d'autres, un spectacle. Difficile en effet de décrire cette forme étonnante, drôle, et profonde où on peut autant voir une relecture extrêmement physique du 'mythe de Sisyphe' d'Albert Camus, qu'un questionnement sur l'objet simple qu'est une corde suspendue au plafond. 
    Fragan Gehlker (cordeliste), Alexis Auffray (au plateau pour le son-violon-technique), et Maroussia Diaz Verbeke (pour la dramaturgie) créent, par un travail d'écriture en trio, un principe de solo, pour un spectacle en duo ! 
    D'une rare intensité, 'Le Vide' nous fait nous interroger sur l’absurdité de la vie, la résistance d'un radio-cassette, et sur les 15 mètres de vide sous celui qui peut tomber ! 
     
    Fragan Gehlker – corde lisse 
    Son père est artiste de cirque et sa mère a été tour à tour danseuse, comédienne, met­teur en scène puis kinésiologue. Il a très jeune participé à leurs spectacles. A 12 ans, il part tra­vailler la corde avec mon père au sein des compagnies avec lesquelles ce dernier évolue. Il entre ensuite à l’ENACR à Rosny-sous-Bois où il vit ses premières années sédentaire, puis au CNAC à Chalons en Champagne. Il participe au spectacle de sortie de la 21e promotion du CNAC, « Urban Rabbits » mis en scène par Árpád Schilling. Cette rencontre a été très importante pour lui. Il a ensuite participé à sa création française « Noéplanète » présentée au Théâtre National de Chaillot en oc­tobre 2012 et continue aujourd’hui sa collaboration aux côtés du metteur en scène hongrois.
     
    Alexis Auffray – violon, son 
    Alexis a grandi avec un violon dans les mains. La pratique de cet instrument l’a baigné longtemps dans la musique clas­sique. C’est une empreinte qu’il a gardé à travers tout le reste de son parcours musi­cale. Aujourd’hui, avant d’être musicien, il est sondier. Il a rencontré le cirque, et Fra­gan, en travaillant avec Árpád Schilling sur la création du spectacle de sortie de la 21e promotion du CNAC, « Urban Rabbits ». Ils se sont ensuite retrouvés en 2012 sur « Noéplanète ».

     

    MPTA Mathurin Bolze,

    Nous sommes tous pareils à ...ces crapauds qui dans l'autère nuit des marais s'appellent et ne se voient pas, ployant à leur cri d'amour toute la fatalité de l'univers 

    et  ALI

    Les deux pièces présentées lors de cette soirée sont le fruit des échanges artistiques entre Hédi Thabet, Ali Thabet, Mathurin Bolze, Artémis Stavridi et Sofyann Ben Youssef. Elles ont été créées respectivement pour "Nous sommes pareils à ces crapauds qui.. " par Hèdi Thabet et Ali Thabet, pour "Ali" par Mathurin Bolze et Hèdi Thabet. 
     
    Nous sommes pareils à ces crapauds qui... est la dernière création de Ali Thabet et Hédi Thabet. Elle explore librement la thématique du mariage. Deux hommes et une femme empruntent les divers chemins des dualités de l’amour. Face à eux, un orchestre joue principalement le répertoire rébètiko et invite la musique populaire tunisienne. Les voix arabes font écho aux chants grecs comme autant de personnes exprimant leurs peines, leurs amours ou leurs joies.
     
    Suit la pièce Ali, créée en 2008 par Mathurin Bolze et Hédi Thabet. Ce duo les réunit autour de quatre béquilles, une lampe, une chaise et un morceau de rébètiko clandestin. C’est une pièce courte façonnée dans l’urgence, pour dire les choses sans mots sur une rencontre où l’un devient deux, où deux siamoisent ou se disjoignent, double peut­être, projection de l’un sur l’autre; une rencontre du troisième type.
    Bien que crée à cinq années d'intervalle, ces deux pièces sont intrinsèquement liées, elles se répondent et établissent un dialogue autour de l’altérité, de l’ambiguïté et du désir. Le rébètiko, musique du début du 20e siècle, née de la diaspora des Grecs d’Asie mineure, contribue à ce lien. 
     
    MATHURIN BOLZE
    Cofondateur de la Compagnie Mpta, alternant autant que possible recherche, création, tournées, conseil artistique, Mathurin Bolze n’a de cesse de réinterroger les arts du cirque et de la scène avec le désir que les affinités artistiques et humaines soient motrices de cette recherche.
    Répertoire : La Cabane aux fenêtres (2001), Fenêtres (2002), Tangentes (2005), Ali avec Hédi Thabet (2008) Du goudron et des plumes (2010), utoPistes avec le collectif XY (2011), A bas bruit (2012)
     
    HEDI THABET et ALI THABET
    En 2012, Hédi Thabet et Ali Thabet, créent « Rayahzone », une pièce pour 3 danseurs/interprètes et 4 chanteurs dirigés par Sofyann Ben Youssef et chantant le répertoire soufi tunisien. Ce spectacle, actuellement en tournée, est produit et diffusé par le Théâtre Jean Vilar de Suresnes.
     
    En 2013, Hédi Thabet et Ali Thabet créent « Nous sommes pareils à ces crapauds qui dans l’austère nuit des marais s’appellent et ne se voient pas ployant à leur cri d’amour toute la fatalité de l’univers ». Cette pièce réunie sur scène Artémis Stavridi, Mathurin Bolze, Hèdi Thabet et trois musiciens dirigés par Sofyann Ben Youssef jouant le répertoire Grec rébètiko, mêlée à de la musique populaire tunisienne . Créée pour le festival XS à Bruxelles, ce spectacle est depuis diffusé par la Cie Mpta. 
     

