Danse
focus danse lyon 19-22 septembre 2012
Après le succès du Focus Cirque qui a réuni plus de 90 programmateurs étrangers du 10 au 15 avril 2012 et leur a permis de découvrir 16 spectacles et 14 compagnies, l'Institut français collabore avec la Biennale de la Danse de Lyon pour la troisième édition du Focus Danse du 19 au 22 septembre 2012.
Focus Danse, imaginé et initié par la Biennale de la Danse de Lyon et Culturesfrance en 2008, est une manifestation conçue en partenariat avec les services culturels des Ambassades de France, l'ONDA (Office national de diffusion artistique) et la NACRe Rhônes-Alpes. Cette manifestation bénéficie du soutien du Ministère de la Culture et de la Communication.
Les éditions Focus Danse, permettent des échanges et rencontres entre les professionnels étrangers et français, ainsi qu'avec les artistes. C'est aussi l'occasion de réunir les opérateurs d'une même région afin d'envisager des projets communs. En 2010 plus de 400 directeurs de théâtre et de festivals du monde entier, en particulier d'Asie et d'Europe, ont pu découvrir 9 les créations proposées, participer aux Salons d'artistes et Speed dating organisés par l'ONDA, ainsi qu'aux divers ateliers.
La 3ème édition Focus Danse 2012, axée sur les artistes français qui croisent les disciplines - danse, théâtre, vidéo, présente durant quatre jours 9 compagnies.
Par ailleurs, dix chorégraphes qui font l'actualité de la scène artistique française participent aux Salons d'artistes. Réunis au sein de petits groupes de programmateurs les artistes présentent leurs univers et créations à travers des discussions illustrées de vidéos de pièces récentes.
Biennale de la Danse de Lyon
La 15ème Biennale rassemble les grands maîtres de la danse contemporaine, les œuvres populaires ainsi que la jeune génération. Un festival de créations qui accueille de nombreux artistes en résidences et ouvre les portes de cette « Fabrique des œuvres » au public. Une programmation foisonnante et variée, du hip hop au ballet contemporain, en passant par le flamenco, la danse irlandaise, les danses venues d’Asie et bien d’autres encore. La Biennale donne également la place aux amateurs et aux spectateurs avec des propositions participatives et festives, ainsi qu’une« fabrique du regard » pour rencontrer les artistes et approfondir son rapport à l’art chorégraphique.
ONDA
L'Office national de diffusion artistique, créé en 1975 est subventionné par le ministère de la Culture et de la Communication.
L'Onda encourage la diffusion, sur le territoire national, d'œuvres de spectacle vivant qui s'inscrivent dans une démarche de création contemporaine soucieuse d'exigence artistique et de renouvellement des formes, et stimule les échanges en matière de spectacle vivant en Europe et à l'international.
Son champ d'intervention couvre l'ensemble des disciplines, théâtre, danse, musique, cirque, arts de la rue ; que ces œuvres soient créées en France ou à l'étranger ; qu'elles s'adressent aux adultes ou aux enfants.
L'Onda développe son activité au travers de 4 axes principaux : expertise et conseil, rencontres, soutiens financiers, Europe et international.
NACRe Rhônes-Alpes
La NACRe, agence culturelle régionale portée par le Conseil Régional et la Direction Régionale des Affaires Culturelles Rhône-Alpes, organise son activité autour de deux grandes missions : l'accompagnement des politiques publiques et l'appui à la structuration du spectacle vivant professionnel.
Son activité s'articule autour de l'accompagnement, de la production et de la mise à disposition de ressources et de la formation. Quatre axes thématiques traversent les projets mis en place par la NACRe : l'entreprenariat artistique et culturel, la mobilité des artistes, le développement culturel en région, le numérique
Ministère des Affaires étrangères
Le réseau culturel français à l'étranger participe à Focus Danse par l'invitation des professionnels étrangers à Lyon
19 Septembre
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(Parcours 1) 19hGerminalAntoine Defoort et Halory GoergerLes Subsistances

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(Parcours 1) 20h45Roméo et Juliette (création)David Bobée / Groupe RictusLes Subsistances

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(Parcours 2) 19hCréation 2012François Chaignaud et Cécilia BengoléaEnsatt - Théâtre Terzieff

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(Parcours 2) 21h30Sfumato (création)Rachid Ouramdane / L'A.Le Toboggan, Décines

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20h30CréationMaguy Marin/Cie Maguy MarinTNP Villeurbanne - Petit Théâtre

20 Septembre
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(Parcours 2) 19hGerminalAntoine Defoort et Halory GoergerLes Subsistances

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(Parcours 2) 20h45Roméo et Juliette (création)David Bobée / Groupe RictusLes Subsistances

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(Parcours 1) 19hCréation 2012François Chaignaud et Cécilia BengoléaEnsatt - Théâtre Terzieff

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(Parcours 1) 21h30Sfumato (création)Rachid Ouramdane / L'A.Le Toboggan, Décines

