Spectacle vivant

 

 

DÉCOUVREZ LA NOUVELLE SCÈNE FRANÇAISE !
 / 20 ARTISTES / 10 LIEUX DU GRAND PARIS

PARIS EST GRAND !
 Ce Focus est une occasion unique de poser un regard à 360° sur la cartographie parisienne des lieux et des esthétiques : spectacles, sorties de résidence, rencontres avec les artistes et les programmateurs, jeune génération d’artistes encore peu repérée, nouveaux projets d'artistes déjà présents sur les scènes internationales, découverte des lieux qui constituent le Grand Paris.
 Rejoignez-nous pour deux temps forts sous le signe du repérage du 1er au 4 et du 8 au 11 octobre !

Les Focus sont conçus pour les programmateurs internationaux. L'Institut français et l’Onda associent régulièrement leur savoir-faire pour en imaginer des déclinaisons en France ou à l’étranger. Créés à l'initiative de l’Institut français ces événements proposent sur un temps resserré de spectacles, rencontres avec des artistes, échanges entre programmateurs.

L'Institut français et l'Onda ont construit ce Focus en partenariat avec:

Le Festival d'Automne à Paris

Le Carreau du Temple

Le Théâtre de la Cité Internationale

Le Théâtre de Vanves

Le Monfort

Le Théâtre de la Commune

Le Centquatre

La Philharmonie de Paris

La Villette

Le Centre Pompidou

Le Théâtre de la Ville

Le Théâtre de Gennevilliers

Le Théâtre Gérard Philipe

Le Centre National de la Danse

L'Atelier de Paris - Carolyn Carlson

Le Théâtre National de la Colline

La Coopérative de Rue et de Cirque

 

Pour toute question : performingarts@french-focus.com


  • /// Thierry Balasse /// CONCERT POUR LE TEMPS PRÉSENT

     

     
    Son lien avec le son commence par l’écoute de Gérard Philippe lui racontant des histoires sur le magnétophone Révox C36 de son père, mais aussi de quelques larsen et effets d’écho involontaires sur la même machine. Plus tard, il s’initie à la batterie en autodidacte.
    Après sa formation à l’ENSATT, il travaille pour le théâtre en mêlant percussions, synthétiseur et échantillonneur. De cette expérience avec le théâtre, il gardera son goût prononcé pour les liens possibles entre les mots, le texte et la musique. Il y a aura en 1989 une rencontre déterminante avec Christian Zanési, puis quelques années plus tard avec Pierre Henry, dont il fut l’interprète.
    Une résidence de 5 ans à La muse en circuit dirigée par David Jisse et une rencontre importante avec Sylvain Kassap, puis avec Eric Groleau vont l’amener à développer plus loin son rapport particulier à la musique électroacoustique : Il cherche à renouer avec la musique concrète (marquée par la matière sonore, l’improvisation et l’acceptation de ne pas tout maîtriser) en développant sans cesse de nouveaux instruments (les gants larsen par exemple), en jouant avec l’espace par la multidiffusion, en utilisant un instrumentarium toujours instable, et en continuant à utiliser les vieux outils analogiques (synthétiseur Minimoog, chambre d’écho à bande, réverbération à ressort,…) et l’ordinateur, et toujours l’utilisation des mots, de la poésie.
    Il est directeur artistique de la collection « Chut ! » de l’école des loisirs, artiste en résidence aux Scènes du Jura.
    Les spectacles qu’il a conçu pour la compagnie Inouïe : « Le mur du son », « La machine à explorer les sons », « Impressions » (textes de Henri Michaux), « Zoom – John Cage au creux de l’oreille », « La face cachée de la lune » (musique Pink Floyd), « Concerts-lectures sous casque », « Voyage au centre de l’oreille » et « Jean Jaurès, le monde sensible ». Ses compagnons de théâtre et de danse : Bruno Abraham Kremer, Daniel Zerki, Didier Galas, Vincent Dupont, Sabine Novel, Hestia Tristani… 

     

    Après avoir révélé au public la face cachée de « The dark side of the moon » du groupe Pink Floyd, en reconstituant au plus proche, sur une scène, dans une dynamique de spectacle, un travail de studio pointu ; après avoir proposé une œuvre de création autour de textes de Jean Jaurès, mettant en avant toute la charge émotionnelle que peut avoir la musique contemporaine s’appuyant sur des techniques électroacoustiques novatrices et explorant des sons inouïs ; la compagnie Inouïe propose une nouvelle création mettant en jeu et en scène une nouvelle œuvre de Pierre Henry sur bande, Fanfare et arc-en-ciel, créée spécialement pour notre projet, puis une pièce inédite de Thierry Balasse, Fusion A.A.N., et enfin la recréation instrumentale d’une œuvre majeure des années soixante faisant partie de notre mémoire collective, Messe pour le temps présent.

     

    inouie94.free.fr

    /// Jérôme Bel /// GALA

     

    Jérôme Bel vit à Paris et travaille internationalement. nom donné par l'auteur (1994) est une chorégraphie d'objets. Jérôme Bel (1995) est basée sur la totale nudité des interprètes. Shirtologie (1997) met en scène un danseur portant plusieurs dizaines de T-shirts. Le dernier spectacle (1998) cite un solo de la chorégraphe Susanne Linke, ainsi qu’Hamlet et André Agassi. Xavier Le Roy (2000) est signée par Jérôme Bel mais entièrement réalisée par le chorégraphe Xavier Le Roy. The show must go on (2001) réunit vingt interprètes, dix-neuf chansons pop et un DJ. Véronique Doisneau (2004) est un solo sur le travail de la danseuse de l’Opéra de Paris, Véronique Doisneau. Isabel Torres (2005), pour le ballet du Teatro Municipal de Rio de Janeiro, en est la version brésilienne. Pichet Klunchun and myself (2005) est conçu à Bangkok avec le danseur traditionnel thaïlandais Pichet Klunchun. S’ensuit Cédric Andrieux (2009), danseur de Merce Cunningham. 3Abschied (2010) est une collaboration d’Anne Teresa De Keersmaeker et Jérôme Bel à partir du Chant de la Terre de Gustav Malher. Disabled Theater (2012) est une pièce avec les acteurs professionnels handicapés mentaux du Theater Hora, compagnie basée à Zurich. Cour d'honneur (2013) met en scène quatorze spectateurs de la Cour d'honneur du Palais des Papes à Avignon.
     
    Après Disabled Theater, pièce portée par une troupe d'acteurs handicapés mentaux et Cour d'honneur, mettant au centre de la scène un groupe de spectateurs, la nouvelle création de Jérôme Bel repart d'une même question de départ : comment faire entrer dans le champ de la représentation des individus et des corps qui en sont le plus souvent exclus ? Utiliser toutes les ressources de cet appareil unique, le théâtre – avec ses codes, ses lieux, ses genres, ses professionnels – pour élargir le périmètre de ce qu'il peut montrer, et en (re)faire un outil démocratique dont chacun puisse se saisir à partir de son désir de danse, de chant, de spectacle ?
    Marqué par l'expérience de l'« atelier danse et voix », mené avec des amateurs dans plusieurs ville de Seine Saint-Denis, Jérôme Bel a cherché à poser un cadre : un dispositif suffisamment souple pour pouvoir voyager, déployer une grande variété de formes, accueillir des amateurs de tous horizons et permettre qu'ils l'investissent et se le réapproprient. Pour cela, il est parti du plus « commun » de l'expérience théâtrale : le gala, ce moment festif et collectif, renvoyant aussi bien aux spectacles de fin d'année qu'aux pièces d'amateurs. Il l'a détourné afin de parcourir des styles, des fragments d'histoire, et dresser l'inventaire d'une danse « sans qualités », révélant autant de rapports singuliers au mouvement et à la voix. Qu'est-ce qui fait que l'on danse ? Comment regarder une danse parfois fragile, précaire, tout en évacuant la notion de jugement, de « bien fait », de « mal fait » ? Le résultat est un gala troué, rapiécé, traversé par des moments réflexifs, des galeries de portraits actualisés à chaque étape. Mélangeant professionnels et amateurs, n'hésitant pas à « rater encore », à « rater mieux », Gala sillonne les théâtres comme un « miroir qui se promène le long d'une route », et renvoie chacun à la fabrique des sujets tout autant qu'à celle des regards.
     
    coproduction : Dance Umbrella (Londres), TheaterWorks Singapore/72-13, KunstenFestivaldesArts (Bruxelles), Tanzquartier Wien, Nanterre-Amandiers Centre Dramatique National, Festival d'Automne à Paris, Theater Chur (Chur) et TAK Theater Liechtenstein (Schaan) - TanzPlan Ost, Fondazione La Biennale di Venezia, Théâtre de la Ville (Paris), HAU Hebbel am Ufer (Berlin), BIT Teatergarasjen (Bergen), La Commune Centre dramatique national d’Aubervilliers, Tanzhaus nrw (Düsseldorf), House on Fire avec le soutien du programme culturel de l'Union Européenne
    production : R.B. Jérôme Bel (Paris)
    avec le soutien : du Centre National de la Danse (Pantin) et de la Ménagerie de Verre (Paris) dans le cadre du Studiolab, pour la mise à disposition de leurs espaces de répétitions
    remerciements : Maguy Marin, Boris Charmatz, Jeanne Balibar ainsi que les partenaires et participants des Ateliers danse et voix
     

    jeromebel.fr

    /// Nadia Beugré /// LEGACY (création 2015)

     
     
    Nadia Beugré fait ses premiers pas dans la danse au sein du Dante Théâtre où elle explore les danses traditionnelles de Côte d’Ivoire. Elle accompagne Béatrice Kombé dans la création de la compagnie Tché Tché en 1997. Récompensée de plusieurs prix, la compagnie se produit et donne des ateliers dans les différents pays où elle est invitée.
    Elle crée ensuite le solo « Un espace vide : Moi » présenté en Angleterre, en France, au Burkina Faso, en Tunisie, aux Etats-Unis. Elle passe par la formation « Outillages Chorégraphiques » (Ecole des Sables de Germaine Acogny, Sénégal) puis intègre en 2009 la formation artistique Ex.e.r.ce « Danse et Image » (direction artistique de Mathilde Monnier) au Centre Chorégraphique de Montpellier, où elle commence à travailler sur son solo "Quartiers Libres". Cette création sera présentée ensuite au Théâtre de la Cité Internationale à Paris et est actuellement en tournée internationale. Régulièrement Nadia Beugré, collabore auprès de différents chorégraphes, comme Seydou Boro, Alain Buffard, Mathilde Monnier, etc. En septembre 2015, elle présentera sa nouvelle pièce « Legacy » à La Bâtie, festival de Genève (Suisse).