    Les Philébulistes, Hallali ou la 5e de Beethov’

     
    L’Hallali va sonner, le compte à rebours a commencé.
    Hallali, espace investi par les jeunes joueurs, légers et brillants
    Ca crie, ça court, ça s’élance et s’entremêle…
    Hallali, inéluctable fuite dans des jeux fantasques et délirants.
    Hallali, expérience vertigineuse et surréaliste où le temps s’accélère sans cesse.
    Embarqués dans une structure gigantesque aux allures de vaisseau, six trapézistes se  préparent à jouer leur spectacle…
     
    Hallali ou la 5ème de Beethov’ est basé sur l’invention d’un agrès de voltige et une recherche acrobatique.
    C’est le second spectacle des Philébulistes. 
     
    Compagnie de cirque née fin 2007, Les Philébulistes tiennent leur nom de Philébule, machine de cirque inventée par Maxime Bourdon et Boris Lozneanu.  Ils créent  Arcane en 2009, une pièce de cirque de 25 min primée par Ringling Bros and Barnum&Bailey au festival Mondial du Cirque de Demain. Ils reçoivent également une bourse pour "l'innovation et la vision artistique intégrée à une performance" décernée par le Cirque du Soleil. Arcane est joué en France et à l'étranger, notamment dans le cadre de grands festivals internationaux (FIT San Jose Brésil, FIT Bogota Colombie, Bilboko Kalcaldia Bilbao Espagne, Gallway Arts Festival Irlande, New Zealand International Arts Festival, FIT Caracas Venezuela...).
    La singularité des Philébulistes tient, en grande partie, à leur engagement en faveur d’une évolution des arts acrobatiques aériens. Il s’agit de réinventer et réécrire la pratique, en travaillant à partir de structures expérimentales. Philébule – la machine de cirque présentée dans le spectacle Arcane et qui donne son nom à la compagnie – est un agrès nouveau.
     

    Lundi 20 octobre

    Les escargots Ailés, Chauve-Souris

    La chauve-souris,  tout comme l’acrobate aérien, se déplace dans les airs avec aisance. Elle relie le ciel à la terre, souvent suspendue, tête en bas, elle défie les lois de la pesanteur. Cet acrobate de la nuit qui perçoit le monde à l’envers nous révèle l’envers du décor.
    Le spectacle met en scène ce lien existant entre ces deux êtres volants. Il s’inspire du  mode de vie de cet animal insaisissable et dévoile un univers fantastique. Dans ce duo d’acrobates aériens, au-delà de leur discipline principale, la corde et les sangles, l’agilité aérienne des artistes permet  de réinventer une interprétation de l’animale par l’homme. Basé sur une écriture de cirque-chorégraphique, le dialogue des corps se déploie, la scénographie-agrès leur permet de s’exprimer à l’envers comme à l’endroit. Son aspect organique apparait et se déforme au gré de la lumière, des ombres et d’images projetées.
    Un chauve-souriceau vivant la nuit, rencontre une autre chauve-souris qui elle vie le jour. Cette différence les rapproche. Un évènement va les obliger à un départ précipité. Ensemble, ils vont affronter bien des dangers et partager des aventures qui vont les pousser, au-delà de leurs différences, à vivre ensemble.
    La musique, composition originale, est riche en détails et images auditives. En dialogue constant avec le corps, elle nous fait voyager entre ce que l’on voit et ce que l’on entend. 
     
    Fondée en 2000 par André Mandarino, artiste brésilien, la Compagnie Les Escargots Ailés développe une pratique des arts du cirque, associant le cirque aérien aux formes chorégraphiques, musicales et théâtrales.
    Issu d’une double formation à l’École Nationale du Cirque de Rio de Janeiro et au Centre National des Arts du Cirque de Châlons-en-Champagne, André Mandarino, spécialisé dans l’acrobatie aérienne, trouve la matière de sa création à travers la confrontation et la rencontre de ces formes artistiques.
    « Suspendu » entre ses deux cultures, son travail de recherche se fonde sur un subtil mélange des genres, entre fluidité du mouvement, poésie et technique.
    Les Escargots Ailés s’inscrivent depuis leur début dans l’univers du cirque contemporain grâce à des propositions artistiques hétéroclites et originales.
    En 2012 la précédente création jeune public, It’s raining cats and dogs, marque un tournant dans le projet de la compagnie. Confirmée par l’intérêt que rencontre encore aujourd’hui cette proposition auprès du public, elle approfondie l’écriture d’un cirque-chorégraphique jeune public.
     

    Collectif AOC, Un dernier pour la route

    Pour cette nouvelle création, le collectif AOC met une fois de plus, le spectaculaire au service d’un propos qui les touche : l’individu face au groupe. Le fameux « vivre ensemble » est observé, interrogé, décortiqué, chorégrap
    hié… Comment affirmer sa singularité dans une société hyper codifiée ? Comment s’intégrer, trouver sa tribu, y vieillir, s’en défaire, être ou non dans la norme, se trouver, se comprendre ? C’est par le biais du mouvement, de l’humour, du contrepoint et quelquefois de l’absurdité, qu’ils tentent de trouver une réponse à ces éternelles questions. Trampoline, trapèze ballant, cadre aérien, mât chinois, fil de fer… le geste acrobatique s’inscrit dans la narration comme support du vécu, de l’intime à l’universel.
     