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20h30Basics (création)Yuval Pick/CCN de Rillieux-la-PapeThéâtre de la Croix-Rousse

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20h30Accidens (ce qui arrive)Samuel Lefeuvre - Raphaëlle Latini - Nicolas Olivier /Groupe EntorseCCN de Rillieux-la-Pape

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20h30CréationMaguy Marin/Cie Maguy MarinTNP Villeurbanne - Petit Théâtre

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14h30 - 16h30Salons d'artistes 1

21 Septembre
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19hGerminalAntoine Defoort et Halory GoergerLes Subsistances

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20h45Roméo et Juliette (création)David Bobée / Groupe RictusLes Subsistances

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(Parcours 1) 19hBasics (création)Yuval Pick/CCN de Rillieux-la-PapeThéâtre de la Croix-Rousse

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(Parcours 1) 21h30PanoramaPhilippe Decouflé/Compagnie DCAAmphithéâtre, Cité Internationale

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(Parcours 2) 19hAccidens (ce qui arrive)Samuel Lefeuvre - Raphaëlle Latini - Nicolas Olivier /Groupe EntorseCCN de Rillieux-la-Pape

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(Parcours 2) 21h30CréationMaguy Marin/Cie Maguy MarinTNP Villeurbanne - Petit Théâtre

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20h30MurmuresBouba Landrille Tchouda/Cie MalkaCentre Culturel Charlie Chaplin, Vaulx-en-Velin

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11h - 13hSalons d'artistes 2

22 Septembre
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20h45Roméo et Juliette (création)David Bobée / Groupe RictusLes Subsistances

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(Parcours 2) 19hBasics (création)Yuval Pick/CCN de Rillieux-la-PapeThéâtre de la Croix-Rousse

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(Parcours 2) 21h30PanoramaPhilippe Decouflé/Compagnie DCAAmphithéâtre, Cité Internationale

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(Parcours 1) 19hAccidens (ce qui arrive)Samuel Lefeuvre - Raphaëlle Latini - Nicolas Olivier /Groupe EntorseCCN de Rillieux-la-Pape

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(Parcours 1) 21h30CréationMaguy Marin/Cie Maguy MarinTNP Villeurbanne - Petit Théâtre

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(Parcours 1 et 2) 16h30MurmuresBouba Landrille Tchouda/Cie MalkaCentre Culturel Charlie Chaplin, Vaulx-en-Velin

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20h30MurmuresBouba Landrille Tchouda/Cie MalkaCentre Culturel Charlie Chaplin, Vaulx-en-Velin