     

    Dans ma prochaine création qui aura lieu en septembre 2015, je souhaite rendre hommage aux femmes qui ont lutté et se sont sacrifiées de par le monde pour leurs droits, la liberté de leurs peuples, leur dignité et celle des leurs. Il ne s’agit pas ici pour moi de répondre à un sujet d’actualité ou à une préoccupation dans l‘air du temps, même si bien entendu, je me réjouis des avancées ou tentatives d’équité et parité entre les hommes et les femmes par tel ou tel gouvernement. Bien entendu je ne suis pas insensible à la révolte de citoyens indiens qui s’insurgent face au problème de viols des femmes et ce même dans l’espace public, mais pour moi qui ai vécu et grandi en Côte d’Ivoire, cette préoccupation de la place et du sort faits aux femmes est encrée dans ma propre histoire. Pour construire cette prochaine pièce et aborder ce sujet complexe, je m'inspire de la Marche de Bassam de 1949, durant laquelle mes compatriotes ivoiriennes furent passées à tabac alors qu'elles protestaient pacifiquement afin d'obtenir la libération de leurs maris emprisonnés pour des raisons politiques. Je m’inspirerai également de la détermination de la reine ghanéenne Pokou qui, selon la légende, sacrifia son fils pour permettre la fuite de son peuple persécuté et forcé à l'exode au XVIIIème siècle...Ma tentative sera de mettre sur scène l’idée de « la femme en marche » non pas pour défendre ses propres intérêts, mais pour se mettre au service d’une cause, d’une idéologie, d’un peuple… Sur scène, je rappelle à notre souvenir ces femmes d'exception qu'on a tenté de museler et dont on a essayé de taire le combat dans l'Histoire, mais qui firent entendre leurs voix envers et contre tous. Qui sont-elles ? Comment ont-elles apporté leurs pierres à l'édifice d'une plus grande liberté d'expression, d'une égalité accrue entre les Hommes, d'un respect des droits humains ? Que nous lèguent-elles aujourd'hui et comment leur bravoure peut-elle être source d'inspiration au cœur des luttes du monde contemporain? Il ne s’agit pas ici pour moi d’un acte de rébellion aux accents féministes, mais bien d’un hommage fait aux femmes qui ont lutté pour faire avancer leur idées et pour leur donner toute la place qui leur revient, parler d’elles sans attendre pour cela qu’elles ne se fassent violer dans un bus de ramassage scolaire sous le regard des autres passagers. 

    Co-productions (en cours) : Centre Chorégraphique National de Roubaix, Centre Chorégraphique National de Montpellier, FUSED – French–US Exchange in Dance, Festival d’automne à Paris, La Bâtie – Festival de Genève,
    Théâtre Garonne, BIT Teatergarasjen (Bergen) House on Fire is supported by the Culture Program of the European Commission, Festival d’Avignon – Sujets à vif/ SACD, Le Théâtre de Nîmes,  Fabrik Postdam (Allemagne), Le Parvis Scène Nationale Tarbes-Pyrénées.
    Accueil studio // Ballet du Nord - Olivier Dubois / Centre Chorégraphique National de Roubaix Nord-Pas de Calais
    Avec le soutien de la DRAC Nord-Pas-de-Calais
    Remerciements aux figurantes pour leur implication dans le projet
    Remerciements au Grand Studio (Bruxelles), au Tarmac – La scène internationale francophone (Paris), à l’association Pink Bra Bazaar
     

    latitudescontemporaines.com

    /// Yoann Bourgeois /// CELUI QUI TOMBE

     
     
    Yoann Bourgeois est né en 1981 à Grenoble et a grandi à Cramans (Jura).
    C'est en découvrant Umwelt de Maguy Marin en 2005 qu'il souhaite travailler avec la chorégraphe, une rencontre déterminante.
    Sa matière privilégiée est le jeu, au sens mécanique du terme : un espacement.
    Il crée l'Atelier du Joueur, inspiré de sa rencontre avec Alexandre Del Perrugia, artiste et pédagogue, qui réunit autour de lui des artistes issus de différents domaines avec le seul et unique désir de « jouer ensemble ».
    Le duo Cavale (2 010) a vu le jour dans un paysage de montagne, près de Grenoble.
    En 2011, il travaille avec des acteurs chinois de l’école d’art de Dalian (Chine) pour sa pièce Wu-Wei.
    Depuis 2012, il est artiste associé à la MC2 (Grenoble).
     
     
    Interview de Laurent Goumarre :
    Quelle aura été la « piste » de départ pour cette création ?
    Avec ce projet, je cherche à approfondir une théâtralité singulière en radicalisant un parti pris : une situation naît d'un rapport de forces.
    La scénographie que j'ai conçue pour ce projet est un sol, un simple plancher mobilisé par différents mécanismes (l'équilibre, la force centrifuge, le ballant…).
    6 individus (sorte d'humanité minimale) seront sur ce sol, et tenteront de tenir debout. Ils réagiront aux contraintes physiques, n'initiant jamais le mouvement. C'est dans le corps à corps entre cette masse et telle ou telle contrainte qu'une situation apparaîtra. La multiplicité de principes physiques entraînera une multiplicité de situations.
    Les situations que j'appelle sont d'un statut tout particulier, disons : polysémiques. Je cherche à situer mon théâtre sur cette crête aiguë où la chose apparaît.
    Ta vision du cirque passe par la notion de « non-agir » plutôt que par la manipulation. Qu'est-ce que cette distinction te permet de dire ?
    Mon intention est d'affiner radicalement mon geste en misant sur l'acuité d'un principe essentiellement circassien : l'acteur est vecteur des forces qui passent par lui. Il est traversé, il est agi par des flux qu'il traduit comme il peut.
    Si ce geste est un geste de cirque, c'est aussi parce qu'il participe d'une représentation particulière de l'homme : de même que nous pensons que l'homme n'est pas au centre de l'univers, il n'y a pas de raison qu'il soit au centre de la scène. Sur ma piste idéale (et peu importe si ce cirque existe vraiment ou pas), l'homme coexiste sur un plan horizontal au côté des animaux, des machines, etc. sans les dominer.
    En repositionnant ainsi les choses, l'humanité me semble autrement bouleversante.
    Pourquoi fallait-il depuis tes débuts opérer une « déconstruction circassienne » ?
    Je veux voir de quoi est faite cette matière que j'affectionne tant pour découvrir ses puissances propres. J'ai l'intuition que celle-ci porte une propension à de nouvelles formes de théâtralité, et est véritablement une source. Mon processus de travail ressemblerait alors à une soustraction : je cherche à débarrasser ma recherche de tout ce qui ne lui est pas nécessaire. Je simplifie mes formes pour une plus grande lisibilité des forces. C'est une manière aussi pour moi d'apporter pierre à l'édifice de l'histoire du cirque.
    Cette histoire ne devrait-elle pas passer par la construction d'un répertoire comme c'est le cas en danse, au théâtre et même aujourd'hui pour la performance ?
    En entretenant en parallèle un regard sur la situation du cirque, j'essaye de cerner ce qui me semble des enjeux actuels. Le cirque en effet, se trouve dans une situation très particulière : son histoire est très prise en charge « de l'extérieur ». Paradoxalement, et malgré le bénéfice d'une très large visibilité, il est proportionnellement peu soutenu. La menace possible est une normalisation. C'est la raison pour laquelle je réfléchis aussi au sein des écoles aux conditions de ses apprentissages pour que l'émergence d'un répertoire puisse avoir lieu. Pour cela, il faut se familiariser avec l'écriture, en inventant des manières d'écrire adéquates à cette pratique.
     
    Production : Cie Yoann Bourgeois
    Coproduction : MC2: Grenoble - Biennale de la danse de Lyon - Théâtre de la Ville, Paris - Maison de la Culture de Bourges - L’hippodrome, Scène Nationale de Douai - Le Manège de Reims, Scène Nationale - Le Parvis, Scène Nationale de Tarbes Pyrénées - Théâtre du Vellein - La brèche, Pôle national des arts du cirque de Basse-Normandie / Cherbourg-Octeville.
    Résidence de création : MC2: Grenoble et la Brèche, Pôle national des arts du cirque de Basse-Normandie / Cherbourg-Octeville.
    Maîtrise d’œuvre et construction : Ateliers de la Maison de la Culture de Bourges, Cenic Constructions, C3 Sud Est.
    Avec le soutien : De la SPEDIDAM, de l’ADAMI et de PETZL.
    Aide à la création : La DGCA et du Conseil Général de l’Isère.
    Aide à la Compagnie : La DRAC Rhône-Alpes et la Région Rhône-Alpes.
    La Compagnie Yoann Bourgeois est conventionnée par la ville de Grenoble et bénéficie du soutien de la Fondation BNP Paribas pour le développement de ses projets.
     

    /// Jonathan Châtel /// ANDREAS

    d’après la première partie du Chemin de Damas d’August Strindberg
     
     
     
     
    Franco-norvégien, Jonathan Châtel reçoit une formation d’acteur et étudie parallèlement la philosophie et les études théâtrales. Il cofonde la compagnie ELK en 2011 et met en scène Petit Eyolf d’après Ibsen, qu’il a retraduit et adapté. Cette première création a reçu le Prix du Public du Festival Impatience en 2013. Actuellement artiste associé au Théâtre de la Commune – CDN d’Aubervilliers, il est aussi réalisateur de documentaires, auteur- scénariste et professeur au Centre d’Études Théâtrales de l’Université de Louvain-la-Neuve en Belgique. 
     
    Exilé en terre étrangère et défait de ses liens sociaux, un homme attend sans savoir. Une disparition ? Un retour à la vie ? Un coup de foudre avec « Une Dame » rencontrée par hasard, qu’il surnomme Eve, va différer pour un temps sa tentation de disparaître. Ensemble, ils chercheront à fuir leur misère morale et sociale, en quête d’un horizon d’émancipation. Mais est-il possible de naître à une nouvelle vie ? Quel chemin emprunter ? En traduisant et en adaptant la première partie du Chemin de Damas d’August Strindberg, dans laquelle il voit un élan de réinvention, Jonathan Châtel accentue les effets de miroir entre les personnages qui entourent l’Inconnu. Déjà vu, rappelé sous une forme nouvelle, chacun provoque un trouble semblable au rêve où plusieurs figures portent un même visage. Ce jeu de rêve permet de lever le voile sur le nom oublié de l’Inconnu (Andreas) et interroge le combat d’un homme contre ses démons et son face-à-face avec l’Absolu.
     