    Le collectif AOC a vu le jour en Mars 2000 à l’initiative de six artistes de cirque et une administratrice. « Poussés par l’amour mutuel que nous nous portions, nous avons décidé de rassembler nos énergies débordantes sur scène. Avec leur première création « La Syncope Du 7 » ils ont exploré la multitude de leurs envies déterminant ainsi leur « signature » : le métissage des techniques de cirque, la pluridisciplinarité au sein d’un même spectacle, le mélange des styles chevillés au mouvement et à leur passion du cirque. Aujourd’hui, au delà de ses multi-influences, le collectif s’assume comme une véritable compagnie de cirque. Dix ans après la création de leur 1er spectacle “La syncope du 7”, les artistes du Collectif AOC (“Appellati
    on d’Origine Circassienne”) ont tourné dans toute la France et dans le monde entier. Ils continuent d’explorer, d’approfondir ce qui fait le terreau, l’identité fondatrice de la compagnie : la question du collectif et de l’individu, la mixité des techniques, ainsi que la confrontation avec un chorégraphe nourrissant ainsi à chaque rencontre, leur univers circassien. www.collectifaoc.com
     
     

    Compagnie Dernière Minute, Pierre Rigal, Bataille

    Bataille est une confrontation entre deux acteurs physiques : d’une part Hassan Razak, spécialiste de percussion corporelle et d’autre part Pierre Cartonnet, spécialiste d’acrobatie. Cette confrontation est une bataille complexe, paradoxale et ambigüe. Est-ce une danse réaliste ou une bagarre chorégraphique ? Est-ce un contrat accepté par les deux parties ou une violence unilatérale ? Est-ce un jeu de dupe ? La violence est-elle subie ou consentie ? Masochiste ou sadique ? Cette bataille joue avec les oppositions : le dedans et le dehors de la narration, l’alternance de l’humour et de l’angoisse; l’aller-retour entre le réalisme et l’abstraction. L’ensemble de ces paradoxes souligne les relations antagonistes entre le Moi et son Inconscient, épisodiquement maître à bord de ce jeu d’illusions mutuelles. C’est aussi deux relations au flux de la vie qui se confrontent ce qui provoque inévitablement déceptions, violences, jouissances, dominations, soumissions, extases... Georges Bataille, qui donne son titre à cette pièce, n’est plus très loin. Il écrivait : « J’ai perdu la foi dans un éclat de rire » ou encore « Tout était faux, jusqu’à ma souffrance. J’ai recommencé à pleurer tant que je pus : mes sanglots n’avaient ni queue, ni tête. » C’est dans cette ambivalence permanente que la pièce place son équilibre chancelant entre espoir et désillusion. La percussion corporelle, vocabulaire chorégraphique étudié dans toutes ses variantes, devient l’agrès sur lequel la mise en scène des pulsions de vie, de mort et de violence va pouvoir s’appuyer.

    Ancien sportif, Pierre Rigal se forme à la danse auprès de chorégraphes et metteurs en scène puis intègre en 2002 la compagnie de Gilles Jobin. En 2003, Pierre Rigal fonde la compagnie dernière minute, et a créée depuis huit spectacles, érection (2003) et Arrêts de Jeu (2006) en collaboration avec Aurélien Bory, puis Press (2008), Asphalte (2009), Micro (2010),  Standards et Théâtre des Opérations (2012) et enfin Bataille (2013) avec Hassan Razak et Pierre Cartonnet. La saison prochaine, il créera 3 nouvelles pièces, Paradis Lapsus sa première pièce pour le jeune public au Théâtre National de Chaillot, Salut pour le Ballet de l'Opéra de Paris et enfin Peut-être Oedipe pour le festival Montpellier Danse. 

    Hassan Razak découvre le théâtre en 1988 ans des ateliers dirigés par Brigitte Foglio. Sensible aux rythmes et percussions, il crée la Compagnie Onstap. Il suit l’Ecole professionnelle d’enseignement supérieure de la danse de Montpellier, puis est assistant chorégraphique d'Hamid Ben Mahi. Depuis une dizaine d’années il travaille régulièrement avec la Cie HVDZ de Guy Alloucherie. En 2007 il crée Parce qu'on va pas lâcher, un « duo percussif » avec Mourad Boulhali, puis My God !. (2013) et le solo La Prière des Anges (2014).

    Pierre Cartonnet découvre le milieu du spectacle vivant en suivant des formations de cirque et se spécialise en mât chinois. Ensuite, il suit pendant un an la formation de l’Ecole Professionnelle Supérieure d'Art Dramatique de Lille. A partir de 2005 il rejoint la Cie111-Aurélien Bory, interprétant plusieurs spectacles aux frontières du cirque et des arts visuels. Puis il fait la rencontre de David Bobee avec qui il collabore très régulièrement, notamment dans Hamlet (2010) pour le rôle titre.

    www.pierrerigal.net

     

    Circa Tsuica - Collectif Cheptel Aleïkoum, Maintenant ou jamais

    Sous le ciel étoilé de leur chapiteau, les artistes invitent le public à partager leur espace de liberté, celui de la musique et du cirque, car c’est Maintenant ou Jamais.
    Dans cet espace circulaire où chaque place est la meilleure, Circa Tsuica se questionne et questionne le public : Est-il utopique de vouloir inventer un autre rapport au public et à l’autre ? D’être ensemble simplement, dans le présent et heureux de l’être ? De laisser la place aux avis et aux différences de chacun au sein d’un même groupe, et par extension d’une société ?
    A la fois juge et partie, le public savoure ces moments de partage en musique, à vélo, à plusieurs, à beaucoup, en l’air, sur les mains…
    Sur la piste et sous la toile, la part belle est faite au vélo acrobatique, une discipline collective qui décidément est pleine de surprises... Bascule, portés, trapèze, imagination débridée et humour indiscipliné sont aussi au rendez-vous.
    La musique toujours composée avec le cirque sera ici parfaitement diabolique. Tantôt accompagnatrice, tantôt fondatrice, souvent fusionnelle elle entrainera le public et les artistes dans un seul et même mouvement.
    Avec eux ce soir, tout sera possible !
     