Les inscriptions à ce focus sont closes.
Téléchargez le calendrier et le programme complet
Contact Institut français Focus Danse
A compter du 18 septembre nous serons joignables au 00 (33) (0) 6 47 62 21 98
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José Brandao COMPANHIA DE DANÇA RAIZ DI POLON Cap-Vert -
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SARAH NAA AYELEY OKINE NOYAM AFRICAN DANCE INSTITUTE Ghana -
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Focus danse est un espace d’échanges et de rencontres donnant l’occasion de découvrir des créations ou pièces récentes d’artistes travaillant en France. Des professionnels de toutes nationalités (programmateurs, chorégraphes, critiques de danse...) se réunissent à Lyon pour confronter des expériences en matière de circulation des œuvres chorégraphiques. Ce forum a pour vocation de favoriser les rencontres entre artistes et professionnels et de donner naissance à de nouvelles synergies favorisant la production et la diffusion de la danse. Durant trois jours, tables rondes, ateliers et échanges mettent en perspective des initiatives internationales d’engagement pour l’art chorégraphique. En soirée, un parcours s’inscrivant dans le programme de la Biennale de la danse permet d’assister aux dernières pièces de créateurs français.
Focus danse is a forum for people to meet and exchange ideas, and provides an opportunity to discover new and recent pieces by artists working in France. Professionals of many nationalities (programmers, choreographers, dance critics, among others) will gather in Lyon to compare their experience in the circulation of choreographic works. This forum is designed to promote encounters between artists and professionals, and to generate fresh synergies to support the production and dissemination of dance. Over three days, round tables, workshops and conversations will place in perspective a range of international choreographic- art initiatives. In the evenings, attendees can enjoy new and recent works by French creators on Biennale double bills.
Organisée par Culturesfrance*
26 septembre :
Proposées par l’ONDA Organised by the ONDA
Avec : Rosita Boisseau, journaliste au journal Le Monde et écrivain
Modérateur : Solange Dondi, conseiller danse - ONDA (France)
27 septembre
Organisée et animée par la NACRe
Organisé par le Relais culture Europe
Press Pierre Rigal / Compagnie dernière minute
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Ex-athlète de 400 m et de 400 m haies, diplômé par ailleurs en économie mathématique et en cinéma, Pierre Rigal est un brillant touche-à-tout qui a dansé chez Gilles Jobin avant de créer un premier solo très remarqué (Erection en 2003), puis une souriante pièce de groupe autour du monde de l’enfance et du football (Arrêts de jeu en 2006). Son nouveau solo, Press, s’aventure du côté de l’immense banalité de l’homme moderne qui, pris au piège de la consommation et de la standardisation, fait basculer la vie ordinaire vers une inquiétante étrangeté. Cherchant à montrer comment les modifications mécaniques de notre environnement physique et mental agissent sur le corps et l’obligent à s’adapter, Pierre Rigal, tout en mouvements très physiques, corps sculptural et esprit original, évolue seul sur le plateau pour en changer sans cesse les contours et l’architecture jusqu’à l’absurdité. Une « tragédie chorégraphique » ébouriffante d’énergie et de talent qui fait vivre chaque geste quotidien comme une performance.
Production : Compagnie dernière minute, Gate Theatre (Londres) - Coproduction : Théâtre Garonne (Toulouse), Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis - Avec le soutien de : DRAC Midi-Pyrénées, Ville de Toulouse, Conseil Général de la Haute- Garonne - La programmation au Studio Jorge Donn - Maison de la Danse reçoit le soutien de la fondation BNP Paribas.
Photo : Frédéric Stoll
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Blanche Neige Angelin Preljocaj / Ballet Preljocaj
Musique : Gustav Mahler - Costumes : Jean-Paul Gaultier - Décors : Thierry Leproust - Vidéo : Gilles Papain - Assistant, adjoint à la direction artistique : Youri Van den Bosch - Assistante répétitrice : Claudia De Smet - Choréologue : Dany LévêqueCoproduction : Biennale de la Danse de Lyon / Conseil général du Rhône, Théâtre National de Chaillot, Grand Théâtre de Provence, le Duo Dijon, Staatsballet Berlin (Allemagne), Fondazione I Teatri RED / RPF (Reggio Emilia, Italie) - Le Ballet Preljocaj, Centre Chorégraphique National, est subventionné par : le Ministère de la culture et de la communication - DRAC PACA, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Département des Bouches-du-Rhône, la Communauté du Pays d’Aix et la Ville d’Aix-en-Provence, et reçoit le soutien de : Groupe Partouche - Casino Municipal d’Aix-Thermal, Groupama Alpes-Méditerranée pour le développement de ses projets, et de Culturesfrance - Ministère des Affaires étrangères pour certaines de ses tournées à l’étranger.Avec le soutien de la Région Rhône-Alpes dans le cadre de l’Appel à Projet Spectacle Vivant. Accueil : Maison de la Danse, Biennale de la Danse
D’eux sens Abou Lagraa / La Baraka