    Coproduction Compagnie ELK, La Commune / centre dramatique national d’Aubervilliers, Tandem Douai Arras / Scène Nationale, Le Festival d’Avignon 2015, Théâtre Olympia / Centre Dramatique Régional de Tours, Le Festival d’Automne à Paris, Le Phénix / Scène Nationale de Valenciennes avec le soutien du Studio Théâtre de Vitry
    Avec l’aide à la production de la DRAC Nord-Pas-de-Calais / Ministère de la Culture et de la Communication, de la Région Nord-Pas-de-Calais et du Conseil Général du Pas de Calais.
    La scénographie sera construite par les Ateliers de construction du Théâtre du Nord, Lille
    Jonathan Châtel est artiste associé à La Commune / centre dramatique national d’Aubervilliers et à Tandem Douai Arras / scène nationale
     

    epoc-productions.net

    /// Olivier Coulon-Jablonka /// PIÈCE D’ACTUALITÉ N°3. 81 AVENUE VICTOR HUGO

     

    L’avenue Victor Hugo est une des plus chics et des plus prestigieuses avenues parisiennes. 
À Aubervilliers, l’avenue Victor Hugo abrite
 des entrepôts de commerce en gros, des boutiques d’import-export de textiles asiatiques, quelques magasins d’alimentation, un restaurant aveyronnais, un café-tabac-pmu et, au 81, face à un centre commercial chinois en construction, un ancien Pôle Emploi.

    C’est ici que vivent, depuis août 2014, les 80 d’Aubervilliers, un collectif d’immigrés venus principalement de Côte d’Ivoire, d’Afrique du Nord et du Bangladesh. Expulsés du passage
 de l’Avenir et de la rue du Colonel-Fabien ou chassés par l’incendie de la rue des Postes, se retrouvant donc sans-logis, les 80 d’Aubervilliers ont décidé, après 4 mois passés à la rue, de réquisitionner ce bâtiment en attendant de voir leur situation s’améliorer.

    Sur scène, c’est leur histoire qui se déploie, nous conduisant des faubourgs d’Abidjan, de Ouagadougou ou de Dhaka à ce présent de la lutte des sans-toits à Aubervilliers. Se dessinent ainsi des parcours d’exil et de migration qui s’étirent sur des continents, au fil parfois de longues années.

    « L’exil, c’est la nudité du droit », écrivait Victor Hugo il y a plus d’un siècle. « Les justiciers ont leurs lois », réplique Mamadou D., exilé ivoirien, en cette année 2015. La question de l’hospitalité commence avec ce droit absolu à l’accueil qui excède la loi, tandis que sont mis en place en France et en Europe une série de législations et de dispositifs visant à contrôler et contenir l’afflux des migrants.

    Quelle place accordons-nous à l’étranger ? À quelles conditions ? Et pour quelles conditions de vie et de travail ?

    Huit personnes du collectif, invitées à monter sur scène, nous tendent ces questions en miroir. Chacun nous donnant à entendre et à voir un fragment de son destin si singulier où la solidarité côtoie la violence, où la ruse répond à l’injustice, où une même nécessité de survivre fait face aux épreuves rencontrées.

    lacommune-aubervilliers.fr

    /// Antoine Defoort /// UN FAIBLE DEGRÉ D'ORIGINALITÉ

     

    Après un parcours universitaire, Antoine Defoort suit des études d’art dans plusieurs institutions dont l’Ersep, École régionale supérieure d’expression plastique, à Tourcoing. Titulaire du diplôme national supérieur d’expression plastique en 2004, il s’intéresse progressivement à la performance, comme support possible d’investigations plastiques, musicales, filmiques et ludiques. Il monte en 2005 un premier projet intitulé Indigence = élégance. C’est alors qu’il rencontre Julien Fournet. Ils fondent en 2006 la structure de production Frietsoep inc qui deviendra plus tard après regroupement avec Halory Goerger l’Amicale de production. Antoine Defoort est plasticien performeur dans ses propres créations qui suivront, dont Cheval en 2006 et &&&&& & &&& en 2007. Antoine Defoort se définit comme un artiste de variété, cherchant à exploiter la pénétration du quotidien dans l’art contemporain.

    " Un faible degré d’originalité est une causerie portant sur le sujet épineux de la propriété intellectuelle dans le domaine de la création artistique. Elle sera élaborée en déployant des efforts de rigueur et de documentation, probablement tempérés par quelques digressions thématiques qui évoqueront davantage un dimanche après-midi entre amis qu’un cours de droit. Il va s’agir de dresser un état des lieux du droit d’auteur, de son fonctionnement juridique et de son histoire, et de débattre de ses enjeux et de ses implications sociétales. Grosso modo et pour résumer, mon objectif est de faire en sorte que cette conférence soit rigoureuse, claire et quand même un peu palpitante. Et force est de constater que la zone d’intersection de ces trois territoires est assez étroite ", précise Antoine Defoort.

    production : l’Amicale de production / coproduction : Le Vivat, Scène conventionnée danse et théâtre d’Armentières ; le Centre national de la danse (CND-Paris) ; Buda Kunstencentrum (Kortrijk) ; Bit Teatergarasjen (Bergen) / Antoine Defoort est artiste associé au Vivat, Scène conventionnée danse et théâtre d’Armentières, au Phénix, Scène nationale de Valenciennes, au Beursschouwburg (Bruxelles) et au réseau européen APAP / Performing Europe (DGEAC - programme Culture) / l’Amicale de production bénéficie du soutien ministère de la Culture et de la Communication (conventionnement DRAC Nord-Pas-de-Calais), du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais et de la Ville de Lille. coproduction : Le CENTQUATRE-Paris

    amicaledeproduction.com

    /// Julie Deliquet /// CATHERINE ET CHRISTIAN (FIN DE PARTIE)

     
    À l'issue de sa formation au Conservatoire de Montpellier puis à l'École du Studio Théâtre d'Asnières, Julie Deliquet poursuit sa formation à l'École Internationale Jacques Lecoq. Elle crée le Collectif In Vitro en 2009 et présente Derniers Remords avant l'oubli de Jean-Luc Lagarce (2ème volet du Triptyque “Des années 70 à nos jours”) dans le cadre du concours Jeunes metteurs en scène du Théâtre 13, elle y reçoit le prix du public. En 2011, elle crée La Noce de Brecht (1er volet du Triptyque) au Théâtre de Vanves, présenté en 2013 au 104 dans le cadre du festival Impatience. En 2013, elle crée Nous sommes seuls maintenant, création collective (3ème volet du Triptyque). Le Triptyque sera repris en intégral au Théâtre de la Ville–Paris et au TGP dans le cadre du Festival d’Automne, en septembre/octobre 2014. La saison 2015-2016 est celle de la création de Catherine et Christian (fin de partie), épilogue du Triptyque et deuxième écriture collective. 
Le collectif In Vitro est soutenu par le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis et associé au TGP-CDN de Saint-Denis.
     
    C’est un voyage dans le temps, la complicité partagée d’une génération qui s’adresse à une autre et qui se construit dans les yeux et les idéaux d’une autre : une saga.
La Noce de B. Brecht, un mariage dans les années 70 suivi de Derniers remords avant l’oubli de J.-L. Lagarce, des retrouvailles dans les années 80 puis Nous sommes seuls maintenant (création collective) qui, au début des années 90 questionne l’héritage de cette génération, par le biais du regard de ses enfants, et clôt ainsi la trilogie. Avec Catherine et Christian (fin de partie), nous abordons la fin d’une histoire et pour la première fois la mort dans les années 2000. Comme un épilogue du triptyque, nous enterrons ses héros. Catherine et Christian (fin de partie) s’écrira dans la mémoire des 3 précédents épisodes.

Enfants et beaux-enfants se retrouvent un jour d’enterrement. Quand ils sont enfin tous réunis, comme revenus à la vie, ils se croisent et le bruit des discussions a pris une tournure plus normale. Manger par exemple devient la chose la plus évidente. Mais est-ce vraiment un moment “normal” ?
Notre récit se passe un jour de deuil dans un restaurant de province. Plusieurs fratries vont tour à tous se réunir autour de la mort de Catherine puis autour de celle de Christian. Comment vont faire leurs enfants le jour de leur(s) enterrement(s) ? De "La gueule ouverte" de Maurice Pialat, en passant par "Pater" d'Alain Cavalier, le suréalisme, la mythologie et l'héritage de chaque acteur d'In Vitro, nous écrirons un mythe moderne, un Oedipe collectif que nous souhaitons à la fois cathartique, drôle et universel.
     
     
    Production Collectif In Vitro Coproduction Théâtre Gérard Philipe - centre dramatique national de Saint-Denis, Festival d'Automne à Paris, Ferme du Buisson-Scène nationale de Marne la Vallée, Théâtre Romain Rolland de Villejuif, Groupe des 20 théâtres en Île-de-France. Avec l'aide à la production de la DRAC Île-de-France.
    (production en cours)
    Le collectif In Vitro est soutenu par le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis (93) et est associé au Théâtre Gérard Philipe - centre dramatique national de Saint-Denis.
     

    /// Laetitia Dosch /// UN ALBUM

    Laetitia Dosch est diplômée de la classe libre de l’Ecole Florent et de la Manufacture -conservatoire national de Suisse Romande. 
    Au cinéma elle joue dans plusieurs court-métrages sous la direction de Marie Elsa Sgualdo (dont Bam tchak, primé à Angers et Lausanne), mais surtout de Justine Triet, avec qui elle tourne dans Vilaine Fille Mauvais Garçon, puis le rôle principal de son premier long métrage, La Bataille de Solferino (2013). Elle joue aussi aux côtés d’Emmanuelle Devos dans Complices de Frédéric Mermoud (2010). On pourra la voir dans les prochains films de Catherine Corsini et de Christophe Honoré. 
    A la télévision elle joue un rôle récurrent dans la saison 2 d’Ainsi soient-ils diffusée sur Arte.
    Au théâtre, elle joue le rôle principal féminin de Mesure pour Mesure de Shakespeare aux côtés d’Eric Ruf, mais sa carrière se met vite à frayer avec les huluberlus du théâtre et de la danse expérimentale, comme Yves-Noël Genod, et les chorégraphes La Ribot et Marco Berrettini avec qui elle joue au Centre Pompidou et à travers le monde.Elle a aussi collaboré avec la 2B Company pour le Printemps de Septembre, et bientôt Chorale, et avec les Chiens de Navarre pour les Urbaines.
    Elle joue sous la direction de Mélanie Leray dans La Mégère apprivoisée de Shakespeare créé au TNB en janvier 2015 et actuellement en tournée.
    Parallèlement elle fait aussi son propre travail, conçoit des spectacles de femme à barbe chanteuse réaliste, et surtout des spectacles autour de la forme du One Man Show, qui se joue dans plusieurs salles de France et de Suisse. Elle crée Laetitia fait péter… puis Klein avec Patrick Laffont à la ménagerie de verre à Paris dans le cadre du festival Etrange Cargo 2014.
     