    Circa Tsuica est une fanfare de musiciens-circassiens au registre joyeux et irrévérencieux, réunis au sein du collectif Cheptel Aleïkoum.
    Créée en 2002 et située à Saint-Agil dans le Loir-et-Cher, la fanfare cirque réunit une douzaine d’artistes, pour la plus part issus du Centre National des Arts du Cir
    que de Châlons-en-Champagne, autour du désir de croiser le cirque et la musique.
    Dans ce mélange de discipline devenu sa marque de fabrique, Circa Tsuica centre son travail sur le respect de la diversité des approches artistiques de chacun de ses membres. Chaque artiste est constitutif du collectif qui devient une somme d’individu, indescriptible, mais unique.
    En 2009, dans un contexte européen où les résurgences nationalistes se font de plus en plus fortes, Circa Tsuica est remarqué et salué pour le spectacle Fanfarerie Nationale. Ils y évoquent avec humour l’histoire d’un village français marqué par la première guerre mondiale. En revisitant les hymnes et autres airs populaires et en utilisant le cirque pour illustrer la folie guerrière, ils font revivre des habitants que l’on découvre gonflés d’humanité.
    C’est toujours aussi concernés par la société qui les entoure que les artistes de Circa Tsuica s’interrogent sur le monde actuel, sur notre capacité à le changer et à le rêver avec leur nouveau spectacle créé en avril 2014 : Maintenant ou Jamais
    Le Cheptel Aleïkoum est une compagnie conventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC du Centre et soutenue par la Région Centre. Ce spectacle a bénéficié d’une aide à la création de la DGCA et d’une aide à la création de la SPEDIDAM.
     
    Accueil en résidence et coproduction :
    La Cité du Cirque - Le Mans
    La Brèche, Pôle National des Arts du Cirque de Basse-Normandie / Cherbourg-Octeville
    CIRCa, Pôle National des Arts du Cirque - Auch Gers Midi-Pyrénées
    Théâtre de Cusset - Scène conventionnée Cirque, Label Scène régionale d'Auvergne
    L’Hectare - Scène conventionnée de Vendôme
    C.I.E.L., Cirque en Lorraine
    Avec le soutien de :
    Agora, Pôle National des Arts du Cirque – Boulazac Aquitaine
    Le Carré Magique, Pôle National des Arts du Cirque - Lannion Trégor
    Théâtre de La Coupe d’Or - Scène conventionnée de Rochefort
    Culture O Centre - Ateliers développement culturel
     
     

    Buren Cirque, Cabanons

    Dans chaque Cabanon les spectateurs verront les mêmes six numéros mais ils les verront dans un ordre différent. Les spectateurs sont statiques, ce sont les artistes qui se déplacent d’un Cabanon à l’autre. Ce déplacement des artistes d’un lieu à l’autre se fait dans un temps minuté en rapport avec le temps de chaque numéro (10 minutes) de façon à assurer la continuité du spectacle dans chaque Cabanon. Daniel Buren, en collaboration avec la direction du projet et les artistes, conçoit pour chacun des artistes un lieu personnel.
    Chacun des six artistes a donc son lieu personnel qu’il retrouve à son entrée dans chacun des Cabanon.
    On crée ainsi une interrogation extérieure sur ce qui se passe dans le Cabanon et une interrogation de l’intérieur sur la possibilité que l’artiste
    arrive dans le temps exact pour faire son entrée dans le cercle de la piste.
    Sont présents dans le projet CABANONS Fabien Demuynck, direction artistique ; Daniel Buren, Dan Demuynck ; Jérôme Galan, sangles; Jérôme Thomas/Martin Schwietzke, jongleurs; Apra-Ako / El Nucléo, acrobatie ; Juan Tula, roue cyr ; Gaétan Blum, magie- comédie; Mah Damba, chanteuse; Éric Maurin, son; Jan Naets, direction
    technique.
     
    La compagnie BurenCirque s’est construite autour de la rencontre d’artistes de différentes disciplines – acrobates, musiciens, jongleurs, funambules, aériens, chanteuses, équilibristes, dresseurs – dans des dispositifs intérieurs et extérieurs crées pour le cirque par Daniel Buren. Depuis sa première création avec Daniel Buren, L’Entrée des artistes, présentée en 1988 au Studio national des arts contemporains du Fresnoy puis à la Villette, ce collectif d’artistes voyage à la rencontre de différents publics – Paris, Amiens, Auch, Marseille, Anvers, Yokohama, Ouagadougou, Bamako, Marrakech, Rome – présentant des spectacles qui, année après année, cherchent à approfondir autour de la piste et du chapiteau le rapport public/ artistes/espaces/regards/écoute.
     