Avec I, la nouvelle création d’Abou Lagraa, le chorégraphe signe un duo très personnel qu’il choisit d’interpréter lui-même avec son épouse. S’inspirant de la poésie perse ancienne et des quatrains du poète et philosophe Omar Khayyam, Abou Lagraa s’interroge sur la fuite du temps, les plaisirs éphémères de la vie et l’imminence de la mort, à travers des mouvements spiralés, entre ciel et terre. Seule la respiration vient contrarier une danse fluide tendue vers l’amour et la beauté, tendue surtout vers le désir ardent de l’amour de l’autre jusqu’à la perte possible de soi. D’où le choix du duo et de la figure du couple, comme une évidence, pour cette pièce charnelle, axée sur le contact physique et les entrelacs des corps. Sur le plateau, deux musiciens Soufi interprètent ces poèmes. Jamais sans doute, Abou Lagraa n’avait fouillé aussi loin sa propre histoire et sa propre culture.
Photos : La Baraka-Abou Lagraa © Eric Boudet / portrait : Abou Lagraa © Michel Cavalca
Création 2008 Frank Micheletti / Kubilaï Khan Investigations
Depuis Gyrations of barbarous tribes où Frank Micheletti, du collectif Kubilaï Khan, signait une pièce à la beauté ondulante et charnelle et Mondes, Monde, créé au Festival d’Avignon 2006 pour le danseur éthiopien Junaid Jemal Sendi qui se dépliait en douceur comme un papier de soie, la réputation de Kubilaï Khan et de leurs créations n’est plus à faire. Au programme, respect du corps, gestes simples, étranges, techniques et poétiques, échanges artistiques pluridisciplinaires. Pour cette première mondiale, Kubilaï Khan croise différents langages à partir d’un texte du philosophe Jean-Luc Nancy, Corpus, qu’il mélange et repique comme une bouture, à ses recherches. Un espace ouvert à la multiplication des trajectoires, dansées et musicales. Le coup de coeur de Mourad Merzouki, chorégraphe invité de la Biennale.
Scénographie et lumières : Ivan Mathis
Coproduction : Biennale de la Danse de Lyon, l’Arsenal (Metz), La Comédie de Clermont-Ferrand - Scène Nationale, Théâtres en Dracénie, CNCDC de Châteauvallon, Théâtre Louis Aragon (Tremblay-en-France), le Polaris (Corbas) - Créé en résidence à Châteauvallon, avec le soutien du CNCDC - Kubilaï Khan Investigations est conventionnée par le Ministère de la culture et de la communication - DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur et par la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et subventionnée par le Conseil Général du Var et la Ville de Toulon, au titre de l’aide au projet - Avec le soutien de : Culturesfrance - Ministère des Affaires étrangères pour ses tournées à l’étranger - Accueil :Espace Albert Camus - Bron, Le Polaris - Corbas, Biennale de la Danse
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Turba Cie Maguy Marin / CCN Rillieux-la-Pape
Déterminée à faire de la danse un mouvement d’idées autant qu’un spectacle, Maguy Marin offre, avec sa nouvelle pièce Turba, une fresque gigantesque à la beauté très visuelle. Turba signifie « une multitude, une grande population, la confusion et le tumulte », d’où une foule d’images baroques et somptueuses pour fouiller la nature profonde des choses et la diversité des individus. Le texte De la nature des choses est du poète latin Lucrèce, pour qui la Nature est une somme infinie dont l’addition des éléments, même les plus infimes, ne sauraient former un tout. Ce poème sert ainsi de base à des rythmes indiscernables et à un déchiffrage secret de postures, de gestes et de détails, plus qu’au mouvement dansé au sens strict. Sur une scène creusée d’étroits couloirs, onze interprètes perruqués, costumés et fardés, sortis d’un film de Fellini ou d’une pièce de Shakespeare, bougent sans bouger, s’immobilisent ou tombent sous l’effet des mots. Théâtre d’ombre et de figurants, une nouvelle turbulence magistrale de Maguy Marin.
Samedi / Saturday
Loin... Rachid Ouramdane / Cie L’A.
Pour le chorégraphe Rachid Ouramdane, l’autobiographie dansée, entre performance et vidéo documentaires, est devenue une exigence pour montrer que le danseur, sur scène, est aussi un être social et humain qui porte sa propre histoire. Après avoir interrogé les constructions identitaires contemporaines et les nouvelles formes de métissage à travers les fragments de vie de ses interprètes, Rachid Ouramdane se penche sur l’héritage et le brassage de son propre passé, à partir du carnet militaire de son père algérien, parti combattre en Indochine. Cette lecture, suivie d’un séjour au Vietnam, est pour lui l’occasion troublante de faire l’expérience de l’exil intérieur, un sentiment intime qui est le point de départ et le point de fuite de Loin. Un solo au rythme singulier et envoutant où résonnent d’autres figures que celles de la propre histoire du chorégraphe.
Création musique : Alexandre Meyer
Abstraction & Gravité Fabrice Lambert / L’expérience harmaat
Avec Fabrice Lambert, figure remarquée d’une nouvelle génération qui explore des champs d’expérimentation inédits pour la danse, mieux vaut accepter d’emblée de perdre tous ses repères. Car celui dont la démarche porte sur « l’écriture du corps et de son environnement », utilise les influences des nouvelles technologies et de la vidéo pour inventer des formes abstraites fortes, graphiques et charnelles. Gravité interroge ainsi les modes de la perception et les forces gravitationnelles et cinétiques avec lesquelles le corps cohabite pour exister dans l’espace. L’ex-interprète de Carolyn Carlson et Catherine Diverrès, à la gestuelle souple et précise, joue alors d’effets de proximité et de distance en usant d’une caméra qui démultiplie la danse à l’infini sur l’écran de fond de scène. L’illusion est totale. Très belle. L’oeil ne fait que projeter des images mentales. Et le spectateur comme emporté par un flux débordant se réveille... devant une flaque d’eau.
Photos : L’expérience harmaat, Gravité © Alain Julien
Comment fabriquer un peu de rêve tout en ayant un regard juste sur le monde ? Après deux pièces assez graves, Kader Attou, de la compagnie Accrorap, compagnie phare
Une plateforme de diffusion de la création française 9 créations ou spectacles récents
Focus danse est à la fois un espace de dialogue international dévolu à la danse et une plateforme de diffusion pour l’art chorégraphique. Fort de la réussite de la première édition en septembre 2008, l’ambition est de renouveler et renforcer ce forum international de la danse en 2010.
Focus danse est un modèle de réussite collective dans le secteur culturel. Imaginé par la Biennale de la danse et Culturesfrance, Focus danse repose sur des partenariats avec des structures de référence dans le champ des ressources professionnelles pour la culture et la scène chorégraphique en particulier : le Centre national de la danse (CND), l’Office national de diffusion artistique à Paris (Onda), la Nouvelle Agence Culturelle Régionale Rhône-Alpes à Lyon (NACRe).
Du 22 au 26 septembre 2010, Focus danse a réuni à Lyon 400 directeurs de salles de spectacle et de festivals du monde entier et en particulier d’Asie et d’Europe avec le soutien des services culturels des Ambassades de France et de Culturesfrance. Pendant quatre jours, débats, ateliers et rencontres entre artistes et professionnels ont interrogé le regard que la danse contemporaine pose sur le monde. Un parcours sur mesure dans le programme de la Biennale de la danse de Lyon donne un aperçu de l’actualité de la création chorégraphique “ made in France ” en offrant aux artistes un tremplin pour l’international.
Un projet initié par Culturesfrance et la Biennale de la danse de Lyon, en partenariat avec le Centre national de la danse, l’Onda (Office national de diffusion artistique), la NACRe Rhône-Alpes et les services culturels des Ambassades de France. Avec le soutien du Ministère de la culture et de la communication.
Focus danse is both an international forum de- voted to dance and a platform for disseminating choreographic art. Encouraged by the success of the first edition in September 2008, we aim to renew and strengthen this international dance event in 2 010.
Focus danse is a model of collective success in the cultural sector. Devised by the Lyon Dance Biennale and Culturesfrance, Focus danse is based on partnerships with organisations that set the standard in providing professio- nal resources for culture, and especially for choreographic art : the national dance Centre (CND), the National Office for Contemporary Performing Arts Circulation (Onda) in Paris, and the New Cultural Agency for the Rhône-Alpes Region (NACRe) in Lyon.
From 22-26 September 2010, Focus danse with bring together in Lyon some 400 venue and festival directors from across the world, and primarily from Asia and Europa, invited by French embassies’ cultural departments and Culturesfrance. Four days of debates, workshops and encounters between artists and professionals explore