     
    Etre les autres.
    Essayer de comprendre, en traversant d’autres corps, l’essence de cette époque fragile, cocace, sombre et solitaire.
    Etre une petite fille seule, amusée et inquiète, s’approprier les autres, passer d’une cheftaine à une schizophrène à un gynécologue.
    Rencontrer des gens, d’horizons sociaux différents, utiliser aussi des documentaires, pour en faire des modèles à copier, des modèles qui parlent d’eux mais qui parlent aussi de moi.
    Faire un voyage dans le monde de l’humain qui demande de s’ouvrir à des milieux, des âges, des sexes, des conditions de vies différentes.
    Et les considérer comme des sortes de frères. Ne pas imiter, ne pas mimer.
    S’approprier l’autre totalement, sentir son essence profonde y trouver quelque chose de soi.
    Un Album est un voyage humaniste, un voyage qui parle de désespoir, de mesquinerie, de pulsions de vie, de tics sociaux, de cruauté, qui regarde la noirceur de près en la transformant en quelque chose de risible et de tendre.
    Il n’y a pas là d’humour qui juge, qui exclut, mais un humour qui inclut, comme si chaque personne interprétée était une facette de soi-même, que l’on regarderait avec lucidité, cruauté et amour.
     
    Production Conjointe Viande Hachée du Caire, Viande Hachée des Grisons, Selon l'Heure
    Coproduction Le Phénix Scène Nationale de Valenciennes, Théatre Arsenic, Actoral 2015, Centre Culturel Suisse à Paris, La Comédie de Reims, Loterie Romande, Ville de Lausanne, Fondation Nestlé, Fondation Stifftung.

     

     

    /// Mohamed El Khatib /// FINIR EN BEAUTÉ

     

    Après des études de Lettres, un passage au CADAC (Centre d’Art Dramatique de Mexico) et une thèse de sociologie sur « la critique dans la presse française », il co-fonde en 2008 le collectif Zirlib autour d’un postulat simple : l’esthétique n’est pas dépourvue de sens politique. Il a entamé avec À l’abri de rien une réflexion sur la notion de deuil, et cela pour les 15 prochaines années.

    Mohamed El Khatib voulait écrire un texte à partir d’entretiens réalisés avec sa mère. Le 20 février 2012, la mort interrompt tout. Sur le lit d’hôpital, sa mère l’interroge: « Pas d’opération ni rien ? — Non, rien. Ils ne peuvent plus rien faire. »
    L’émiettement intérieur du fils orphelin s’incarne dans un récit discontinu, servi par une forme composite : extraits de journaux, emails envoyés et reçus, messages téléphoniques, sms, bribes d’échanges avec le père, transcriptions d’enregistrements, vidéos… Le matériau intime embrasse fiction et documentaire. Ces instantanés de vie évoquent avec délicatesse la famille, le pays, la langue maternelle, le souvenir, le deuil. À travers cette cartographie émouvante, mais aussi caustique et souvent drôle, Mohamed El Khatib, seul en scène, porte ce récit autobiographique.
     
    Finir en beauté est une production Zirlib en co-production avec le Tandem Douai-Arras/Théâtre d’Arras, le Théâtre de Vanves, le Centre Dramatique National d’Orléans/Loiret/Centre, la Scène Nationale de Sète et du Bassin de Thau.
    Avec le soutien à la création du Festival ActOral (Marseille), l’aide à la production de l’association Beaumarchais-SACD et le soutien du Fonds de dotation Porosus.
    Ce texte a bénéficié de l’aide à la création du CnT, il a reçu l’aide à l’écriture et l’aide à l’édition de l’Association Beaumarchais-SACD , une bourse de la Région Languedoc-Roussillon.
    Il est édité aux  éditions Les Solitaires Intempestifs en France (et L'L édition pour la Belgique)
    Zirlib est un collectif conventionné par le Ministère de la Culture - Drac Centre-Val de Loire, porté par la Région Centre et soutenu par la ville d'Orléans.
    Mohamed El Khatib, artiste associé au CDN d’Orléans/Loiret/Centre, est accompagné par L’L – Lieu de recherche et d’accompagnement pour la jeune création (Bruxelles).

    zirlib.fr

    /// Radhouane El Meddeb /// HEROES

     

    Originaire de Tunis où il a suivi une formation à l’Institut Supérieur d’Art Dramatique, Radhouane El Meddeb s’installe en France en 1996 avec l’envie de se frotter à d’autres disciplines artistiques. Parce que le théâtre ne lui suffit plus, il crée en 2005 son premier solo pour en finir avec MOI, comme une introspection intime, une expérience vitale. Une véritable révélation qui le fait entrer dans la danse et devenir chorégraphe-interprète. Artiste associé au CENTQUATRE-PARIS depuis 2011, Radhouane El Meddeb cherche, partage et expérimente sans obligation d’efficacité immédiate. Il fait partie du comité de pilotage du Cinq et il transmet ainsi son amour du corps et de la liberté à des amateurs qui se croyaient éloignés de la danse ou du théâtre. Il présente À l’Etroit en mars 2011 avec l’auteur Philippe Adam. En 2013, il danse Sous leurs pieds, le paradis, un solo dont il partage l’écriture chorégraphique avec Thomas Lebrun. Plus tard, il apporte son regard de chorégraphe à Matias Pilet et Alexandre Fournier, deux jeunes interprètes issus du cirque. Le résultat, intitulé Nos limites, est une forme hybride qui raconte les pulsions de vie. En 2014, il crée Au temps où les arabes dansaient…, sa nouvelle création qui est un spectacle-manifeste. D’abord pensée comme une ode à l’âge d’or du cinéma arabe, cette pièce chorégraphique pour quatre interprètes est repensée suite aux événements révolutionnaires intervenus en Tunisie et en Egypte.

    production : La compagnie de SOI & le CENTQUATRE-PARIS / coproduction : Le Centre des monuments nationaux / avec le soutien de La Briqueterie, Centre de développement chorégraphique du Val de Marne / La compagnie de SOI est subventionnée par la DRAC Île-de-France / ministère de la Culture et de la Communication au titre de l’Aide aux Compagnies. Radhouane El Meddeb est artiste associé au CENTQUATRE-PARIS

    /// Collectif Galapiat, Moïse Bernier /// PARASITES

     

    Après sa sortie du CNAC en 2007, et sept années d 'écoles de cirque, Moïse co-fonde la Cie Galapiat. Il participe ainsi à la création collective Risque ZérO, créé en septembre 2008, qui tourne jusque fin 2014 sous chapiteau. Parallèlement, il participe en tant qu’organisateur au festival Tant qu’il y aura des mouettes à Langueux (22), terre d’accueil de l’association Galapiat Cirque. Il prend part activement au développement de la structure Galapiat, au travers des questionnements et des orientations que peut prendre celle-ci, en Bretagne, en France et à l’étranger. Parallèlement, il collabore à différents autres projets (Le vol du rempart – Cie Mauvais Coton, la Cie des Nouveaux Nez, la Cie Agence de Voyages Imaginaires, etc...)
En 2014, il rencontre le metteur en scène Sébastien Bournac (Cie Tabula Rasa) lors de la création du spectacle Ouvertures, à l’occasion de l’inauguration de la Scène Nationale d’Albi (81).
En 2015, Moïse Bernier décide de réaliser son propre projet, à partir de tout ce qu'il a en tête depuis ces 10 dernières années, et riche de multiples expériences et rencontres. Son personnage, ce clown qui se pose des questions existentielles, toujours en quête de réponses. Des mots entassés dans un coin de sa tête ou sur des bouts de cahiers. Et des tas d'auteurs... Mais aussi ses différentes approches sur différentes déclinaisons de mât chinois (petits et grands mâts, mât incliné, mât culbuto, mât souple...).
La rencontre artistique avec les deux musiciens de ce projet: Nicolas Lopez (violoniste et compositeur, entre autres) et Thomas Garnier (flutiste, guitariste, percussionniste et compositeur, entre autres), est magique, très forte. Celle avec le regard extérieur Sébastien Bournac l'est tout autant.
Au travers du théâtre, du clown et du cirque, mais aussi grâce à la dimension sonore si particulière qui fait l’univers de ces musiciens, Parasites nait. Trois personnages tentent de se libérer de questions existentielles trop souvent restées sans réponse, qui font les parasitages multiples et incessants de nos vies quotidiennes.

    Coproductions : Le Prato, Pôle National des Arts du Cirque - Lille (59) / Le festival des Sept Collines – Association Les Films de l’Imparfait - St Etienne (42) / Itinéraires Bis (Association de développement culturel et artistique des Côtes d’Armor) - Saint Brieuc (22) / Le Fourneau - Centre National des arts de la rue - Brest (29) / Théâtre le Champ du Roy - Guingamp (22).
    Accueil en résidence : Le Firmament, théâtre de Firminy (42) en partenariat avec le Festival les 7 collines- Association Les Films de l'Imparfait - St Etienne (42) / le Théâtre le Champ du Roy - Guingamp (22) / Le Fourneau – Centre National des Arts de la Rue - Brest (29) / Le Prato, Pôle National des Arts du Cirque - Lille (59).
Ce projet reçoit le soutien de la DRAC Bretagne.
     

     

    /// Elsa Guérin et Martin Palisse /// SLOW FUTUR

     
    Depuis 2000, Elsa Guérin et Martin Palisse développent ensemble un rapport singulier au jonglage, aux accents minimalistes et sensibles, et s’emploient à la création d’objets artistiques interrogeant son potentiel théâtral et chorégraphique, questionnant conjointement écriture et dramaturgie pour le cirque aujourd’hui.
    Ils ont créé ensemble plusieurs pièces, diffusées en France et à l’étranger (Corée du sud, Japon, Pérou, Argentine, Allemagne, Slovaquie, Slovénie, Colombie, Brésil) et mis en scène à plusieurs reprises le couple et le drame humain en général, dans des tonalités parfois burlesques et parfois plus tragiques (Dans quel sens ?, Skratch, Une nuit sur Terre, BODYnoBODY, SomeBODY, POST, BLIND / Action, Still life).
    Plusieurs de leurs créations ont été le fruit d’une collaboration avec des artistes venant du cirque, de la danse, du théâtre ou de la musique (Philippe/Phia Ménard, Johanny Bert, Hélène Ninérola, Hervé Diasnas, Romuald Collinet…), dans une volonté d’ouverture, de partage et d’enjeux renouvelés.
    Depuis la création de POST (prix du festival FIL 2013 à Rio de Janeiro), Elsa Guérin et Martin Palisse sont auteurs, interprètes, metteurs en scène, chorégraphes, scénographes, signant aussi lumière et costumes, dans la volonté, et la nécessité, de créer un univers totalement personnel et sans concession.
    Outre leurs créations, ils développent une sensibilisation à la création contemporaine en cirque (travaux en cours, discussions…) et une transmission importante de leur pratique (ateliers et stages jonglage - corps - objet - espace…).
     