    Mardi 21 octobre

    Compagnie XY, il n'est pas encore minuit

    Après Le Grand C où l’énergie partagée de 17 acrobates rendait hommage à la force du collectif, la compagnie XY s’agrandit encore pour cette nouvelle création. Ils sont désormais 22 en piste, tour à tour porteurs et voltigeurs. De nouveaux agrès font leur apparition. Et ça voltige toujours plus haut, plus fort, jusqu’à l’envol.
    Le passage de 17 à 22 acrobates démultiplie les possibilités, et les corps traversent l’espace telle des comètes. Jouant en circulaire sur un plateau nu, magnifiant l’espace du Cirque-Théâtre d’Elbeuf, les 24 artistes visibles de tout côté mettent le spectateur dans la connivence de l’action circassienne. Ce bouillonnement acrobatique est animé d’un esprit de fête et de liberté. De nouveaux champs d’expérimentation sont explorés comme le système de« planches sauteuses », carrés de bois manipulés par les porteurs pour propulser les voltigeurs. La bascule devient un engin de catapulte pour former des colonnes à 4. Le Lindy Hop, danse proche du swing née à Harlem dans les années 20, s’avère être un formidable terrain ludique qui laisse la place à l’improvisation.
    Solidarité, effort, légèreté, rigueur, rapport entre l'individu et le groupe sont évoqués sur la piste sous la forme du jeu ou de l’exploit. A l'évidence le cirque est un art de l'action, chez XY la démarche est collective.
    Il n'est pas encore minuit... est un événement acrobatique exceptionnel, repoussant les limites de la prouesse, et alliant la virtuosité à la poésie des corps en mouvement. 
     
     

    Le P'tit Cirk, Hirisinn

    Ce sont les gens de la tribu. Ils parlent une langue qui peut se passer de mots mais jamais de regards, de souffles, de sifflements joyeux, de mains que l’on pose sur l’épaule, d’épaules qui servent à s’élancer vers le bleu du ciel ou dans le vide. Leur langage est celui du cœur et c’est un battement que l’on voit au centre de la piste. On le voit s’accélérer puis ralentir, presque se taire. Le cœur de la tribu, c’est un trapèze qui glisse de bas en haut, qui s’agite, qui s’affole, selon que l’on court ou que l’on refuse de se laisser emporter par la course. Ils prennent des risques et nous font frissonner. Oui, mais ils sont ensemble et c’est un lien qui ne casse jamais. En breton, le mot hirisinn désigne les poils qui se hérissent. Hirisinn donne la chair de poule. Et c’est comme si l’on reprenait confiance. Ensemble est encore possible. Dans leurs yeux on peut lire sans l’autre je ne suis rien.Avec ce nouveau spectacle de cirque, Danielle Le Pierrès plus Christophe Lelarge font six. Le duo s’augmente de deux jeunes énergies ayant le goût des anneaux chinois, de deux musiciens maniant bandonéon et saxophones qui colorent de rythmes le chapiteau jaune et cette piste ronde comme une montre avec laquelle il est si excitant de jouer. On dirait qu’ils nous aident à vaincre le temps, l’ennui et bien d’autres misères. Guy Darol , écrivain.

    Avant de créer leur propre compagnie, Danielle Le Pierrès et Christophe Lelarge ont parcouru le monde et de nombreuses aventures circassiennes (Turbulence, Cirque du Soleil, Archaos, Cirque Plume, Les Arts Sauts…), soit un long chemin dont le bout est devenu un commencement. Avec leurs trois spectacles (Togenn, 2005 ; Tok, 2006 et 2, 2009), ils ont montré que Le P’tit Cirk possédait un langage, sourire en équilibre sur les remous vertigineux du monde, un vocabulaire sans esbroufe ni complication, simplement à portée de ceux qui pensent qu’au commencement de tout n’est pas le verbe mais l’émotion. 

    Distribution 
    De et Avec : Danielle Le Pierrès, Christophe Lelarge, Dimitri Lemaire, Louison Lelarge
    Musiciens : Philippe Ollivier et  Yannick « Jeanno » Jory 
    Mise en piste : LE P’TIT CIRK, Patrice Wojciechowski, Camille Kerdellant, Dominique Chevallier
     
    Technique : Guillaume Roudot : Conception et construction de la scénographie, Guillaume Roudot et Maël Velly : Régie , Nicolas Villenave : Lumière, Cécile Pelletier : Costumes , Brendan Corre : Chauffeur 

    Marie Münch :  Administration/Production, Muriel Jugon : Diffusion/Production

    La Compagnie LE P’TIT CIRK est  conventionnée par le Ministère de la  Culture et de la Communication – DRAC de Bretagne, le Conseil Régional de Bretagne, le Conseil Général des Côtes d'Armor et la Ville de Lannion

    www.leptitcirk.fr

     

    Le petit C reprise de spectacle le Grand C de la Cie XY par la 27ème promotion du CNAC 

    Les notions de reprise et de répertoire sont, pour la première fois depuis sa création, une composante importante du cursus au Cnac. Outre l'engagement d’une institution pour la mémoire des arts du cirque, ces reprises favorisent la mise en réseau du Cnac et de ses étudiants avec les professionnels. Les étudiants en 2e année du diplôme Dnsp travaillent désormais sur une pièce de référence du répertoire circassien, avec les artistes qui en sont les auteurs : un acte pédagogique qui consiste à re-créer un spectacle collectif à partir de l'œuvre de départ.
    Pour cette toute première édition, Gérard Fasoli a sollicité la Compagnie XY dont le travail repose fondamentalement sur les portés acrobatiques. Sous la direction de plusieurs artistes de la compagnie, la 27e promotion du Cnac (sortie déc. 2015) a partiellement repris et adapté Le Grand C en février 2014 à Châlons-en-Champagne, puis en octobre à Auch.
     