d contemporary dance’s worldview. A tailored trail through the Lyon Dance Biennale programme will provide a snapshot of current French choreographic creation, thus offering artists an international springboard.
A project initiated by Culturesfrance and the Lyon Dance Biennale, in partnership with the National Dance Centre (CND), the National office for Contemporary Performing Art Circulation (Onda), the New Regional Cultural Agency (NACRe) in Rhône-Alpes, and the cultural affairs departments of France’s embassies. With the support of the Ministry of Cuture and Communications.
spectacles / shows
Pièce pour 5 acrobates - Création 2010
S’il n’est pas chorégraphe, Mathurin Bolze fait partie de ces artistes atypiques qui échappent aux catégories. Formé aux arts du cirque, il est de ces inventeurs du mouvement dont il partage certains fondamentaux : l’espace, le corps, la virtuosité et la question du vivre ensemble. Son projet poétique, Du goudron et des plumes, est un objet de méta- phore, de rencontres, un prétexte à s’élancer. Tout est propice à l’invention pour cette étrange fratrie, errante et rescapée, dont on ne sait quelle tempête l’a conduit sur cette embarcation incertaine, vais- seau en transformation – curieux objet scénogra- phique, table esquif, plateforme à échasses – surtout pensé comme un véhicule des aventures humaines.
Trained in circus arts but uncategorisable, Mathurin Bolze is concerned with space, virtuosity, the body and the question of living together. In this metaphor of human adventure, a strange band of five wanderers, survivors of an unknown storm, invent ceaselessly on a hazardous vessel in the throes of transformation. Bewitchingly lit, and apparently adrift between sky and earth, it attracts, captures, propels and uns- teadies the acrobats. A tale about all those who struggle to keep their feet on reality’s uncertain ground.