    Poursuivant une vision du potentiel chorégraphique, dramatique et poétique du jonglage et de l'acte physique, Slow futur met en scène deux humains et une manière de faire corps et d’être ensemble face à l’avancée inexorable du temps.
    Sur un tapis roulant de 8m de long, le couple tente l’unité face à ce mouvement puissant qui les emporte, pour échapper à une ultime et inéluctable solitude, porté par une musique originale du groupe Zombie Zombie, ludique, progressive et envoûtante.
    Métaphore de la fuite du temps, le tapis roulant, à la fois dispositif scénographique et agrès de cirque, capable de transporter des corps immobiles, de produire une immobilité en mouvement, devient aussi le sujet d’une curieuse écriture chorégraphique à la fois verticale (le jonglage) et horizontale (le déplacement).
    Contraints par l’espace, les deux jonglent, marchent et se meuvent ensemble, façonnant postures et déplacements, entre union et désunion, déconstruction du mouvement jonglé, jeux de synchronisation, corps en côte à côte, regards dans une même direction, répétitions et déclinaisons de motifs… questionnant la proximité entre cirque et théâtre physique, et, par le jeu entre mouvement mécanique et dimension dramatique, la condition humaine dans ce qu’elle a de machinal et en même temps de vivant.
    Slow futur met en scène le rapport de tension entre une machine de métal et deux êtres avançant obstinément ensemble en prise avec un certain risque, transcendant la mise en scène du couple, comme plus petit dénominateur du concept de groupe, pour atteindre à un propos plus universel sur le drame humain.
    Entre ralentis hypnotiques et accélérations puissantes, Slow futur déroule une montée en puissance progressive, immergeant acteurs et spectateurs dans une expérience physique du son et de la lumière.
     
    Production Cirque Bang Bang I Production déléguée Le Sirque Pôle National des Arts du Cirque de Nexon en Limousin I Coproduction Festival Mettre en scène - Théâtre National de Bretagne, Rennes ; Le Carré Magique de Lannion-Trégor Pôle national des arts du cirque en Bretagne ; La Verrerie d’Alès Pôle national cirque Languedoc-Roussillon ; Le Sirque Pôle national des arts du cirque de Nexon en Limousin; Sémaphore scène conventionnée à Cébazat ; La Maison des jonglages scène conventionnée jonglage(s) à La Courneuve ; Théâtre de Cusset scène conventionnée cirque ; La Cité du cirque Pôle régional des arts du cirque au Mans  I Soutiens Ministère de la Culture et de la Communication, Conseil Régional d'Auvergne, Conseil général du Puy de Dôme et Ville de Cébazat.  Avec le soutien du Fonds SACD Musique de Scène. 
     

    /// Joris Lacoste /// SUITE N°2

    Joris Lacoste, né en 1973, vit et travaille à Paris. Il écrit pour le théâtre et la radio depuis 1996, et réalise ses propres spectacles depuis 2003. Il a créé 9 lyriques pour actrice et caisse claire en 2005 avec Stéphanie Béghain, puis Purgatoire au Théâtre national de la Colline en 2007, dont il a également été auteur associé. De 2007 à 2009 il a été co-directeur des Laboratoires d’Aubervilliers.
    Empruntant à la littérature, au théâtre, aux arts visuels, à la musique, à la poésie sonore, son travail revendique une forte dimension de recherche. Il a ainsi initié deux projets collectifs : W (depuis 2003, en collaboration avec Jeanne Revel) qui étudie l’action en représentation et produit notamment les Jeux W ; et l’Encyclopédie de la parole (depuis 2007), qui explore transversalement les formes orales, et a donné lieu en 2009 au spectacle Parlement puis, à partir de 2013, à la série des Suites chorales. Par ailleurs, il s’intéresse depuis 2004 aux possibles usages artistiques de l’hypnose au sein d’une activité qu’il a baptisée « hypnographie » : il a produit dans ce cadre plusieurs pièces, dont Le vrai spectacle, présenté au Festival d’Automne en 2011 et au Centre Pompidou en 2012, ainsi que l’exposition 12 rêves préparés à la galerie gb agency.
     
     
    La deuxième des Suites chorales de l’Encyclopédie de la parole orchestre des paroles qui, chacune à sa façon, ont un effet dans le monde. Des paroles qui sont des actions. Des paroles qui font du bien et des paroles qui font peur. Des paroles qui se battent, souffrent, espèrent, se réjouissent, se révoltent, se rassurent. Des paroles qui dansent et des paroles qui font l’amour. Des paroles qui décident, qui menacent, qui condamnent, qui tuent. Des paroles qui rassemblent et des paroles qui séparent. Des paroles qui disent merci. Des paroles qui demandent pitié. Des paroles qui refusent. Des paroles données, des paroles tenues, des paroles trahies. Des paroles en crise, des paroles en dette, des paroles en panique, des paroles en lutte. Des paroles qui tranchent et des paroles qui tournent autour du pot. Des paroles habillées en Versace et des paroles toutes nues. Des paroles qui mettent les pieds dans le plat. Des paroles qui se taisent quand il n’y a plus rien à dire. Des paroles qui jouent leur vie. Des paroles qui s’envolent et disparaissent au-dessus de l’océan.
    Toutes ces paroles sont réelles : chacune d’entre elles a été prononcée un jour quelque part dans le monde et collectée par l’Encyclopédie de la parole. Elles se rencontrent pour la première fois dans ce spectacle, portées par un quintette d’interprètes exceptionnels, composées par Joris Lacoste et harmonisées par le compositeur Pierre-Yves Macé
     
    Production : Échelle 1:1 (compagnie conventionnée par le ministère de la Culture et de la Communication / DRAC Ile-de-France).
    Coproduction : T2G Théâtre de Gennevilliers / Festival d’Automne à Paris, Asian Culture Complex – Asian Arts Theater Gwangju, Kunstenfestivaldesarts (Bruxelles), Théâtre Vidy-Lausanne, Steirischer Herbst Festival, Théâtre National Bordeaux-Aquitaine, Théâtre Universitaire de Nantes, Parc de la Villette-résidence d’artistes (Paris), Théâtre Agora-Seinendan et l’Institut Français du Japon. Avec le soutien de L’Usine et de l’Institut Français. Suite n°2 est co-produite par NXTSTP avec le soutien du Programme Culture de l’Union Européenne (en cours).
     
     

     

    /// Emily Loizeau /// RUN, RUN, RUN Hommage à Lou Reed

    Chanteuse et compositrice franco-britannique, Emiliy Loizeau sort son premier album sous le label indépendant Fargo en 2006. En 2008, elle signe Pays sauvage, album auquel Herman Düne, Moriarty, Thomas Fersen, Nina Morato ou encore Olivia Ruiz ont collaboré. Elle remporte alors le prix Constantin la même année et se produit à l’Olympia à Paris. Au printemps 2010, elle participe avec deux chansons (Black bird et Quelle étrange nature) à la pièce d’Aristophane représentée à la Comédie-Française, dans une traduction et mise en scène d’Alfredo Arias. Son dernier disque, Mothers & Tygers, très attendu, est sorti en 2012.

    Emily Loizeau offre aujourd’hui un concert lecture original en hommage à l’artiste. Elle prend à bras le corps la légende Lou Reed et partage avec le public son amour pour cette musique. Son inspiration : Traverser le feu.
    Soit l’intégrale de ses chansons, parues aux éditions du Seuil, quelques mois avant sa disparition, trente albums du Velvet Underground ainsi que de derniers textes pas encore enregistrés. Accompagnée par la comédienne Julie-Anne Roth et par le guitariste Csaba Palotaï, elle joue de l’harmonium et du piano et recrée sur le plateau l’univers Velvet. Des vidéos projections rappellent le travail d’Andy Warhol mené au coeur de la Factory. Producteur des Velvet au début de l’aventure, il fabrique des films du groupe qu’il projette pendant leurs concerts. Ces expériences underground donnent naissance au spectacle Exploding Plastic Inevitable, dans lequel Warhol, leur protecteur, mêle vidéos, musique et performances artistiques. Le groupe d’artistes s’est progressivement ouvert et leur influence n’a depuis cessé de croître. 
Emily Loizeau use de sa voix douce et puissante pour faire revivre leur âme et la foi Lou Reed.
     
     

    /// Phia Ménard, Compagnie Non Nova /// BELLE D'HIER

     
    Fondée en 1998 par Phia Ménard avec l’envie de porter un regard différent sur l’appréhension de la jonglerie, de son traitement scénique et dramaturgique. « Non nova, sed nove » (Nous n’inventons rien, nous le voyons différemment) en est un  précepte fondateur.
    Elle regroupe autour de ses projets pluridisciplinaires des artistes, techniciens, penseurs d’horizons et d’expériences divers. Ce n’est pas un collectif mais une équipe professionnelle dont la direction artistique est assurée par Phia Ménard.
    2008, début du processus de recherche « I.C.E. » pour Injonglabilité Complémentaire des Eléments.
    Création de « P.P.P. », premier travail autour de la matière « Glace » et sur le thème de l’identité aux Subsistances de Lyon.
    Création de la performance « L’après-midi d’un foehn Version 1 », en novembre 2008 au Muséum d’Histoire Naturelle de Nantes, dans le cadre de la Fête des Sciences.
    2010, la Compagnie répond à la commande du Festival d’Avignon et de la SACD pour les « Sujets à vif » et crée la performance « Black Monodie » avec le poète sonore Anne-James Chaton.
    2011, second cycle autour du processus « I.C.E. » avec les « Pièces du Vent », création de « L’après-midi d’un foehn » et « VORTEX » à la Comédie de Caen, centre dramatique national de normandie.
    Invitation de la Compagnie au Festival Montpellier Danse.
    2013, tournées des « Pièces du Vent » et reprise de « P.P.P. ». La Fondation BNP Paribas devient mécène de la Compagnie.
    2014, la Compagnie Non Nova / Phia Ménard devient artiste associée à l’Espace Malraux Scène nationale de Chambéry et de la Savoie pour quatre années.
    2015, début de création des « Pièces de l’Eau et de la Vapeur ».
     
    Devant vous  s’installe un tableau. Une scène d’un bal figé de « carapaces» congelées aux formes humaines. Des femmes, des hommes, des couples, des enfants devenus des  icônes… un cérémonial à la beauté éphémère, laissant place à une chorégraphie de décomposition
    Belle d’hier est le ballet des désirs, ceux des « princesses et des princes », un imaginaire des parures et des apparats. Un conflit entre l’humain, le temps, les larmes froides d’une fonte et ses croyances. C’est de l’idéalisation de l’autre, du «sauveur » dont il est question.
    Gisent là, nos corps, le vôtre, le mien, enrobés, moulés, nous nous regardons nous transformer. De la « beauté » à l’amas de lambeaux de tissus, ce sont nos corps, nos idéaux, nos cellules au front du temps. L’envie d’éternité est une lutte sans fin.
     