    Le Centre national des arts du cirque / Cnac : un lieu pour la pédagogie, l’innovation et la recherche Le Cnac est un établissement de référence internationale, créé en 1985 par le ministère de la Culture et de la Communication.
    Il comprend un pôle de formation supérieure des arts du cirque, qui s’articule autour de trois pivots :
    - une école supérieure qui dispense une formation validée par le diplôme DNSP et une licence mis en place en collaboration avec l’Enacr de Rosny-sous-Bois et en lien avec l’Université de Picardie Jules Verne ; - une cellule d’insertion professionnelle qui inclut le spectacle collectif de fin d’études, ainsi que l’accompagnement personnalisé des projets individuels des étudiants sortants ou récemment sortis ;
    - la formation continue des artistes et techniciens du spectacle vivant, la formation de formateurs
    et la préparation au diplôme d'Etat de professeur de cirque. • un pôle de documentation, d’étude et de recherche sur la pédagogie qui comprend :
    - un atelier pour le prototypage d’agrès innovants et pour la recherche sur les nouveaux matériaux, - un centre de ressources documentaires, pôle associé de la Bibliothèque nationale de France (BnF), ouvert au public (professionnels, scolaires, chercheurs confirmés, ...),
    - une unité audiovisuelle. Ces éléments positionnent le Cnac comme un lieu de recherche et d’innovation en matière de création artistique, de pédagogie, de réflexion sur le mouvement, le corps, la santé et la sécurité.

     

    Mathias Pilet et Alexandre Fournier, Nos Limites

    Un projet de Radhouane El Meddeb, Matias Pilet et Alexandre Fournier d’après une idée originale de Fabrice Champion
     
    Le projet de ce spectacle remonte à sa création par Fabrice Champion (ex des Arts Sauts) en complicité avec Matias Pilet et Alexandre Fournier, deux élèves-artistes circassiens de l’Académie Fratellini. Fabrice Champion, ancien voltigeur des Arts Sauts, enseignait à l’ENACR et était metteur en piste à l’Académie Fratellini, où il rencontra Matias Pilet et Alexandre Fournier, deux élèves particulièrement talentueux auxquels il s’attacha. De là lui vint l’envie de revenir sur le plateau, malgré son handicap, et de créer avec eux un spectacle de portés acrobatiques.
    Suite au décès de Fabrice Champion fin 2011 lors d’un voyage à l’étranger, Matias Pilet et Alexandre Fournier ont continué les répétitions. Par de petits ou grands hasards, le chorégraphe Radhouane El Meddeb, artiste associé au CENTQUATRE, a assisté à l’une d’elles.
    De cette première rencontre est née l’envie de poursuivre tous les trois le projet, Radhouane El Meddeb reprenant le spectacle et offrant à ses prémices son écriture chorégraphique contemporaine. L’idée n’étant pas de poursuivre à l’identique les impulsions de Fabrice qui ne pourraient lui être totalement fidèles, mais de les recueillir, de s’en inspirer, pour poursuivre au mieux ce projet.
    Le trio initial était recomposé, mais de différente nature ; et de cooptation commune, il était décidé qu’il fallait continuer.
    Matias Pilet et Alexandre Fournier et Radhouane El Meddeb ont donc continué de travailler. Une petite forme est née, entre cirque et danse ; le glissement vers la danse s’étant fait tout naturellement. 
    Ce projet est une histoire de pulsions de vie malgré les handicaps et les disparitions ; l’histoire aussi d’une jeunesse confrontée à l’absence mais surtout de sa capacité à rebondir, à empoigner sa technique et son art pour retrouver de l’énergie et continuer son processus de création.
     
     
    MATIAS PILET Après avoir pratiqué l'acrobatie et le théâtre dès l'adolescence, il intègre l’Ecole de Cirque de la maison pour tous de Champfleury à Avignon, et a été deux fois lauréat du prix des « Amoureux de la scène » du Chien qui fume (tremplin pour jeunes artistes).
    Il entre ensuite à l'École Nationale des Arts du Cirque de Rosny-sous-Bois (ENACR), où il se spécialise dans le « main à main ». Il y entame un travail autour de portés acrobatiques et dansés avec Alexandre Fournier. C'est dans ce cadre que tout deux rencontrèrent Fabrice Champion avec qui ils entamèrent un projet commun.
    Matias a par ailleurs participé à des projets aussi divers que danseur pour des clips ou pour un concert des NTM au Parc des princes en 2010.
     
    ALEXANDRE FOURNIER Originaire de Nouvelle-Calédonie, Alexandre est arrivé en France à 17 ans. Il a tout d'abord fait une école préparatoire au Centre des arts du cirque de Lomme près de Lille, l’école préparatoire de Cannes, Piste d'Azur, l'École Nationale des Arts du Cirque de Rosny-sous-Bois (ENACR), puis l'Académie Fratellini. Initialement jongleur, Alexandre est devenu porteur et acrobate au sol à l'ENACR, en rencontrant Mathias.
     
    RADHOUANE EL MEDDEB Formé à l’Institut Supérieur d’Art Dramatique de Tunis, il a travaillé avec les pionniers du théâtre tunisien et du monde arabe : Fadhel Jaîbi, Taoufik Jebali et Mohamed Driss. En France, il travaille avec les metteurs en scène Jacques Rosner, Lotfi Achour et Catherine Boskowitz. Il collabore artistiquement avec des auteurs contemporains tels que Natacha De Pontcharra et Adel Hakim. Il se met en scène en 2005 dans "Pour en finir avec MOI", puis il crée pour Montpellier Danse 2006 un solo pour un interprète "Hûwà, Ce lui". En 2007, il intègre la distribution de "1000 Départs de Muscles", création d’Héla Fattoumi et Eric Lamoureux. En 2008, il crée "Quelqu’un va danser..." pour les Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis. Cette même année, invité par le chorégraphe burkinabé Salia Sanou lors de la carte blanche au CND "Sonorités et corps d’Afrique", il conçoit la performance culinaire et dansée "Je danse et vous en donne à bouffer". En 2010, il crée au Centre National de la Danse à Pantin, sa première pièce de groupe "Ce que nous sommes", puis  "Chant d'amour' au Collectif 12. En mars 2011, Il crée, avec l’auteur Philippe Adam,  A L’Etroit au 104-CENTQUATRE où il est artiste associé depuis janvier 2011. En juillet 2012 au festival Montpellier Danse, il crée le solo Sous leurs pieds, le paradis, dont il partage l’écriture chorégraphique avec Thomas Lebrun. En 2012, Matias Pilet et Alexandre Fournier l'invitent à chorégraphier le duo entre danse et cirque "nos limites" dont la première a eu lieu en janvier 2013 au CENTQUATRE.
     