Pièce pour 2 danseurs et 1 voix - Création 2 010
Qui est l’homme de l’Atlantique ? Avec un art certain pour le travestissement, le chorégraphe Olivier Dubois et sa complice Marion Lévy s’engagent dans l’aventure : cerner de plus près les multiples facettes
d’une idole du passé. Portrait intime d’une star maisaussi réminiscence d’une période particulière, la pièce se construit sur l’ambiguïté. La vie et la carrière du crooner adulé, acteur inoubliable, est revisitée à l’aune du corps. Frank Sinatra, autrement surnommé Blue eyes, n’était-il pas d’abord une présence ? C’est l’outrance du phénomène qui intéresse Olivier Dubois. Comment danser encore à l’image du talent et de ses ombres ?
At once star portrait and fifties reminiscence, this ambiguous piece seeks to shed light on the many facets of Frank Sinatra. It revisits the life of the unforgettable crooner and actor through the body – for after all, wasn’t “ol’ Blue eyes” pri- marily a presence? The awesome staging – grand staircase, glistening horn section, nYC ballroom ambience – is filled with objects : 150 evening outfits, life-sized dolls... How can dance render talent and its shadows? The choreographers take us on that journey, from dreams to oblivion.
ENSEMBLE L’ABRUPTPièce pour 5 danseurs - Création 2009
Un homme et une femme en duo : Lointain. Puis, deux femmes, côte à côte, les pieds rivés au sol, scandant un même mouvement, le visage sans cesse transformé : Luisance. Enfin un film, projeté sur un tulle, plan rapproché sur deux corps mas- culins enchevêtrés : Lacis. Ces trois pièces courtes composent une variation charnelle brillamment interprétée entre ombres et lumières. La danse, pleine, lente, sensuelle, répond aux partitions musicales choisies: contemplation poétique et puissance émotionnelle sur un extrait du Tristan et Ysolde de Wagner ; représentations du corps féminin à travers le temps sur la musique de Bach ; image et mouvements entrelacés sur une étude de Mozart.
Three short physical variations brilliantly performed in shade and light : a male-female duet ; two women rooted to the spot, cutting one figure, their faces continually transformed ; and lastly, a filmed close-up of two entwined male bodies. The brown and moiré tones call baroque art to mind. The dancing - full, slow, sensual – responds to Wagner’s Tristan and Isolde, Bach, and a Mozart etude. Playing with clichés, Alban Richard shifts gradually from dance to image. The movement enthrals the gaze, spreading like a mystery.
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Pièce pour 10 danseurs - Création 2010
Depuis sa fondation dans le creuset du mouvement hip-hop en 1996, S’poart a su garder intact son désir d’une danse en constante évolution basée sur la performance.La compagnie et les créations sont un espace d’expression, d’initiatives et de rencontres. Poursuivant le travail sur les matériaux, l’architec- ture et le corps qui a donné son univers particulier à leur précédent spectacle, in Vivo, S’poart élargit son équipe et entre dans une autre dimension avec Na Grani. Le projet singulier du chorégraphe Mickaël Le Mer se fonde sur un voyage marquant à Ekaterinbourg. Son histoire particulière et les dan- seurs qu’il y a rencontrés ont ouvert la voie de ce nouveau spectacle. Labeur poétique, en résonance avec la mémoire des corps, forgé par l’exploration des limites et frontières du geste, mais aussi par la richesse des différences que chacun porte en soi.
Founded in the hip-hop crucible in 1996, S’poart is still dedi- cated to ever-evolving, performance-based dance. Continuing the work on materials, architecture and the body in its pre- vious show in Vivo, Mickaël le Mer’s singular piece Na Grani stems from his trip to Yekaterinburg, an industrial city in the Russian urals ; from its history and the dancers he met there. The piece resonates with bodies’ memories, exploring the limits and frontiers of gesture but also the wealth of diffe- rence in each of us.
Direction artistique et chorégraphie : Mickaël Le Mer
Spectacle créé dans le cadre de l’Année France-Russie 2 010
Pièce pour 3 danseurs et 2 musiciennes - Création 2010
Le titre mystérieux de la pièce d’Annabelle Bonnéry suggère la danse à venir. Corps dansants, corps sonores émanent d’un espace particulier et s’expri- ment dans le dessin abstrait de l’entredeux. Univers spécialement créé pour deux formes artistiques étroitement liées depuis leur origine : la danse et la musique. Le projet explore les nouvelles possibilités de ce dialogue. Sur scène, trois danseurs et deux musiciennes de talent aux percussions et à l’accor- déon. Ce processus d’écriture met en lumière les questions d’altérité, de tentative d’échange et de communication dans ce qu’elles proposent à voir et à vivre entre les cinq interprètes.
Annabelle Bonnéry’s stageworld here specially suits artis- tic forms that have always been closely linked : dance and music. With a sound designer and the composer Sébastian Rivas, she explores the new possibilities of the dance-music dialogue. On stage : three dancers (herself included) and two musicians (percussion and accordion). The dancers’ sensors allow music and gestures to be recorded and reproduced, or to flow live. Her vivid, alert dance seems able to capture improbable bonds that yield a rich imagined realm of movement.
Direction artistique : Annabelle Bonnéry et Sébastian Rivas
Danseurs : Annabelle Bonnéry, Marie Fonte, Ivo Bärtsch - Musiciennes : Yi-Ping Yang (percussions), Christine Paté (accordéon) - Musique vivante : Sébastian Rivas - Ingénierie et réalisation infor- matique musicale : Christophe Lebreton - Création costumes : Kathy Brunner - Création lumières : Elodie Llinares, François DeneulinProduction : Biennale de la danse de Lyon, Grame, centre national de création musicale, Compagnie Lanabel - Avec le soutien de : Institut Franco- Portugais de Lisbonne, Le Pacifique|Centre de Développement Chorégraphique (Grenoble), Cité des Arts (Chambéry), Ville de Saint-Etienne, O Espaço do Tempo/Montemor-o-Novo (Portugal), Movea, Région Rhône-Alpes, Département de l’Isère - Grame, centre national de création musicale est en convention avec le Ministère de la Culture et de la communication, Région Rhône-Alpes, Ville de Lyon