    Production exécutive : Compagnie Non Nova.
    Résidence et coproduction : Espace Malraux, Scène Nationale de Chambéry et de la Savoie, la Brèche, Pôle National des Arts du Cirque de Basse Normandie / Cherbourg-Octeville, le Carré, Scène nationale de Château-Gontier.
    Coproduction : Festival Montpellier Danse 2015, Théâtre de la Ville – Paris, le lieu unique, scène nationale de Nantes, Le Grand T, scène conventionnée de Loire-Atlantique, Le Quai – Forum des Arts Vivants – Angers, Théâtre d’Orléans, scène nationale, La Criée - Théâtre national de Marseille, Théâtre Les Treize Arches, scène conventionnée de Brive-la-Gaillarde, La Verrerie, Pôle National des Arts du Cirque Languedoc Roussillon – Alès, Le Théâtre, scène nationale de Saint-Nazaire – Maillon, Théâtre de Strasbourg – Scène européenne, TJP Centre Dramatique National d’Alsace-Strasbourg, le Grand R, scène nationale de La Roche-sur-Yon.
    Avec le soutien du Théâtre de Cornouaille, scène nationale de Quimper, Scène Nationale de Sète et du Bassin de Thau, Le Cratère, scène nationale d’Alès, Les Quinconces-L’espal théâtres, scène conventionnée danse Le Mans.
    Avec le soutien technologique de JF Cesbron, fournisseur de solutions globales de services dans les domaines frigorifiques, thermiques et énergétiques.
    La Compagnie Non Nova est conventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC des Pays de la Loire, le Conseil Régional des Pays de la Loire, le Conseil Général de Loire-Atlantique et la Ville de Nantes. Elle reçoit le soutien de l’Institut Français et de la Fondation BNP Paribas.
    En 2014, la Compagnie Non Nova / Phia Ménard est devenue artiste associée à l’Espace Malraux Scène Nationale de Chambéry et de la Savoie pour quatre années.
     

     

    /// Franck Micheletti, compagnie Kubilai Khan /// BIEN SÛR LES CHOSES TOURNENT MAL

     

    Demain est-il déjà quelque part ? Où se trouve-t-il alors ? Où sommes-nous ? Où en sommes-nous ? Sur quelles fictions vivons-nous ? Demain est déjà maintenant et nous ne sommes déjà pas certains de notre maintenant. Alors en quels termes allons-nous parler de l’avenir qui nous attend ?
Peut-être en rassemblant quelques affaires : des récits, des idées sensibles, des nouvelles façons d’agencer des matières, des nouvelles images, de la joie, de la colère, de la mémoire, des déplacements qui provoquent le jeu collectif sans demander à une théorie des principes à suivre. BIEN SUR, LES CHOSES TOURNENT MAL regarde la place démesurée que le capitalisme est venu prendre dans nos vies. Dans ce monde tout ce qui est profitable doit avoir lieu. Règle d’une clarté expéditive. Contre cette forme capitaliste qui contamine nos subjectivités et nous impose codes, catégorisations, classements et programmes. Contre ce quadrillage systématique et contre les pouvoirs et leur miniaturisation. Le chaos agit comme une entaille, une fissure qui ruine nos constructions ordonnées. Notre recherche propose non pas un territoire à explorer mais une mise en désordre à opérer. 

    Frank MICHELETTI. Chorégraphe né en 1966 en France. Il reçoit une formation de théâtre avec Jean-Pierre Raffaelli, travaille avec Hubert Colas et Isabelle Pousseur, puis décide de s’orienter vers la danse.
 En 1996, il fonde avec Cynthia Phung-Ngoc, Ivan Mathis et Laurent Letourneur, la compagnie Kubilai Khan Investigations, et signe comme directeur artistique plus de 20 œuvres chorégraphiques. Dès 2007, il développe un ensemble de projets qui intensifient la présence de la danse hors des plateaux. Le festival Constellations en est l’expression la plus complète. Les parcours constituent une autre facette de ces projets. Frank Micheletti est nommé en 2007 Artiste associé pour trois années à la Comédie, scène nationale de Clermont- Ferrand ainsi qu’à L’Arsenal de Metz pour deux ans. Au 1er semestre 2008, la compagnie s’inscrit dans le projet «Tremblay, territoire(s) de la danse”, en partenariat avec le Théâtre Louis Aragon de Tremblay en France. Après avoir été Artiste associé de 1999 à 2001 à Châteauvallon, il poursuit son étroite collaboration avec ce lieu. En 2009, il est accueilli à la Villa Kujoyama de Kyoto, en résidence de recherche et de création. Lors de la saison 2011-2012, la compagnie Kubilai Khan a été en résidence au théâtre Paul Eluard de Bezons, puis à Bandung en 2014.

    PRODUCTION : Kubilai Khan investigations
    COPRODUCTIONS : Théâtre des Salins,scène nationale de Martigues
 CDC Atelier de Paris-Carolyn Carlson
Centre chorégraphique national de Tours / direction Thomas Lebrun (dans le cadre de l’accueil studio) Le Pôle arts de la scène - Friche belle de Mai
    ACCUEIL EN RESIDENCE : CNCDC Châteauvallon
Centre Chorégraphique National de Tours CDM Martigues
CDC Atelier de Paris-Carolyn Carlson
     

    kubilai-khan-investigations.com

     

    /// NUIT BLANCHE /// Samedi 3 octobre

     
     
         « La 14e édition de Nuit Blanche est tournée vers la question du climat, de l’environnement, en résonance avec la COP21 qui se tient à Paris et au Bourget du 30/11 au 11/12/2015. Être une ville de création, c’est aussi oser interroger des sujets en dehors de toute préoccupation consumériste. Le parcours, imaginé par José Manuel Gonçalvès, permet de réfléchir à l’avenir de façon conquérante mais aussi humaniste. J’espère que ces cheminements artistiques amèneront les spectateurs à réfléchir à ce qu’ils ont en commun. La Nuit Blanche doit être un moment de communion », déclare Anne Hidalgo lors de la présentation du programme de la Nuit Blanche 2015 au Centquatre, le 14/09/2015.

    « Aux lisières de Paris, nous voyons déjà la ville se réinventer et ce, en dehors de toute considération politique. C’est pourquoi j’ai choisi d’installer les œuvres au Nord-Ouest et Nord-Est dans des endroits que les Parisiens vont découvrir : le tunnel de la Petite ceinture dans le 17e, la gare Rosa Parks dans le 19e, et pour la première fois une installation du “IN” est située au-delà du périphérique à Aubervilliers », précise José-Manuel Gonçalvès, directeur artistique de la manifestation.

    Intitulée « Atmosphère ?… Atmosphère ! », la 14e Nuit Blanche se déroulera le 03/10/2015. Elle réunira notamment des œuvres de Zhenchen Liu, Stéphane Ricordel ou Félicie d’Estienne d’Orves et Julie Rousse. Une installation restera pérenne dans le cadre du projet « Les œuvres d’art investissent la rue », l’un des gagnants de l’initiative « Paris budget participatif », lancé par la Ville de Paris en 2014. Il s’agit de « Maison de Fond » de l’artiste argentin Leandro Erlich sur le parvis de la gare du Nord.

    /// Olivier Saillard /// MODELS NEVER TALK

    Olivier Saillard est Directeur du Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris
    Il a été conservateur au musée de la Mode de Marseille à partir de 1995, puis responsable des expositions mode au musée des Arts décoratifs de 2002 à 2010
    Il a pris la direction du Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris, en 2010. Il mène le chantier de rénovation et réouvre le musée en septembre 2013 avec la rétrospective Alaïa.
    Il a été le commissaire de nombreuses expositions, en France et à l’étranger, notamment Alaïa, Paris Haute couture, Madame Grès, Christian Lacroix, Sonia Rykiel, Yohji Yamamoto, Andy Warhol et la mode.
    Dans le cadre du Festival d’Automne, en 2012, il donne à guichets fermés plusieurs représentations deThe Impossible Wardrobe, une performance avec Tilda Swinton ; en 2013, The Eternity Dress toujours avec Tilda Swinton ; puis en 2014, Cloakroom, Vestiaire obligatoire à nouveau avec Tilda Swinton.
    Il a fondé en 2003, une « maison de mode spécialisée dans l’écriture du vêtement », baptisée SOS (Saillard, Olivier Saillard). Il réalise des performances au moment des défilés couture qui réunissent –sur invitation–personnalités et journalistes du monde de la mode.
    Il est l’auteur de plusieurs livres sur la mode et de poèmes inspirés par cet univers.
     
    Bibliographie sélective :
    Petit lexique des gestes Hermès, 2012
    Cristobal Balenciaga, collectionneur de modes, 2012
    Madame Grès, la couture à l’œuvre, 2011
    Histoire idéale de la mode contemporaine, 2009
    Christian Lacroix, histoire de mode, 2008
    Jean-Paul Gaultier-Régine Chopinot, le défilé, 2007
     
    Axelle raconte comment une robe de jersey au drapé lourd de madame Grès influença de manière définitive sa manière de défiler. Christine se souvient des séances de pose chez Claude Montana et de ses diktats qui faisaient des mannequins des esquisses au garde à vous  de la mode. Claudia rappelle le choc que furent les robes asymétriques et trouées de Comme des Garçon et l’allure guerrière, sans talons qu’on leur demandait d’afficher. Charlotte se remémore  la robe entravée de Galliano avec laquelle elle avançait avec peine. Qu’il s’agisse de Sonia Rykiel ou de Christian Lacroix, Anne simule les vêtements qui accompagnaient sa démarche nonchalante.  Amalia en quelques gestes choisis se drape dans le souvenir d’une robe Yves Saint Laurent. Violeta avoue avoir négocié secrètement en atelier les retouches d’une robes que Saint Laurent refusa. Elle suit aussi les mouvements arrêtés d’une photographie de Newton…
    La scène est le reflet d’un backstage tel qu’on en trouve de l’autre côté des podiums des créateurs Mais de vêtement il n’y a plus. La mode est ici réduite à l’état de cendre et de souvenir. Les mains qui bouclent une ceinture évanouie, qui lacent un corset dissout restituent l’œuvre au carbone d’un couturier. Les bras qui s’enveloppent d’un manteau disparu, qui drapent une étole en fumée évoquent la réalité d’un corps qui fut sous l’emprise de vêtements cages. La parole, celle que l’on interdit dans le cadre des défilés fait office ici de garde-robe.  
    Elle incarne le velours ou la mousseline nostalgique. Les gestes qui l’accompagnent servent de motifs et d’imprimés. Sous ces artifices nus, jaillit une écriture. Celle en mouvement d’un modèle pétrie du regard du couturier ou du photographe qu’elle inspira. 
     