     
     
     
     
    Crédits photographiques :
     
    Cridacompany : D Maugendre
    Sacékripa :
    Baro d’Evel : Alexandra Fleurantin
    Cirque Aïtal : Mario del Curto
    Battle hip-hop cirque [Création !] : La Chicaneuse
    Oktobre : Daniel Michelon
    Akoreacro : Jean-Paul Estournet
    Collectif Petit travers : Moa Karlberg
    Cie 111 : Aglae Boris
    Le Vide : Alan Guichaoua
    Mathurin Bolze : Manon Valentin
    Les Philébulistes : Tadej Gregl
    Les Escargots Ailés :
    Collectif AOC : Géraldine Aresteanu
    Pierre Rigal : Pierre Grosbois
    Le Cheptel Aleïkoum: Ian Grandjean
    Buren Cirque : NC
    Compagnie XY : Christophe Reynaud de Lage
    Le P'TIT CIRK : Alexandre Kozel
    Nos Limites : Christophe Reynaud de Lage

     

    Detailed program

     

    ///////////////////////////////////////// Friday October 17th //////////////////////////////////////////////

    14h00 : Meeting point downtown in Toulouse location determined soon

    Departure to                                                                                                Le Lido (by underground)

    15h30 : Show : Cridaycompany Manana es manana

    17h00 : Show : Sacékripa Vu

     

    Départure to                                                                                                Théâtre Garonne (métro)

    19h30 : show : Barol d’Evel Mazut

     

    Départure to                                                                                                La Grainerie (by bus)

    21h00 : Show : Aïtal Pour le meilleur et pour le pire

    Lunch after the show at La Grainerie

     

    ///////////////////////////////////////// Saturday October 18th //////////////////////////////////////////

     

    11h00  just for participants from macro meeting with a geographic area determined soon

     

    free lunch

     

    14h30  show : Battle Hip-Hop at                                                            Théâtre Sorano

    16h00 : show : Oktobre at                                                                      Théâtre Sorano

     

    departure by bus                                                                                       to Blagnac Odyssud          

    18h00 : show : Akoeacro Klaxon

    20h30 : show : Petit travers Les beaux orages qui nous étaient promis

     

    Lunch at Odyssud

     

    23h30 : Departure to centertown by bus

     

    ///////////////////////////////////////// Sunday October 19th ////////////////////////////////////////////

     

    11h30 : departure by bus to                                                                  Le Lido

    12h00 : Show : La Chrysalide du Lamentin by the students of the Lido

    13h00 : lunch at Le Lido

     

    14h45 : departure by bus to                                                                  TNT

    15h30 : show : cie 111 Sans Objet

     

    16h30 : departure to Auch by bus (duration 1 :30)

     

    18h00 : Arrival in Auch

    presentation of CIRCA festival by Marc Fouilland, Director

     

    all indication for the places of the shows will be indicated on a map of the festival

     

    18h30 : show Le Vide at CIRC le Dôme

    19h30 : departure by bus

     

    20h00 : Show Les Philébulistes Hallali at Place de la Libération

    22h00 : Show : Mathurin Bolze Nous sommes tous pareils à ces crapauds et Ali at CIRC le Dôme

    23h30 : lunch at la Cant’Auch with the artists

    00h30 : hotel tour by bus

     

     

    ///////////////////////////////////////// Monday October 20th ////////////////////////////////////////////

     

    10h00 : hotel tour by bus

    10h30 : Accueil du Maire, présentation Hors les Murs : traduire

     

    11h30 : Show : Les escargots ailés, Chauve-Souris

     

    12h45 : free lunch ou Préfecture ???

     

    14h30 : show Compagnie AOC, Une dernière pour la route

    16h10 : show : Pierre Rigal, Bataille                            (by bus)

    19h00 : networking « apéro des pros »

     

    20h30 : show : Circa Tsuica, Maintenant ou jamais

    22h30 : show : Buren Cirque, Cabanons

     

    00h00 : lunch at la Cant’auch with the artists

    01h00 : hotel tour by bus

     

    ///////////////////////////////////////// Tuesday October 21th ///////////////////////////////////////////

     

    09h30 : hotel tour

    10h00-12h30 : artstic projects with the artist

     

    12h45 : free lunch

    14h30 : show : company XY, Il n’est pas encore minuit

    16h30 : show : Le P’tit Cirk, Hirisinn

    18h00 : show : CNAC : reprise du Grand C by XY company   (by bus)

     

    19h00 : visite du CIRC and « apéro des pro »

     

    20h30 : show : Mathias Pilet & Alexandre Fournier, Nos Limites

     

    22h00 : lunch at la Cant’auch with the artists

     

    00h00 : hotel tour by bus

     