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Solo - Création 2010
Les précédentes pièces de Donata d’Urso sont de véritables sculptures organiques, abstraites et mouvantes qui s’éla- borent presque imperceptiblement sous nos yeux. L’artiste d’origine sicilienne a engagé son propre travail à partir du corps. Sa démarche proche des arts plastiques est centrée sur une même énergie intériorisée. À l’écart de la figure humaine et de ses représentations, ce geste de déconstruc- tion opère dans la nudité. Le corps devient alors une matière à explorer. Strata poursuit ces recherches et puise au monde poétique d’une figure, la membrane, ses paysages élastiques, sans cesse transfigurés. À l’aide d’un tissu particulier, dit “morphogénique “ – chaque impact du toucher y laisse son empreinte –, Maria Donata d’Urso, entre dans la lente démesure du vivant.
Donata d’Urso’s previous pieces are organic, abstract, moving sculptures that materialise almost imperceptibly before us. The Sicilian former dancer is akin to a visual artist : eschewing figuration, she deconstructs and deforms the “material” of her naked body. Strata continues this investigation. using a special “morphogenic” fabric – each touch leaves a trace – d’Urso draws on an astonishing stock of images to invent other habitable forms, which offer suggestive and sensation-rich interactions.
Pièce pour 14 danseurs et 2 musiciens - Création 2 010
Sont-ils sur la plage, en bateau, dans un bar ou un aquarium? Si l’énigme reste entière, l’immersion en tout cas est certaine. Toutes les palettes du bleu, de la mer scintillante aux dégradés du ciel convient le public à cette plongée dans les fonds de l’image, les eaux troubles des séries noires. Le projet de Nasser Martin-Gousset est au spectacle ce que la nuit américaine est au cinéma. Sur le plateau, on tourne. Et le plein jour se travestit en scène noc- turne. Si Pacifique voit la vie en bleu, avec une tâche de rouge, les intentions de son créateur ne sont peut-être pas aussi tranquilles que le titre le laisse entendre. Dans un décor qui revisite costumes et design des années 70, les interprètes se racontent des histoires, de Bond, James Bond...
Is the stage a beach, boat, bar or aquarium ? The enigma stays intact. But the audience, invited to dive deep into the picture, are totally immersed. Pacifique, a show équivalent to cinematic day-for-night, perhaps has a less tranquil undercurrent than its title suggests. Fluid and disturbing, water conceals mysteries ; so do group relationships. In a set that revisits ‘70s costumes and design, roleplay, masks and appearances yield incongruous and offbeat situations as the performers tell tales, some about James Bond.
Pièce pour 4 danseurs - Création 2 010
Corps voué à l’effacement. Danse centrée, ouverte, intense et pourtant minimale, c’est tout le mouvement qui anime les chorégraphies de cette artiste d’origine algérienne. À l’écart des modes et des formes spectaculaires, Nacera Belaza a développé avec sa sœur et d’autres complices de création un chemin bien à elle. Dans ce nouveau projet, la chorégraphe poursuit sa recherche. Elle réinterroge son propre geste en le confrontant à celui d’artistes interprètes issus d’une autre conception du mouvement. Dialoguer, éprouver ce qui nous réunit, donner à ressentir une danse au plus proche du public, tel est le pari de cette rencontre et de l’urgence de sa création. Une expérience sensible, profonde et sans fard.
Centred, open, intense and yet minimal : such is the abstract dance of this Algerian-born artist, who has always travelled her own path, eschewing the spectacular. Her austere, paroxystic movement carries an emotional power equal to that of music. In this new project, she compares her gestural language with that of artist-performers who conceive differently of movement, in a dialogue that yields dance acutely felt by the audience. A profound, unvarnished experience about incorporating otherness.
Pièce pour 4 danseurs - Création 2004
Marcheurs poétiques des étendues, les interprètes de Daniel Larrieu, chorégraphe des paysages, tiennent le public en haleine. Mais pas de tension dans cette approche. De l’abandon, juste le temps de renouer avec le temps, celui du corps, de l’écoute et du regard. Si le projet Marche, Danses de Verdure n’est pas nouveau, il se déplace et se réinvente spécifiquement pour chaque lieu traversé, investi par la danse et ses spectateurs promeneurs. Accents légers, poses déli-cates, respiration en profondeur, doux travail de conscience et d’éveil accompagnent chaque pas et séquence chorégraphiée en extérieur. Comme dans les contes, il y a ce drôle de travail de ressenti qui rapproche les humains du monde végétal.
When the performers of landscape choreographer Daniel Larrieu walk poetically in open spaces, the audience holds its breath. But in this approach, there is no tension ; rather, a mood of abandon, for just long enough to reconnect with body-time, with listening and watching. Although Marche, Danses de Verdure is not a new project, it reinvents itself in each fresh outdoor venue graced by its dance and strolling spectators. Subtle inflections, delicate poses, deep breaths, and gentle work on awareness and awakening accompany each choreographed step and sequence
All Focus danse participants are invited to come and connect at a “speed dating” session. A table, two chairs, five minutes – that’s the deal for this express appointment with professionals from around the world, on a four-day stay in Lyon. This entertaining, informal format will allow initial contacts and give access to the networks of all Focus danse participants in just a few minutes !