    OLIVIER SAILLARD
    Pour MODELS NEVER TALK
    24.03 .2015

     

    /// Liz Santoro et Pierre Godard /// RELATIVE COLLIDER

     

    Pierre Godard et Liz Santoro collaborent étroitement depuis plusieurs années.
    Chorégraphe et danseuse américaine, Liz Santoro se forme à la Boston Ballet School puis étudie les neurosciences à Harvard. Elle travaille comme interprète pour de nombreux chorégraphes dont Alexandra Bachzetsis, Philipp Gehmacher, Trajal Harrell, Heather Kravas, Eszter Salamon & Christine de Smedt, David Wampach et Ann Liv Young. 
    Ingénieur de formation, Pierre Godard a travaillé, après un début de carrière dans la finance, au théâtre comme technicien, assistant de l’éclairagiste, accessoiriste, régisseur, assistant à la mise en scène et metteur en scène. Après l'obtention d'un master en Traitement Automatique du Langage Naturel à la Sorbonne Nouvelle, il viens d'entamer une thèse au LIMSI-CNRS qui porte sur la modélisation probabiliste d'alignements utilisés notamment en traduction automatique. 
    Leur travail, qui examine les rôles performatifs de l’attention et du regard, a été présenté par Movement Research à la Judson Church, Danspace Project à St Marks Church, The Chocolate Factory Theater, Dance Theater Workshop et le Museum of Arts and Design à New York mais aussi le Théâtre de Vanves et l’Atelier de Paris - Carolyn Carlson, le Centre Pompidou-Metz, ainsi que les festivals Actoral, Impulstanz, Entre Cour et Jardins, et American Realness. Leur pièce Watch It, dans la version présentée au Museum of Arts and Design à New York, a reçu un Bessie Award en 2013. Leur travail a été soutenu par la DRAC Ile-de-France, par FUSED, et par la Jerome Foundation.
     
    Relative Collider est une machine qui donne à voir, mesurer, quantifier, échanger, éprouver de l’information entre des systèmes nerveux. Comme les grands anneaux accélérateurs de particules, sa structure ne vaut qu’en tant qu’elle permet de réaliser une expérience et d’en tirer certains résultats.
    Relative Collider travaille sur une physique de l’attention, une collision de regards. Nous voulons savoir pourquoi, nous voulons savoir comment, et nous voulons vous montrer ce que nous savons. Nous nous imitons mutuellement pour nous imiter nous-mêmes, pour montrer ce qui n’a pas été montré. Nous avons confiance en vous autant qu’en notre ignorance.
    Relative Collider cherche le point de contact entre le mouvement et le texte, lorsqu’ils ont pour seul objet leur propre performance devant témoins. Atomes soumis à différents champs de forces, recombinés en molécules qui précipitent ou se dissolvent sous le regard du spectateur. Chimie organique. À travers une pratique en mouvement de l’attention, parallèlement à l’étude de notre expérience du temps conditionnée par l’attention, nous cherchons à décrire, explorer et manipuler les effets réciproques de différentes vagues d’énergie, de son, et d’attention. Dans sa tentative de comprendre les lois physiques de notre présence les uns aux autres, Relative Collider met en question ce qui est échangé, créé et défait dans l’acte de performer et dans l’acte d’observer.

    Co-production L'Atelier de Paris–Carolyn Carlson, Théâtre de Vanves-Scène conventionnée pour la danse, The Chocolate Factory, Abrons Arts Center, avec le soutien de FUSED (French US Exchange in Dance), la DRAC Île-de France, le Centre National de la Danse, le Point Ephémère, et le festival ImPulsTanz

    lizsantoro.org

     

    /// Vincent Thomasset /// LETTRES DE NON MOTIVATION

     
    Après des études littéraires à Grenoble, il cumule plusieurs petits boulots puis travaille en tant qu’interprète avec différents metteurs en scène dont Pascal Rambert. En 2007, il intègre la formation Ex.e.r.ce (Centre Chorégraphique National de Montpellier), point de départ de trois années de recherches. Dans un premier temps, il travaille essentiellement in situ, dans une économie de moyens permettant d’échapper, en partie, aux contraintes économiques. Il accumule différents matériaux et problématiques à la fois littéraires, chorégraphiques et plastiques, lors de performances en public. Il écrit alors un texte qu’il utilise à différentes reprises, dont le titre, à lui seul, résume la démarche de cette période : Topographie des Forces en Présence. Depuis 2011, il produit des formes reproductibles en créant notamment une série de spectacles intitulée La Suite dont les deux premiers épisodes (Sus à la bibliothèque ! et Les Protragronistes) ont été créés dans le cadre du festival Artdanthé -Théâtre de Vanves. En 2013, création de Bodies in the Cellar, puis Médail Décor en 2014, troisième épisode de la série. En 2015, il crée une adaptation pour la scène des Lettres de non-motivation de Julien Prévieux.
    Au départ, un protocole simple, Julien Prévieux, artiste plasticien, répond à des offres d’emploi par la négative. En jouant avec ce qui l’entoure, il met à jour les rapports de force, les mécanismes à l’œuvre entre celui qui cherche du travail et ceux qui en offrent. Chaque individu ayant été, à un moment donné, confronté au processus de recherche d’emploi, le pouvoir cathartique de ces lettres opère immédiatement : le lecteur peut à la fois se projeter dans les différents personnages et postures qu’elles contiennent, mais également s’identifier à l’artiste en train d’écrire ces lettres de non-motivation.

    Si le projet de Julien Prévieux touche un large public, c’est notamment grâce à un formidable travail sur le langage : qu’il tende vers une hyper-écriture ou des oralités aux textures diverses, ces motifs littéraires hétérogènes constituent un véritable terrain de jeux qui devront trouver différents types de résolution sur le plateau. Nous étudierons les mécanismes à l’œuvre lors d’une lecture, comment ils peuvent être modifiés en fonction de leur nature (roman, discours, poésie, article théorique, etc.) et selon le contexte (lire pour soi, raconter une histoire, lire en public, etc.). Nous observerons quand et comment il est possible d’incarner ces lettres ou, au contraire, de les faire entendre.

    production : Laars & Co
production déléguée : Latitudes Prod.
Coproduction (en cours) : le phénix scène nationale Valenciennes, Festival d’Automne à Paris, Théâtre de la Bastille - Paris, La Bâtie - Festival de Genève, Théâtre Garonne - scène européenne - Toulouse, la Passerelle Scène Nationale de Saint-Brieuc, Les Spectacles vivants - Centre Pompidou, Le GRAND SUD Lille, avec la par- ticipation artistique du Jeune Théâtre National.
Ce spectacle a été répété au Théâtre de la Bastille et a bénéficié de son soutien technique.
Avec le soutien du CENTQUATRE-PARIS, du Centre Culturel Suisse-Paris.
Avec le soutien d’Arcadi Île-de-France, de la DRAC Ile-de-France / Ministère de la Culture et de la Communica- tion
remerciements : Ilanit Illouz, Lise Leclerc, Anne Lemoine, l’ensemble des personnes qui ont postulé aux audi- tions

     

     

    /// Gisèle Vienne /// THE VENTRILOQUIST CONVENTION

     

    Née en 1976, Gisèle Vienne est une artiste, chorégraphe et metteur en scène franco-autrichienne. Après des études de philosophie et de musique, elle se forme à l’Ecole Supérieure Nationale des Arts de la Marionnette où elle rencontre Jonathan Capdevielle et Etienne Bideau-Rey, avec qui elle crée ses premières pièces. Elle travaille depuis régulièrement avec, entre autres collaborateurs, les écrivains Dennis Cooper et Catherine Robbe-Grillet, les musiciens Peter Rehberg et Stephen O'Malley, l’éclairagiste Patrick Riou et le comédien Jonathan Capdevielle.
    Depuis 2004, elle a chorégraphié et mis en scène I Apologize (2004), Une belle enfant blonde / A young, beautiful blonde girl (2005), Kindertotenlieder (2007), Jerk, un radiodrame dans le cadre de l’atelier de création radiophonique de France Culture (2007), une pièce Jerk (2008), This is how youwilldisappear (2010), LAST SPRING : A Prequel (2011) et The Pyre (2013).
    En 2009, elle crée Eternelle Idole, pièce pour une patineuse artistique et un comédien. Elle réécrit Showroomdummies avec Etienne Bideau-Rey en 2009, puis ils travaillent à nouveau à sa réécriture en 2013 pour le Ballet de Lorraine.
Depuis 2005, elle expose régulièrement ses photographies et installations.
    Elle a publié un livre+ CD JERK / ThroughTheirTears en collaboration avec Dennis Cooper, Peter Rehberg et Jonathan Capdevielle aux Editions DISVOIR en 2011 et un livre, 40 PORTRAITS 2003- 2008, en collaboration avec Dennis Cooper et Pierre Dourthe, aux Editions P.O.L en février 2012. Actuellement, Gisèle Vienne travaille à l'élaboration de ce projet avec le Puppentheater-Halle et à la mise en place de deux expositions, une première pour septembre 2015 au Centre d'Art Contemporain de Genève et une seconde pour 2016 au FRAC Alsace. Elle prépare également une interprétation du Château de Barbe-Bleue de Bélà Bartok pour 2017 à la Monnaie-Bruxelles.
     

    Chaque année se tient dans le Kentucky la plus grande rencontre internationale de ventriloques. Inspirée par cet évènement, “The Ventriloquists Convention” est la reconstitution fictionnelle d’une convention de ventriloquie. Avec une apparente simplicité, celle-ci va se déployer à l’instar d’une partition, construite à partir des voix multiples des protagonistes trahissant la psychologie complexe de chacun d’entre eux par la mise en évidence des différentes strates du dialogue. Ainsi, ce qui est dit, pensé, ce qui émane de l’inconscient, les sous-textes et les non-dits, s’expriment, du fait même de ce contexte, naturellement à voix haute, interprétés par le ventriloque, sa marionnette ou sa voix intérieure. Une dramaturgie se développe, reflétant tout à la fois la folie et la normalité de ces échanges et transforme des rapports apparemment simples en un labyrinthe psychologique

    Production Puppentheater, Halle et DACM (Halle / Saale & Strasbourg)

     

    Timetable

    Spectacles du 5 au 7 Octobre

     

    Théâtre National de La Colline -  Stéphane Braunschweig, Les Géants de la montagne - 3 et 10 Octobre, 20h30 (surtitré en anglais). Plus d'infos ici

    Théâtre de la Ville - Emmanuel Demarcy Mota, Le Faiseur - 6 et 7 Octobre, 20h30. Plus d'infos ici

    Théâtre de la Ville - David Lescot, J’ai trop peur - 5 Octobre, 10h et 14h30 / 7 Octobre, 15h. Plus d'infos ici

    Théâtre Ouvert - Rodolphe Congé, L’Incroyable matin suivi de Jour, 6 et 7 Octobre, 19h. Plus d'infos ici

    Théâtre de la Bastille - Noé Soulier, Removing Dates - du 12 au 16 Octobre, 21h. Plus d'infos ici

    Théâtre Nanterre Amandiers - Cie Yan Duyvendak, Sound of Music - 6 et 7 Octobre, 20h30. Plus d'infos ici

    Théâtre Rutebeuf - Didon et Énée, Le Crocodile Trompeur - 5 et 6 Octobre.