  • Francesc Casadesus Mercat de les Flors Espagne Site web
  • MEI LIN 1979 Belgique
  • Inga LOZOVAYA Centre théâtral international Slava Polounine Russie Site web
  • Cesar Omar Barrios Cabaret Capricho / FiCHo Mexique Site web
  • Saara Juvonen Festival Finlande Site web
  • Salla Hakanpää WHS Finlande Site web
  • Heloise Darcq French Institute Alliance Francaise (FIAF) États-Unis Site web
  • Gintare Masteikaite Arts Printing House Lituanie Site web
  • alejandra cuevas circo Argentine
  • Ekaterina Alekseenko Meyerhold theatre centre Russie Site web
  • Elena Kovalskaya Meyerhold theatre centre Russie Site web
  • Ening Nurjanah Komunitas Salihara Indonésie Site web
  • Carolina Garcez SESC São Paulo Brésil Site web
  • Ekaterina Yakimova International Festival and School of Contemporary Performing Arts "Territory" Russie Site web
  • Joanna Nuckowska Nowy Teatr Pologne Site web
  • Mara Pavula Next Door Circus France Site web
  • Karoliina Kuosmanen Cirko - Center for New Circus Finlande Site web
  • Silvio Bento SESC RS Brésil
  • Lanfranco CIS Festival Oriente Occidente Italie Site web
  • Ivan Kralj Festival novog cirkusa Croatie Site web
  • Katarína Pokorná Cirkul´art Slovaquie
  • Anu Tähemaa Circus Tree Festival/AD Productions/Circus Studio Folie: ESTONIA Estonie Site web
  • hannah bruce The Roundhouse, London Royaume-Uni Site web
  • Nico Agüero EL CIRCENSE Argentine Site web
  • Karen Walshe St Patrick's Festival Irlande Site web
  • Philippe Deman Maison de la Culture de Tournai (BE) + Festival La Piste aux Espoirs Belgique Site web
  • Pavol KELLEY Circul'Art Slovaquie
  • Jean-Marc Diebold IFA Bureau du théâtre et de la danse et du cirque Allemagne Site web
  • Ismail Mahomed National Arts Festival Afrique du Sud Site web
  • Duncan Wall Circus Now États-Unis Site web
  • Sven Heier Roxy Suisse Site web
  • Anja Dirks Festival du Belluard Suisse Site web
  • Sharupa Dutta Teamwork Arts P Ltd Inde Site web
  • Constance Paris Festival La Piste aux Espoirs (BE) Belgique Site web
  • Yassine Elihtirassi Colokolo des arts de la rue Maroc
  • elhmamsi hamza Colokolo des arts de la rue Maroc
  • Anne Kumps Halles de Schaerbeek Belgique Site web
  • Markus Wörl Tollwood GmbH Allemagne Site web
  • Katrien Verwilt Copenhagen International Theatre Danemark Site web
  • Louise Kaare Jacobsen Københavns Internationale Teater Danemark Site web
  • Jean Cabaret Le Séchoir, Leu Tempo festival Réunion Site web
  • Nadia Drouin TOHU Canada Site web
  • Gigi Cristoforetti Torinodanza Festival Italie Site web
  • Macarena Simonetti Circus Arts Dp. of the National Council of Culture and Arts of Chile Chili Site web
  • Margarita Korzoun Minsk Street Theatre Forum Biélorussie Site web
  • Victoria Wang National Taichung Theater, Taiwan Taïwan
  • Lotta Vaulo CircusInfo Finland Finlande Site web
  • Gary Farmer City of Miami Beach États-Unis Site web
  • Rachel Clare Crying Out Loud Royaume-Uni Site web
  • Sami Ylisaari Cirko - Center for New Circus Finlande Site web
  • Anouk Aspisi Institut français d'Italie Italie Site web
  • Vladimir Galak Festival des théâtres de rue de Minsk Biélorussie Site web
  • Dong Hee CHO Seoul Foundation for Arts & Culture Corée du Sud Site web
  • Cantù Paolo Teatro Franco Parenti Italie Site web
  • FRANCESCO UNGARO Cantieri Teatrali Koreja Italie Site web
  • Susanne Theis Discovery Green Conservancy États-Unis Site web
  • Lanfranco Cis Festival Oriente Occidente Italie Site web
  • Corrado Russo viagrande studios Italie Site web
  • Hiromi Ozaki OWLSPOT theatre Japon
  • Natalia Sultanova Zavod Bufeto Klovnbuf festival Slovénie Site web
  • Norman Armour PuSh International Performing Arts Festival Canada Site web
  • khalid tamer Collectif Eclats de Lune Maroc Site web
  • FABRIZIO GAVOSTO FESTIVAL MIRABILIA Italie Site web
  • Ramona Mihaela Hristea Festival International de Theatre Sibiu Roumanie Site web
  • John Ellingsworth Sideshow Royaume-Uni Site web
  • Sarka Marsikova CIRQUEON and Cirkopolis festival République tchèque Site web
  • Gabriela Ricardes Buenos Aires Polo Circo et Centro Cultural San Martin Argentine Site web
  • Michiko Tanaka Setouchi Circus Factory Japon
  • María Folguera Teatro Circo Price Espagne Site web
  • Zsuzsi Nagy Trafó - House of Contemporary Arts Hongrie Site web
  • Keng Sen Ong Singapore International Festival of Arts Singapour Site web
  • Fai Cheung feverchina Chine
  • Laurence GALLI Alliance Française Colombie
  • Sverre Waage Cirkus Xanti - Circus Village Norvège Site web
  • Sven Till fabrik Potsdam & Potsdamer Tanztage Allemagne Site web
  • Junior Perim Cirque Brésil Site web
  • Monique MARTIN City Parks Foundation/SummerStage États-Unis Site web