Les années quatre-vingt ont vu s’amorcer un virage important dans l’histoire de la danse. La nouvelle danse, se réclamant d’une esthétique innovatrice et de formes d’organisation tout autant inusitées, s’est rapidement propagée en Occident, se cristallisant tour à tour dans divers pays au fur et à mesure que surgissait une nouvelle génération de chorégraphes. Dès les années quatre-vingt-dix, ce phénomène s’est propagé à travers tous les continents, coïncidant avec l’émergence d’une danse sensiblement plus ouverte à des formes performatives proches des arts plastiques. Cette danse “ éten- due ” s’est trouvée non seulement à traverser les frontières géographiques du monde, mais elle s’est élargie à une pensée marquée par la mondialisation et les nouvelles technologies. Ce qui s’est passé dans ces décennies relève de ce que l’on peut appeler une dé-territorialisation de la danse, marquée par une sortie des canons hérités du passé et de l’hégémonie des “ grandes ” capitales artistiques qui ont dominé le vingtième siècle (Paris, Berlin, New York...). On peut dire que la dé-territorialisation s’est accompagnée d’une re-territorialisation “ décloisonnée ” de la danse. Ce débat propose d’approfondir ce double mouvement.
Débat préparé par L. Barré et C. Pontbriand Intervention et modération : C. Pontbriand
Chantal Pontbriand, critique d’art et commissaire, est directrice-fondatrice de la revue d’art contemporain Parachute. Après avoir étudié l’histoire de l’art, la littérature comparée et l’administration de l’art à l’uni- versité du Québec à Montréal, elle suit les séminaires de L. Marin et de J-F. Lyotard à Montréal. Après avoir collaboré à diverses revues canadiennes et étrangères, dont Artscanada, Vie des Arts et Flashart, elle fonde Parachute en 1975. La revue contribue à renouveler le discours de la critique d’art, s’appuyant sur les nouvelles formes d’art et leurs fondements théoriques apparus dans les années soixante-dix : performance, installation, nouveaux médias, photographie. De 1982 à 2003, elle a dirigé le FIND (Festival international de nouvelle danse) à Montréal. En 2009, elle a été commissaire invitée au Jeu de Paume pour HF|RG [Harun Farocki | Rodney Graham]. Parmi ses projets d’expositions en cours, Chantal Pontbriand prépare actuellement The Yvonne Rainer Project.
The 1980s witnessed a major shift in dance history. The new dance – claiming ground- breaking aesthetics and equally novel orga- nisational forms – spread quickly in the West and crystallised in country after country as a new generation of choreographers emerged. In the ‘90s, this phenomenon moved across every continent, coinciding with the advent of dance that was considerably more open to forms of performance akin to the visual arts. This “expanded dance” not only spanned the world’s geographical boundaries ; it embraced a kind of thinking informed by globalisation and new technology. What happened during these decades can be described as the de-territoriali- sation of dance : artists conspicuously shunned inherited grammars and the hegemony of the “leading” artistic capitals that had dominated the 20th century (Paris, Berlin, New York, etc.). It can be said that de-territorialisation was accompanied by a “decompartmentalised” re- territorialisation of dance. This debate proposes to explore the two movements in greater depth.
Round table prepared by Laurent Barré and Chantal Pontbriand. Speaker and moderator : Chantal Pontbriand.
Chantal Pontbriand, art critic and curator, is the foun- ding director of contemporary art magazine Parachute. After studying art history, comparative literature and arts administration at the University of Quebec in Montreal, she attended the seminars of Louis Marin and Jean-François Lyotard in Montreal. While still a student, she began working as a critic and curator. After contributing to various titles in Canada and beyond, including Artscanada, Vie des Arts and Flashart, she founded Parachute in 1975. The magazine has helped to renew the discourse of art criticism, drawing on the new art forms that emerged in the ‘70s – perfor- mance, installation, new media, photography – and their theoretical foundations. From 1982-2003 she directed FIND (international festival of new dance) in Montreal. Her publications include Fragments critiques (Éditions Jacqueline Chambon, 1998) and Communauté et gestes (Éd. Parachute, 2000). In 2009 she was guest curator at the Jeu de Paume, Paris, for the “HF| RG” exhibition on Harun Farocki and Rodney Graham. Chantal Pontbriand’s current exhibition ventures include The Yvonne Rainer Project.
Un corps, le vôtre. Un esprit ouvert et disponible, le vôtre. Une tenue confortable à prévoir dans sa valise. Une heure trente de sensations nouvelles à découvrir, à explorer, à expérimenter. Une heure trente durant laquelle un intervenant vous invite à appréhender autrement la danse en passant par la conscience du mouvement : votre propre mouvement et celui des autres. Une heure trente de mise entre parenthèses pour ” déverrouiller ” nos perceptions visuelles et puiser dans votre potentiel corporel. Intérieurs ou extérieurs, les lieux des ateliers sauront vous surprendre.
A body, yours. An open, receptive mind – yours. A comfortable outfit (be sure to pack it !). Ninety minutes of new sensations to discover, explore and experiment with. Ninety minutes during which a tutor will invite you to apprehend dance differently, through awareness of movement : your own movement and that of others. A ni- nety-minute parenthesis to “unlock” your visual perceptions and tap your body’s potential. The workshop venues will be held in surprising indoor and outdoor locations.
Professionnels internationaux :