    Théâtre de la Foudre (Petit-Quevilly, Haute Normandie) - David Bobée / Sébastien d’Hérin, DIOS PROVEERÀ - 7 Octobre, 20h. Plus d'infos ici

  • Olga Archanskaia Committee for Culture Saint Petersbourg Russie
  • Ivan ESTEGNEEV Festival Diversia Russie
  • Luca Dini Centro Sperimentazione E Ricerca Teatrale / Teatro della Toscana Italie Site web
  • Tiago Guedes Teatro Municipal do Porto Portugal Site web
  • Bruno Isakovic Domino/Sounded Bodies Croatie Site web
  • Rainer Hofmann SPRING Festival Utrecht Pays-Bas Site web
  • Mark Murphy REDCAT États-Unis Site web
  • Martin Faucher Festival Transamériques Canada Site web
  • Lane Czaplinski On the Boards États-Unis Site web
  • Rima Abdul-Malak Services Culturels - Ambassade de France à New-York États-Unis
  • Anne-Lorraine Vigouroux Institut français de Belgrade Serbie
  • Jean-Marc Diebold IFA Bureau du théâtre et de la danse et du cirque Allemagne Site web
  • Aleksandra Delic Bitef festival Serbie Site web
  • Silvija Stipanov Studentski centar u Zagrebu & Ganz novi festival Croatie Site web
  • Luc Gerardin Mad House Finlande Site web
  • Raul-David Martinez-Gili Institut Ramon Llull France Site web
  • Frauke Niemann Fabrik Potsdam Allemagne Site web
  • Marion ECALLE KIBLOS / Théâtre Sanchez Aguilar France
  • Pedro de Freitas Periplo Produções Brésil Site web
  • Jacqueline de Castro Focus Peforming Arts Brésil
  • Wen Wen Hermark Culture Chine Site web
  • Cristina Grande Serralves Portugal Site web
  • Gustavo Schettino Indépendant France
  • Ben Pryor American Realness / tbspMGMT États-Unis Site web
  • Syhem Belkhodja Tunis Capitale de la Danse Tunisie Site web
  • Sven Till fabrik Potsdam & Potsdamer Tanztage Allemagne Site web
  • Mark Lawes Theatre Junction Canada Site web
  • Tavares Aida Teatro São Luiz Portugal Site web
  • Vieira Luis Tarumba - FIMFA Festival Portugal Site web
  • Edoardo Donatini Contemporanea Festival - Teatro Metastasio Italie Site web
  • Daphne Wang National Kaohsiung Center for the Arts (Weiwuying) Taïwan Site web
  • Dana LIU CPAA Entertainment Shanghai, Da Ning Theatre Chine
  • Carla Camurati RIO 2016™ ORGANISING COMMITTEE FOR THE OLYMPIC AND PARALYMPIC GAMES Brésil
  • Magda Bizarro Teatro Nacional D. Maria II Portugal Site web
  • Sofia Campos Teatro Nacional D. Maria II Portugal Site web
  • Miki Braniste Festival Temps d`images Cluj Roumanie Site web
  • LINDA DI PIETRO terni festival Italie Site web
  • Giuseppa Salidu Sardegna Teatro Italie Site web
  • Jian Ruan Beijing Xinchan Performing Arts Co.,Ltd Chine
  • Keni Kurniasari Soeriaatmadja NuArt Sculpture Park Indonésie Site web
  • Alexander Zeldin Birmingham Rep Royaume-Uni Site web
  • Sankar Venkateswaran International Theatre Festival of Kerala Inde Site web
  • Mojca Jug Bunker Ljubljana, Mladi levi festival Slovénie Site web
  • Jing Wang Hybridités France-Chine, 1.2.3...Festival international du théâtre corporel en Chine France
  • Georgia Tramacere Koreja Theatre Italie Site web
  • Jörg Vorhaben Staatstheater Mainz Allemagne Site web
  • Fernando Zugno Festival Porto Alegre em Cena Brésil Site web
  • Audronis Imbrasas Lithuanian Dance Information Centre / Vilnius Festivals Lituanie Site web
  • omar elerian Bush Theatre Royaume-Uni Site web
  • Gbolahan Obisesan Young Vic Royaume-Uni
  • Chao SONG Opératrice Indépendante France
  • Sergio Bacelar event Brésil Site web
  • Mr.Chaiyaporn Leelaporn Performing Arts Thaïlande Site web
  • Márcia Duarte Cena Contemporânea Brasilia Brésil Site web
  • Francesca Corona Short Theatre Italie Site web
  • Wenni Peng Beijing Xinchan Performing Arts Center Chine
  • Ziru Zheng Beijing Xinchan Performing Arts Center Chine
  • Xiaohan Qian Beijing Xinchan Performing Arts Center Chine
  • Geoliane Arab Metro al Madina Liban Site web
  • Hiromi Ozaki Kurume CityPlaza Theatre Japon
  • Omar Rajeh BIPOD Festival Liban
  • Rachel Healy Adelaide Festival Australie Site web
  • omar abi azar Zoukak theatre company and cultural association Liban Site web
  • Yukako Ogura Kyoto Experiment: Kyoto International Performing Arts Festival Japon Site web
  • Ening Nurjanah Komunitas Salihara Indonésie Site web
  • Zvonimir Dobrovic Queer Zagreb Croatie Site web
  • Peter Taub Museum of Contemporary Art Chicago États-Unis Site web
  • Norman Armour PuSh International Performing Arts Festival Canada Site web
  • Augusto Techera Intendencia de Montevideo - Cultura Uruguay Site web
  • Virve Sutinen Tanz im August Allemagne Site web
  • Ion Leonida Horia Caramitru Théatre National de Bucarest Roumanie Site web
  • Rachel Clare Crying Out Loud Royaume-Uni Site web
  • Francesca Manica Romaeuropa Festival Italie Site web
  • Natalia Bonilla Temporadas cruzadas Colombia-Francia 2017 Colombie
  • Maria Victoria de Robayo Temporadas cruzadas Colombia-Francia 2017 Colombie
  • Thomas Kriegsmann New York Live Arts États-Unis Site web
  • Waman Kendre National School of Drama India Inde Site web
  • Annelie Gardell Dansens Hus Suède Site web
  • Silvio Bento Sesc/RS Brésil Site web
  • Ivona Filipovic-Grcic Eurokaz Croatie Site web
  • Piotr Gruszczynski Nowy Teatr Pologne Site web
  • Joe Sidek George Town Festival Malaisie Site web
  • Lisa Ffrench Carriageworks Australie Site web
  • Christophe Chavagneux Institut Français de Colombie Colombie
  • José Luís Ferreira Antunes Fidalgo Unipessoal Portugal
  • Undine Adamaite "Dienasmediji", "Culture Day" Lettonie
  • Silvia Fanti XING / Live Arts Week Italie Site web
  • Patrice Pauc Alliance française Porto Alegre Brésil Site web
  • Gigi Cristoforetti Torinodanza Festival Italie Site web
  • Kristof Blom CAMPO Belgique Site web
  • Cristina Becker Atos de Fala Brésil Site web
  • Jurga Knyviene Theatre MENS PUBLICA Lituanie Site web
  • Goda Piktyte Theatre MENS PUBLICA Lituanie Site web
  • Luca Mazzone Teatro Libero Palermo Italie Site web
  • Eric Lebas Institut français du Liban / Ambassade de France au Liban Liban Site web
  • Daniele Del Pozzo Gender Bender Festival Italie Site web
  • Carla Valles Festival Internacional Santiago OFF Chili Site web
  • Angelica Riquelme Santiago off Chili Site web
  • Gabriela Ricardes Buenos Aires Polo Circo et Centro Cultural San Martin Argentine Site web
  • Clothilde Cardinal Place des Arts Canada Site web
  • Balázs Erős MU Theatre Hongrie
  • Nadezda Alexeeva Novgorod theatre "Mali|, International Theatre Kingfestival Russie Site web
  • Tatiana Bobrova International Theatre Kingfestival Russie Site web
  • Risima Risimkin Interart Culture Centre Macédoine Site web
  • Ann-Elisabeth Wolff Euro-Szene Leipzig Allemagne Site web
  • Maria Jose De Bustos Teatro Mayor Julio Mario Santo Domingo Colombie Site web
  • Ramiro osorio Teatro Mayor Julio Mario Santo Domingo Colombie Site web
  • Diogo Miguel Sesc Palladium MG Brésil Site web
  • Cynthia Edul Panorama Sur Argentine Site web
  • Aniko Racz Sziget Festival Hongrie Site web
  • Chía Patiño Fundación Teatro Nacional Sucre Équateur Site web
  • Stéphane Labbé Tangente Canada Site web
  • Christian Watty internationale tanzmesse Allemagne Site web
  • Kris Nelson Tiger Dublin Fringe Irlande Site web
  • De Pizarro Anamarta Festival Iberoamericano de Teatro de Bogotá Colombie Site web
  • Marie Gignac Carrefour international de théâtre de Québec Canada Site web
  • Rafael Barriga Festival de Teatro Ecuador Équateur Site web
  • Francine Bernier Agora de la danse Canada Site web
  • Gomes Julia CenaCultProduções Brésil
  • Rolf Abderhalden Mapa Teatro Colombie Site web
  • Ivan Kralj Festival novog cirkusa Croatie Site web
  • Priit Raud Kanuti Gildi SAAL / Baltoscandal festival Estonie Site web
  • Diane Boucher freelance Canada
  • Arbelaez Octavio Festival Internacional de Teatro de Manizales Colombie Site web
  • Manuel José Álvarez Teatro Colón Bogotá Colombie Site web
  • Vanini Belarmino Belarmino&Partners Singapore Singapour Site web
  • Ifigenia Arellan Festival de Teatro de Caracas Venezuela Site web
  • Kwok Wan So Hong Kong Arts Festival Hong Kong R.A.S., Chine Site web
  • Matthieu Ardin Institut français d'Ukraine Ukraine Site web
  • Claudia Urdaneta Centro Cultural Chacao Venezuela Site web
  • Keng Sen Ong Singapore International Festival of Arts Singapour Site web
  • ITZIK GIULI IsraelFestival Israël Site web
  • Yi-Wei Keng Taipei Arts Festival Taïwan Site web
  • György Szabo Trafo Hongrie Site web